coming-out scolaire
Valérie, 15 ans : Ecole catholique et petite copine
Assumer son homosexualité au collège
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jeudi
15 avril 2004
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(ne pas) répondre à toutes sortes de provocations.
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Mon coming-out
Tout c’est passé bien vite. C’était l’été2003 à l’école (secondaire), ma meilleure amie de classe (F) m’avait fait découvrir ce que j’étais réellement (homo) car elle aussi l’était. Je savais qu’une autre fille(S) l’était à cause des problèmes qu’elle avait eut à cause de son homosexualité à l’école et qui avaient fait le tour de l’école, donc j’étais sûre de mon coup. Ses parents le savaient déjà mais les miens pas et donc pas question de leurs dire, déjà pour moi c’était un choc (comme je venais juste de savoir que j’étais homo, pas facile a s’accepter !).
Au fil des jours je réussis avec l’aide de mon amie F a sortir avec S. J’étais depuis 2 jours avec quand mes parents furent mis au courant, je n’ai eu d’autres choix que de leurs dire à cause des communications téléphoniques inhabituelles que j’avais. Déjà moi j’étais perdue mais alors la... C’était un vrai cauchemar !Je savais que leur réaction serait terrible et j’avais raison.
Mon père était plus posé que ma mère, il s’en doutait un peu, mais le plus dure a été ma mère qui, au début, ne voulait pas y croire et qui finit par éclater de colère et de larmes. Pendant une semaine ça a été vraiment la galère, plus une parole ou un regard entre mes parents moi. A la fin de cette semaine on finit par le dire à ma soeur, qui eut un sentiment gentil de pitié pour moi, ensuite à mon frère et sa copine qui, eux, s’en doutaient assez. Le nombre de personnes de la famille ou des bons amis (extérieurs à l’école) était restreint, car dans ces situations rares sont les personnes sur qui on peut compter. On voulut m’emmener voir un psy, ce qui m’était inutile, et c’est ce qui se passa mais le psy, tout comme moi, affirma que ce n’était pas moi qui avait besoin d’une thérapie, mais mes parents et plus précisément ma mère.
Après un mois "de couple" avec S, la directrice de notre école nous convoqua dans son bureau. Pour elle notre relation prenait trop d’ampleur et commençait à faire beaucoup de bruit. La "solution" était simple :ou notre relation de petite amie se stoppait la, ou la dirlo y mettait fin elle-même en nous renvoyant de l’école (c’est une école catholique !) on y a mit fin mais nous restions toujours en contact (encore maintenant).Tous ces évènements commençaient à me rendre folle, au point que mes études furent mises de coté. Bonjour le coming-out ! Et mon amie F qui m’avait conseillé de le dire en douceur, pas vraiment réussi !L’année n’était pas finie et je fus contente qu’elle le soit, car si les profs étaient au courant, ils n’étaient pas indifférent à la nouvelle qui circulait dans l’école. Au début c’est très décevant, mais à la fin on y fait plus attention, tout comme la réaction et les réflexions des autres élèves quand ils vous croisent dans les couloirs. On est considéré comme des pestiférés ! Mais les plus malins sont la quand vous en avez besoin. Je crois que c’est un des gros points positifs quand on fait son coming-out, c’est que l’on voit qui sont nos vrais a mis. Je dirai qu’il ne faut en aucun cas, répondre à toutes sortes de provocations de la part d’autrui, c’est montrer la honte de ce qu’on est, alors qu’aujourd’hui, il n’y vraiment pas de quoi. C’est plus facile à dire qu’a faire mais si j’y suis arrivé tout le monde le peut. Maintenant, je pense que chacun pense ce qu’il veut, moi aussi et ma vie privée ne regarde que moi.
Bon courage pour le coming-out
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Les
commentaires |
> Valérie, 15 ans : Ecole catholique et petite copine
22 décembre 2004
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tres beau texte,émouvant,je te comprends moi mm étant homo mais devant me cacher de mes parents homophobes.oui tu lis bien,homophobe.Ca été tres dure,j’ai voulu me tuer....je repete beau texte et mes parents sont homophobe...help me...bo texte mais bcp de répétitions...coourage ma tite lili (k)
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> Valérie, 15 ans : Ecole catholique et petite copine
18 juin 2004, par Delfyne
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Ouahou Je viens de lire cet article, j’ai 15 ans ,je suis lesbienne en ce moment je n’ai pas de copine mais un copain pour rentrer dans le lot pour mes parents. Moi je n’ai pas le courage de faire un coming out a mes parents , ils sont a la limite de l homophoebie j’ai peur de leur reaction. Je sais que tu as due affronter ca . MOi personnelement je ne sais pas quoi faire je suis perdue tout mes bons amis sont au courrant mais pas mes parents c’est quelque chose qui me perturbe bcp. Je sais pas si tu as quelques astuces a me donner.
