Homophobie : l’énigme NOUCHET, l’Express n°2812, semaine du 23 au 29 mai 2005.
16 janvier 2004, Sébastien NOUCHET, est transformé en torche humaine dans son propre jardin... L’horreur avait atteint son paroxisme. Les pouvoirs publics immédiatement interpellés, avaient promis une instruction rapide, insufflée par le président CHIRAC et le garde des sceaux Dominique PERBEN. Aujourd’hui, l’enquête est toujours ouverte... Après trois mois de coma provoqué, S. NOUCHET reconnaît ses trois agresseurs, ceux là même qui, déjà, dans son ancienne commune de résidence, l’affublait de quolibets désobligeants et l’agressant avec un tournevis. A l’époque des plaintes avaient été déposées... La cour d’appel de DOUAI condamnait l’agresseur à 6 mois de prison.
Ce même agresseur, formellement reconnu par Sébastien, mais qui a toujours nié toute implication, vient d’être relâché pour fautes de preuves, le contexte de l’affaire est des plus ambigu et le passé dépressif de S. NOUCHET refait surface.
Déjà, quand il demeurait avec son compagnon dans le sud, S. NOUCHET avait fait plusieurs tentatives d’autolyse, et des faits troublants de feux de poubelles étaient relatés par les voisins... "Chaque fois, il était dans le coin !" dit une ancienne voisine, interrogatrice. Le doute s’installe... Et si Sébastien s’était mis le feu lui-même ? Comme une seconde agression, Sébastien réfute, appuyé par sa mère qui reconnaît ses antécédents dépressifs mais qui se refuse à croire qu’il puisse être l’auteur d’un tel geste. Son agresseur, lui, avait déjà dit qu’il brûlerait bien du pédé... Que penser ? Les chiens de Sébastien, prompts à leur habitude à se faire entendre, sont restés silencieux ce jour-là ! Est-ce une raison valable toutefois pour accuser l’agressé ?
Sébastien a de nouveau écrit au président de la République, aucune réponse à ce jour ne lui est parvenue...
Je vous invite à lire l’article de l’Express très intéressant afin que, vous-même, vous puissez vous faire une idée de cette affaire. Les actes homophobes sont aujourd’hui punis... Devons-nous, pour autant, nous en contenter ?