Ne plus rester Seul !
Serge : coming-out et solitude
Pourquoi ?
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mardi
9 avril 2002
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Du coming-out à la solitude un seul pas à franchir, ne le faites pas courrer !
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Serge,
Leur chemin...
Depuis l’age de 12-13 ans, je sais et je suis sur d’être gay, c’est l’age bête ou, on se fait rejeter ou accepter par sa famille et ses ami(e)s. Avant, on jouait à la guerre, au chat et à la souris, au foot, des jeux de gosses de cette époque. Et quand vient la puberté, l’adolescence, tes copains et copines s’aperçoivent que tu n’as pas les mêmes goûts qu’eux, petit à petit, ils te rejettent gentiment, ils essayent de t’éloigner. Je me souviens lors d’un tournoi de foot interclasse, la composition de l’équipe se faisait par feeling et camaraderie, l’un des capitaines d’une équipe, me demanda avant de me choisir : tu aimes le foot ou t’ai pédé ? Je ne répondis pas et il me prend dans son équipe tout de même, d’ailleurs l’équipe ne le regretta pas car, j’ai voulu leur montrer qu’on peut être attiré par les mecs et savoir jouer au ballon, car je fus un excellent défenseur. Mais cela n’a pas duré, car eux aimés parler des filles et moi, que dire dans leurs conversations ? Petit à petit, je n’étais plus le bienvenu dans leur équipe, lors des précédents tournois de foot, j’étais seul en spectateur, puisque personne ne me choisissait. Les copains du quartier, eux m’ont carrément dis, qu’ils n’aimaient pas les mauviettes.
Puis, c’est l’internat, là, on n’aime pas les pédés. Mais trois années ou tout se passa normalement, études, sports et dodo. Peut-être la troisième année la plus difficile, car ils parlaient plus de leurs conquêtes féminines, de leurs copines et moi, je ne pouvais parler de ma première relation homo. Dès l’obtention de mon C.A.P, à cette époque c’était bien, il y à 10 ans c’était le bac, maintenant c’est bac + X... années pour avoir un boulot. Je commence à bosser comme plombier chez un artisan, en fait la galère pendant six mois, l’apprentissage de la vie active, le rendement plus l’entourage de collègues hétéros à 300%. Chez cet artisan, j’y suis resté trois ans ou j’ai vraiment appris à travailler. Ensuite c’est le service militaire dans les commandos de l’air, au début, c’est pompes, marches, abdominaux puis on nous demande, qui ne veut pas sauter en parachute, évidemment je lève la main, d’abord je suis seul puis vite rejoins par sept autres appelés. Après nous avoir donné la liste des corvées dès 04h00 du matin si on ne saute pas, je décide de baisser la main, les autres également. Debout 3h00 pour faire le saut à 11h00. La première fois c’est le top, la trouille, la sensation et le bonheur d’être un homme, les quatre autres sauts furent tout aussi émouvants. Je n’ai pas échappé aux traditionnels bizutages, boutons de treillis arrachés, mise à l’air et bite au dentifrice. Cela ne m’a pas empêché de faire ma deuxième conquête masculine, comme quoi on peut-être commando et homo. Retour à la vie civil pour bosser dans une entreprise, là, dès le début, tu es catalogué et on t’en fait baver. Au fait, je ne vous ai pas parlé de ma famille, j’ai un père, une mère et trois sœurs hé ! Oui ! Je suis le seul garçon de la famille, celui sur qui l’on compte pour relever le nom de famille. D’ailleurs mes parents n’aimaient pas me voir seul enfermer dans ma chambre, ils disaient : va jouer au foot avec les gars de ton age ou va voir les filles. Je ne sortais pas en boite, car je n’avais plus de copains. Mais, un jour pour leurs faire plaisir, je me suis mis à sortir, là, je rencontrais les copines de mes sœurs. Bien sur, elles racontaient aux parents ce que leurs copines pensaient de moi, elles me trouvaient, beau, charmant, mignon,, bon danseur, le top quoi ! Moi qui pensais être carrément l’inverse. Mes parents furent contents, car peut-être leur ramènerais-je une fille à la maison. D’ailleurs, des collègues de travail, venaient me voir au boulot pour me demander d’arrêter de leur piquer leurs nanas, évidemment, je ne leurs disais pas que je n’y pouvais rien si elles se collaient à moi comme des sangsues, car je préférais regarder les mecs. Je sortis quelque temps avec Cathy, Véro, Domi et Bety elles étaient vraiment amoureuses de moi, mais cela cassé car elles voyaient que je n’étais pas attiré par elles. Un samedi soir, je fis la connaissance de Cédric, qui, lui me plaisait énormément, on se mettait autour d’une table pour