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> Valérie, 15 ans : Ecole catholique et petite copine
31 octobre 2004, par Melanie
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Maintenant j’ai 17 ans et mes parents le savent depuis 2 ans,je peux te dire qu’eux et moi avons evolué par rapport a ce qui,au depart,etait quelque chose d’inattendu. Il faut attendre un moment propice a cette terrible nouvelle,car pour eux ce sera un choc certain.Par leur peut etre de ca quand tu en entends parler dans la presse par exemple,demande leurs leur opinion,ce qu’ils penseraient si tu étais lesbienne,...Mais ce n’est a ce moment la qu’il faut leurs dire si il te le demande.Avouer et s’avouer homo est quelque chose de tres difficile et compliqué,tate le terrain et puis quand tu te sens prete (et eux aussi),dis leur mais sois posée et apprete toi a pouvoir donner de bonnes explications,pas besoin d’écrire un discours avant mais sois sure de ce que tu leur diras,fais leur comprendre que tu attends depuis tres longtemps pour leur en parler et que tu n’as jms osé,que tu n’as pas trouvé les mots justes mais que maintenant tu n’en peux plus d’avoir ca sur tes épaules,... Ne t’inquiete pas trop pcq meme si ils seront choqués,ils ne t’abandonneront jms car tu es leur fille et de plus tu auras besoin de leur soutien. je te souhaite bonne chance et dis toi que tu ne peux pas raté ta vie ou vivre dans l’ombre toute ta vie,tu as le droit d’etre heureuse et de vivre comme tu le veux meme si on ne choisit pas d’etre homo,on nait homo !! A++ Melanie
reponse tardive
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> Valérie, 15 ans : Ecole catholique et petite copine
15 avril 2004, par Mady
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Bonjour Valérie,
et merci pour ton témoignage. Je ne sais si c’est récent (oui si tu as 15 ans maintenant) mais tu as fait montre de bien du courage et d’une grande maturité. BRAVO !
Je sais, par expérience, même si ça date pas d’hier, que l’école catholique c’est... "spécial". Je me doute des vagues que cette histoire d’amour a dû faire..
Quant à la réaction des parents, que dire... qu’il est déjà pas évident de s’apercevoir que ses enfants ont grandi, qu’ils découvrent la vie, l’amour.. A 15 ans, ils nous semblent encore des petits enfants alors apprendre du même coup qu’il s’agit d’amour "pas dans la norme..." ça doit fiche un coup ; ça je peux le comprendre.(mais à 15 ans je ne l’aurais pas compris bien sûr, ni même avant d’être moi-même parent...)
J’espère que maintenant tout va pour le mieux pour toi, et espère te lire bientôt à nouveau.
Bises,
Mady
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> Valérie, 15 ans : Ecole catholique et petite copine
16 avril 2004, par matthieu
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Bonsoir Mady ; Bonsoir Valérie ;
Je ne connaissais pas le milieu éducatif catholique, et là, j’avoue que je suis légèrement surpris ("légèrement surpris" étant un euphémisme) ; Je ne lancerai pas un débat sur la culpabilisation inhérente à la religion (je ne sais plus comment s’appelle le fait d’affirmer quelque chose qui permet de dire exactement le contraire ; par exemple : je ne lancerai pas un tel débat...) ; juste une question : les parents qui mettent leurs enfants dans des écoles biens signent-ils un papier autorisant la directrice à intervenir dans tous les domaines de la vie privée des élèves ? Ou bien cette "dame" (cerbère ?) s’y autorise-t-elle seule ? D’autre part, pour tes parents, tu ne nous a pas vraiment dit quelle a été la réaction de ton père ? ne peut-il pas t’aider vis à vis de ta mère ? (qui gère ses angoisses en envoyant les autres voir un psy ; je connais).
Bon courage pour la suite,
Matthieu.
"Nous gagnerions plus à nous faire voir tels que nous sommes plutôt que de paraître ce que nous ne sommes pas...". La Rochefoucauld
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