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Yannick, 18 ans : je me sens non pas REvivre mais VIVRE

mardi 8 juillet 2003

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Situer un peu mon coming-out

Prénom : yannick
Age : 18 ans en 2003
cadre : île de la réunion
coming-out à (aux) amis, mère
réaction : plutôt bonne

Mon histoire

Bonjour à toutes et à tous, amis homos et hétéros !!!

J’ai attentivement lu les coming-out de chacun et le moment pour moi et venu de vous raconter mon histoire sur ce site que je trouve excellent !!

Il y a plus d’une semaine j’ai tout avoué à ma petite maman et maintenant je me sens non pas REvivre mais VIVRE. Tout d’abord faut resituer un petit peu le cadre ou on va rien comprendre. Je dois dire que je suis très timide et je me suis beaucoup renfermé sur moi même dès lors où je commençais à avoir cette attirance pour les garçons. Ce qui fait que des amis surtout amis « i » j’en ai pas eu énormément car être attiré par ces copains quand on a que 11-12 sa fou la trouille. C’était pas drôle tout les jours non plus me faire traiter de pédé, tapette... et sa même si je faisais pas du tout homo, du moins pour moi !!!Ces mots te reste au travers de la gorge quand au fond de toi tu sais déjà que tu es différent.

Même si côté études je me débrouillais pas trop mal, côté affectif ça allait pas du tout. D’années en années j’ai pu mettre un mot sur cette attirance, « l’homosexualité » !!!Je fouillais de dico en dico pour savoir si au fond je pouvais en guérir de ce truc là, et j’ai bien vu que non !!!Dans cette situation je savais plus quoi faire, pour moi impossible d’avouer sa à quelqu’un de peur d’être carrément mis a la rue par ma mère et être ignoré par les autres .Gros moments de déprimes souvent, sachant que peut être je ne serais jamais aimé. Aux moments où j’ai voulu en parlé je me sentais jamais le courage de le dire et puis je pleurais dans mon coin. Et puis j’ai voulu rencontrer des gens dans la même situation que moi afin d’avoir des conseils, des trucs du genre quoi. Faut dire que dans une petite île comme la Réunion c’était plutôt dur, les possibilités de rencontre sont restreintes. Après le bac j’ai commencé à aller sur net ( cadeau de maman et très utile question documentation, du plus soft au très hard), sur le chat des mecs sans ne pas avoir cette peur que les autres le sache. Vous me direz qui aurait pu le savoir que j’y allais...mais on devient parano que les autres le remarque et cela que se soit de part ta façon de te tenir ou autre...

Steeve walker - 2.9 ko
Steeve walker
coming

Faut dire que sur le chat il sont pas tous d’une oreille attentive face a tes problèmes et y en a aussi beaucoup ( trop) qui pense uniquement qu’avec ce qu’il ont dans le slip. Dieu merci ils sont pas tous comme ça et puis un jour alors que je j’attendais plus rien je rencontrai un mec ( mon copain maintenant) on a discuté près de 3 mois sur le net il m’a prêté beaucoup d’attention s’en que l’on se voit et puis je sais pas j’ai couper les ponts avec lui, la peur encore une fois, peur de ce que les autres pourrait me dire. Au fil du temps lui et moi on a repris contact et je lui ai donné mon numéro, ma confiance aussi car pas facile quand on c’est pas où on va mettre les pieds...C’est pas rien, enfin pour moi de se dire que l’on ne pourra plus revenir en arrière une fois le processus enclenché. On c’est appeler et puis on a décider de se rencontrer...Et puis, avant que je le rencontre j’en pouvais plus il fallait que quelqu’un de proche le sache. J’avais deux solutions, soit en parler à ma meilleur amie ou un cousin très proche car je savais qu’ils pouvaient tous les deux me comprendre. Le fait a voulu que mon amie soit la première au courant. Deux jours avant de rencontrer mon copain je lui ai dis ça en pleurant et lui demandant pardon et de pas me rejeter et puis elle m’a réconforter en me disant que sa changeait rien pour elle. Faut dire que j’étais étonné car quelque chose qui me prenait autant la tête pour elle passait pour quelque chose de « banal ». C’est de loin le plus difficile de mes coming out car c’est la première fois que l’on aborde le sujet avec quelqu’un d’autre et c’est vraiment l’image de la cocotte minute qui explose et ça vous libère l’esprit maintenant qu’on c’est qu’on peut en parlé avec quelqu’un de confiance ! Notre amitié c’est encore renforcée !!! J’étais bien décider a ne pas en rester là et poursuivre mon coming-out.