boire un verre et écouter la musique ensemble. Après plusieurs samedis de bonheur ensemble, ce soir là, il m’avoue son attirance pour ma personnalité et son homosexualité, je lui réponds simplement : tu sais, les sentiments que tu as pour moi, j’en suis très heureux, moi aussi, j’ai les mêmes très intenses en ton égard, nos mains se rejoignirent et nous portons un toast à nos aveux réciproques et décidâmes d’aller danser. Là, ce fut un bonheur intense, je souhaitais que cette nuit ne s’arrête jamais, tout en dansant, Cédric et moi on s’embrassait furtivement et on se jura de rester ensemble le plus longtemps possible. A 06h00 du matin, nous rentrions chacun chez soi sans oublier de s’embrasser dehors plus langoureusement, je me mis au lit tout heureux, en pensant à cette nuit de bonheur et à l’avenir radieux avec Cédric. Je me réveille encore tout épanouis, heureux, il est 14h00, je bois mon café, il ni a personne à la maison, mes sœurs sont rentrées avant moi, je jubile encore de la nuit d’hier. A 16h00, je retourne dans la même discothèque que la veille, dans l’espoir de revoir mon amour. Et, surprise heureuse, Cédric est là, il m’attend, vient vers moi et m’avoue que lorsque nos regards se sont croisés pour la première fois face à face, il a flashé sur moi instantanément. Je lui dis, que pour moi se fut pareil, la même pulsion. Nous buvons, peut-être un peu plus que la veille, sans doute pour fêter nos déclarations d’amour, nous dansâmes et nous nous embrassâmes tout aussi discrètement, mais moins furtivement que le samedi. Etre discret dans une boite d’hétéros, ce n’est pas évident. Il est l’heure de rentrer pour manger, Cédric et moi sortons du dancing et dehors, nous nous embrassons langoureusement, tendrement en parlant de nos projets, comme habiter ensembles, prévoir les vacances rien que tout les deux, nous étions sur notre nuage. C’était sans penser que deux de mes sœurs nous ont aperçu la veille ainsi que des collègues de travail. Je rentre chez moi en retard, tout le monde est à table, face à moi cinq paires de yeux menaçant, ma mère dis : alors ! C’était bien hier soir, d’après ce que disent tes sœurs, je ne répondais pas et mon père se lève et dis : je voulais un fils pour qu’il soit comme tout le monde et j’ai un pédé à la maison. A partir de maintenant, tu emmènes tes sœurs partout ou tu vas. Je te laisse un mois pour te trouver une fille, bordel ! Marie toi et fait des gosses plutôt que de courir après les garçons. Puis ma mère explose en sanglots en me criant : Que vont penser les voisins et la famille, tu as pensé au sida, on ne va plus oser sortir ton père et moi, tu vas nous rendre malade, nous faire mourir. Ne pouvant plus en supporter plus, je décide d’aller me coucher. Je me mets au lit avec les larmes, tout passe dans ma tête, le bonheur avec Cédric que j’aime, le désespoir de mes parents que j’aime aussi. J’ai du mal à m’endormir. Le réveil sonne, je me lève avec du mal et malheureux. Mon père et une de mes sœurs sont debout également, je leurs dis bonjour, personne ne répond et personne ne m’adresse la parole alors qu’ils se parlent tous les deux comme si je n’étais pas là. C’est l’heure du boulot, quand je rentre sur mon lieu de travail, j’entends dire : tient, v’là le pédé, un collègue qui était sympas avec moi me croise, je lui demande : comment vas-tu ? Il me répond : je n’aime pas les sales cons de tapettes. Le calvaire commence, je me sens seul, très seul. Toute la journée, j’ai droit à des insultes style : tu aimes en avoir plein le cul ! Et d’autres plus violentes, ils deviennent même agressifs pars des gestes et sur mon lieu de travail, j’ai droit à des dessins réciproques, voir menaçant. Ouf ! C’est l’heure de la sortie, soulagé de quitter ces attaques continues, mais pensant qu’à la maison, l’ambiance n’est pas meilleure, je décide de ne pas rentrer maintenant, je vais me balader en forêt en tenue de travail. N’ayant pas le moral, je m’assois sur une souche d’arbre et là, j’éclate en sanglots, alors que la veille, je me sentais le plus heureux, je voyais l’avenir radieux, j’étais au paradis, aujourd’hui c’est tout le contraire. Il est l’heure de rentrer à la maison, je rentre et stupéfaction, tous sont à table et moi, je n’ai pas d’assiette. Ma mère dit : à partir d’aujourd’hui, tu mettras ton assiette, tes couverts, tu te serviras et feras ta vaisselle. Je me mis à table et, ce silence menaçant, pesant, me noue l’estomac et me coupe la faim. Je me lève et vais me coucher. Les jours suivant, au boulot, à la maison se fut