Le coming-out en un clin d’oeil :
Pseudo : tendresse
Âge au moment du coming-out : 32
Année du déroulement du coming-out : 2001
Lieu d’habitation : Village
A qui j’apprends l’heureuse nouvelle : Sœur et une amie
Leur Réaction : très bonnes
Mon histoire
"Pour vous situer un peu, je suis une maman de 4 enfants et j ’ai 32 ans. Bon ! Mon histoire commence il y a de ça très longtemps, dès mon jeune âge, car du plus loin dont je peux me souvenir j ’ai toujours ressenti de l ’attirance pour les femmes. Même très jeune, je dirais vers l ’âge de 10 ou 11 ans, je commençais mes premières expériences avec les filles. Mais sans me douter ou me soucier de ce que je faisais, pour moi je découvrais mon corps comme n ’importe quelle enfant ! ! !
Bon ce stade de recherche étant passé, j ’ai vieilli et je suis sortie avec des garçons. Mais je n ’ai jamais été bien dans ma peau en compagnie d ’un homme, mais encore là je me disais que c ’était la gêne qui me faisait agir ainsi. Donc j ’ai continué encore à fréquenter des hommes jusqu ’au jour ou j ’en ai rencontré un et que j ’ai eu 3 enfants avec lui. J ’ai détesté cette personne parce qu ’il a abusé de moi physiquement et mentalement pendant 6 ans. Mais pendant toutes ces années je fantasmais sur les femmes, je ne draguais pas les hommes je regardais toujours les femmes et sans jamais en parler à personne de peur de passer pour une folle ! ! ! Ou une malade je me disais constamment que je n ’étais pas normale. Alors j ’ai rencontré un autre homme avec qui j ’ai eu un autre enfant et qui lui aussi m ’a rendu tellement malheureuse. Je suis devenue dépressive au point d ’être obligée de prendre des antidépresseurs, car j ’ai essayé de me suicider à plusieurs reprise sans savoir vraiment pourquoi. Je croyais que les hommes que je rencontrais n ’étaient pas des bons hommes et que je n ’avais tout simplement pas rencontré le bon encore.
Mais jusqu ’au jour ou je me suis réveillée. Au fil des années je disais constamment à qui voulait bien l ’entendre " un jour je vais partir et jamais je ne retournerai vivre avec un homme, je vais être une lesbienne " et certaines personnes trouvaient ça drôle et d ’autres étaient fâchées de ces paroles. Mais moi au début je n ’entendais pas ce que je disais, mais avec le temps j ’ai compris. Je me suis rendue compte que tranquillement je suis sortie du placard même si mon entourage ne me croyait pas, pour moi ma démarche était commencée sans brusquer personne. Et plus je cherchais, plus je trouvais toutes les réponses à mes énigmes tout s ’enchaînait tout seul et le grand jour arriva. J ’étais tellement excitée et emballée d ’avoir enfin découvert pourquoi après toutes ses années je n ’étais pas encore heureuse même si j’avais tout pour l’ être. C ’était tout simplement que j ’étais lesbienne j ’aime les femmes et ce n ’est pas une maladie au contraire c’était une libération totale.
Moi ça m’a pris 32 ans avant que le volcan ne crache son venin hors de moi mais laissez moi vous dire que ça fait un bien énorme si ce n ’est que pour moi. J ’ai commencé à le dire à ma sœur elle a été la première à le savoir et elle m ’a dit ma chère je le savais ça paraissait et je ne suis pas surprise ) alors si elle n ’était pas surprise moi je l ’ai été ! ! ! Je ne savais plus quoi lui dire de plus que merci ! ! ! Mais elle ne peux quand même pas m ’aider beaucoup à ce sujet.
Ensuite je l ’ai dit à une bonne amie de classe, et elle non plus n ’a pas été surprise et elle ne me connait pas beaucoup, alors je me demande si certaines personnes homosexuelles homme ou femme, ne dégageraient pas une autre dimension de leur vie sans faire exprès ! ! ! ! Sûrement que je suis une de ces personnes et tant mieux si c’est comme ça, pour moi c’est moins difficile de sortir le chat du sac ! Mais il reste que c’est très difficile de trouver des gens à qui se confier.
Moi quand je suis sortie j ’ai tellement cherché quelqu’un à qui me confier et je n ’en ai pas trouvé beaucoup et je cherche encore aujourd’hui je pense qu ’il faut écrire tout ce qui nous passe par la tête, il ne faut surtout pas garder tout en dedans ce n ’est pas bon, le coming-out ce n ’est pas triste, c’est comme un enfant qui vient au monde, c’est merveilleux, c’est une joie, une nouvelle vie qui commence...
On doit prendre ça un jour à la fois et ne surtout pas se presser. Moi je prends mon temps et je n ’ai pas encore eu d’expérience sexuelle avec une femme, mais je ne vais pas sauter sur la première venue non plus ! ! ! Il faut quand même se respecter. Si jamais tu as envie de parler, mon adresse est dans le livre d ’or au pseudo de " tendresse " je serai toujours disponible pour aider les autres peu importe que tu sois homme, femme ou autre mes oreilles n ’ont pas de sexe. Une chose en terminant moi mes enfants ne sont pas au courant encore et je n ’ai pas l ’intention de leur dire pour le moment. Je pense qu ’une séparation est assez difficile sans leur imposer mon orientation sexuelle. Quand le temps sera venu ils le sauront ! ! ! ! ! ! ! Une chose est sur que tu aies l ’orientation que tu veux, si tu es bien dans ta peau les gens t ’aimeront comme tu es, s’ils te renient c’est que tu n ’es pas assez bien pour eux alors il ne mérite pas ton amour, ni ton amitié ! ! ! ! ! ! ! J’espère que ma lettre aidera quelqu’un, si c’est le cas je serais très heureuse ! Bonne journée et mon dicton c’est (si on se donne un plaisir par jour on a aucune raison d’être malheureux !)
Message : Il n ’y a pas d ’âge pour sortir du placard ! ! !