Et puis j’ai rencontré Willy ( c’est comme ça que se nomme mon copain) on s’est de suite plu mais on a pris le temps de discuter et maintenant on se quitte plus. Pour mon cousin ça a été moins dur mais j’avais toujours le cœur qui battais toujours la chamade et l’estomac noué. il là aussi très bien pris du moment que je suis heureux pour lui pas de problèmes et même que maintenant il arrête pas de me taquiner la dessus. C’est plutôt rassurant en fait : vaut mieux en rire avec quelqu’un que de pleurez seul dans son coin. Ce qui me faisais déjà deux personnes au courant...Enfin je commençais a voir le bout du tunnel !Depuis j’ai quelques amis au courant et leur réaction est très positive. On en arrive au plus difficile qui est d’en parlé avec ma mère. J’en avait marre de lui mentir à chaque fois que je sortait avec willy et puis une mère sa sent quand on lui ment c’est très malin quand il s’agit de sa progéniture. Dans ma tête et au fond de moi je sentais que je me saurais mieux senti après lui avoir dévoilé mon terrible secret car si au fond ma mère m’acceptait tel que j’étais, le regard des autres je m’en foutais.

Steeve Walker - 2.3 ko

Un soir alors que l’on été en train de regarder la télé et que je lui parlais des peurs que j’avais concernant mon avenir question études, sans que je m’en rende compte et spontanément je me suis dis que c’était le bon moment de lui parler de mon homosexualité. Je lui avoue donc que son fils a un copain et qu’il est très heureux. Le plus dur en fait se n’est pas simplement de le dire mais plus l’explication à donner !!! Elle fut très surprise et moi je savait plus ou me mettre moi qui n’est jamais abordé question sexualité avec elle ! Je suis passé par une multitudes d’interrogations de sa part (depuis quand je sais que je suis homo et surtout « pourquoi ??? » question à laquelle nous même en tant qu’homos nous ne pouvons pas forcément répondre) , et des petites remarques aussi qui peuvent être désagréables( rejeter la faute sur Internet, qui fait l’homme qui la femme...).Je sais pas comment les gens perçoivent l’homosexualité en France métropolitaine mais à la Réunion c’est encore beaucoup trop stéréotypé, avec l’image de « La cage aux folles » surtout pour la génération des parents ou encore des grands parents.

Elle comprend pas encore trop pourquoi sont fils est pédé, réaction normale pour elle je pense car elle « rêvait d’une autre vie pour son fils » mais on en a longuement discuter et elle l’accepte et j’en suis très gay ,en me disant qu’elle ne veut que mon bonheur. Reste maintenant à lui prouver que son fils est épanoui et aujourd’hui même fier de sa différence. A l’heure actuel, quatres mois après mon premier coming-out ma vie à totalement changé le petit garçon timide à pris plus d’assurance et de la confiance en lui. Pour le moment je n’ai eu que des réaction positives ce qui m’a sûrement beaucoup aidé et même si je sais que la vie ne me fera pas toujours de cadeaux en tant qu’homo mais je suis très positif pour l’avenir...

Je sort avec mon copain quand je veux ( avec l’autorisation de maman tant que je vis sous son toit). Le reste de ma famille n’est pas encore au courant et il est hors de question de leur en parlé pour le moment car je sais que beaucoup ne comprendraient pas...Je laisse à ma mère le temps de se faire à l’idée avant. Je veux pas montrer du doigt les familles réunionnaises car je suis moi même très fier d’être réunionnais mais il reste beaucoup de chose à faire concernant les mentalités. Il est souvent nécessaire de vivre caché pour ne pas être mis en marge. Heureusement ça évolue...Un jour peut être le mot « REUNION » englobera la notion d’hétérosexuel, homosexuel comme il intègre aussi bien le métissage...

A faire
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Les commentaires

> Yannick, 18 ans : je me sens non pas REvivre mais VIVRE 6 octobre 2004
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bravo pour ton courage ! je ne suis pas homo mais j’imagine la difficulté de le relever a ses proches bises

[Répondre à ce message]

> Yannick, 18 ans : je me sens non pas REvivre mais VIVRE 20 août 2003, par Grégory
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Salut,

moi aussi je suis de la Réunion, je suis content pour toi.

Personnellement j’ai pas trop à me plaindre :mes cousines sont au courant et ma mère l’a assez bien pris...

BIG KISS @+

[Répondre à ce message]

> Yannick, 18 ans : je me sens non pas REvivre mais VIVRE 16 septembre 2003
Nouveau message

Salut grégory,

Merci !!!

Tant qu’on est heureux et qu’on le vie bien , tout va...

ciao

[Répondre à ce message]

> Yannick, 18 ans : je me sens non pas REvivre mais VIVRE 9 juillet 2003, par pierrot63
Nouveau message

Salut moi c’est Pierre, je trouve ton histoire très touchante, et je m’y retrouve un peu, surtout dans l’extraversion qui s’en suit.

Pour ce qui est de la mentalité métropolitaine, on est encore stéréotypé en province ou dans les petites villes, mais non dansl es grandes villes ; bien que dans ces dernières ils sont stéréotypés physiquement et vestimairement.

Pour revenir au sujet, je l’ai dis a ma mère y a presque un an, et elle en a pleuré mais elle le savait au fond d’elle, il s’en est suivi que presque toute ma famille le sait, c’est a dire mes parents mon frère et sa femme et mes grands-parents du coté de ma mère, les amis aussi bien entendu. Il manque cependant ma soeur et son mari, et je n’ose pas le leur dire...

En attendant je suis bien content que ca se passe bien pour toi, tout comme moi...

[Répondre à ce message]

> Yannick, 18 ans : je me sens non pas REvivre mais VIVRE 13 juillet 2003
Nouveau message

Salut pierre, je suis très heureux que tu te retrouves un peu dans mon histoire, preuve que nous avons à peu près tous les mêmes sentiments concernant notre homosexualité.

Tu a surment du faire un grand pas en un an non et je te tire mon chapeau. Pour le moment tous se passe pour le mieux avec ma mère, elle craint un peu les dires des autres je pense mais ils faudra qu’elle si fasse tôt ou tard car je compte bien le dévoilé a ma famille et ainsi me sentir totalement libre ! Concernant ta soeur j’ai le même probème avec mon frère comment le lui dire... j’espère que comme nous,d’autres personne franchiront le pas et je leur souhaite que du bonheur.

[Répondre à ce message]

> Yannick, 18 ans : je me sens non pas REvivre mais VIVRE 9 juillet 2003, par Mady
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Bravo Yannick pour ton courage et ta franchise vis à vis de ta petite maman.

Comme nous tous, parents d’homos, elle "fera son chemin" sur la longue route de l’acceptation. Le temps l’aidera et de te savoir heureux et épanoui dans ta relation aussi.

Bises,

Mady

[Répondre à ce message]

> Yannick, 18 ans : je me sens non pas REvivre mais VIVRE 13 juillet 2003
Nouveau message

Merci Mady ton message ne peut que me réconforter.La vision positive d’une mère sur soi est très importante et même si c’est dur pour elle je sais que ma mère ne me laissera jamais tombé !

Bisou Mady :-)

[Répondre à ce message]

sourd et gay pas facile !

Je dois dire que dans l’ensemble ça été mon coming-out au boulot d’été, école... J’ai même un mec mignon qui veut sortir avec moi... Reste plus que la famille mais de toute façon j’ai un appart sur rennes donc j’en profite à fond... [Lire...]


Je ne savais pas que je cherchais désespérément quelque chose, et que ce quelque chose, c’était moi.

Mon histoire ? Probablement pas très différente de beaucoup d’autres. Dans les années 50, il n’y avait pas d’internet, pas de jeux vidéos, pas de télévision. Vous imaginez, pas de télévision ? On ne parlait pas d’homosexualité alors, on ne parlait même pas de sexe non plus, d’ailleurs. [Lire...]


Comment j’ai fait mon coming-out

Marié depuis plus de dix-huit ans, j’ai traversé une période de grands troubles tant professionnels que sentimentaux. [Lire...]


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