pareil, la galère ! Ce samedi je sors, suivi par mes sœurs, je me mets debout dans un coin au fond de la boite, espionné, Cédric rentre, j’aimerais ne pas être là, dans cette situation, il me voit, s’approche de moi pour m’embrasser, je me recule, Cédric est surpris, il me dit : pourquoi es-tu caché, tu n’as pas l’air d’avoir le moral aujourd’hui, on dirait que tu as chialé toute la journée. Je lui réponds : Cédric, sache que je t’aime, mais ce soir je n’ai pas le moral et je préfère rentrer. Il me donne son numéro et me dit : écoute lorsque cela ira mieux, tu m’appelles. Aussitôt, je sorts de cette boite. Evidement, le chagrin m’envahit, je me jure de ne plus sortir tant que la situation ne s’améliorera pas. Au mariage de ma sœur, une cousine à mon beau-frère me drague, bien sûr j’ai eu droit à une remarque : il faut que ce soit les filles qui te courent après. Cet été, je décide de partir seul en vacances au bord de la mer. Je fais le numéro de téléphone de Cédric, que je n’ai pas vu depuis quatre mois, dans l’espoir qu’il puisse venir avec moi en vacances. Ca réponds, une voix de mec, mais pas Cédric, je demande si je suis bien chez Cédric X, le mec me réponds oui, vous voulez lui parler ? De la part de qui s’il vous plait ? Je me présente, puis le mec m’annonce, je suis désolé, Cédric est à côté de moi, mais il ne veut plus vous parler, d’ailleurs pour information, nous vivons ensemble. Là, je raccroche, sort de la cabine en titubant, je suis assommé, un mal de tête m’envahis. Mon entourage m’a fait perdre mon amour, je ne peux pas décrire ce que je ressens à ce moment, bien sur, je pense au suicide, mais je n’en ai pas le courage ou j’aime trop la vie pour cela, même si maintenant, elle me paraît bien futile, sans lendemain. Pendant les vacances, je fais la connaissance de Gérald, un mec sympas, mais avec qui je ne ressens pas ce que je ressentais avec Cédric. Avec Gérald, c’est plus relations sexuelles que de l’amour. Septembre ma deuxième sœur se marie. Les repas de famille, pour moi, c’est une torture, j’ai toujours droit à des réflexions. L’ambiance à la maison ne s’améliore pas du tout. Je décide de louer un appartement, ma situation financière est très difficile, je suis délaissé. Plus tard, je créais un club de randonnée, dont je suis le président pendant les premières années. Année 2001, je décide de louer un studio chez un jeune couple homo, le studio indépendant est super bien, avec les propriétaires, on se fait des apéros sympas, j’admire et j’envie leur courage, leur amour qu’ils ont pour chacun d’entre eux et leur gentillesse. C’est vrai, eux n’habitent pas dans une petite ville de 3500 âmes, mais dans une grosse ville du Sud. J’envie leur bonheur, leur liberté, leur indépendance, de ce fait, j’éprouve pour eux un sentiment d’amitié très fort. J’aimerais vivre comme ils vivent. Les vacances terminées, il faut reprendre le travail avec l’angoisse, le stress, l’anxiété de retrouver cette ambiance. Pas d’amélioration dans la famille et au boulot, tous les jours, je mème un combat seul contre plusieurs. Combats qui me rend malheureux, triste, je sers tellement fort les dents, qu’elles pètent les unes après les autres. Comme j’étais bien chez les deux jeunes mecs, j’y suis retourné cette année 2002 en mars. Ils sont toujours aussi sympas, ils m’invitent à manger, boire l’apéro, eux viennent au studio boire l’apéro, un autre jour, l’un d’eux me sort dans un bar gay. J’ai l’impression de rêver, huit jours de bonheur ou je me sens bien dans mon milieu. Au retour, j’ai appris que le président du club de randonnée que j’ai créé à choisit les dates ou j’étais en vacances pour fêter le dixième anniversaire du club, est-ce un choix ou un hasard ? J’ai vraiment les boules, la gorge serrée de retrouver ce climat de terreur, d’incompréhension, de rejet. Aujourd’hui, j’ai 40 ans, célibataire, seul, ce n’est pas mon choix. Mon choix, c’est d’être gay ! Mais jusque quand, vais-je accepter le choix des autres : Le chemin de la solitude. Peut-être qu’un jour, aurais-je le courage, et là, ce sera mon choix : prendre le chemin sans lendemain !
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commentaires |
> Serge : coming-out et solitude
5 août 2002, par Svenn
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Salut, je me presente je suis Svenn, j ai 20 ans et je suis homo. Je suis desole pour toi que tu sois si mal en toi, c ’est vrai je suis plus jeune que toi mais ecoute moi : Ta famille c’est ta famille certes mais vu comment elle te concidere tu devrai je t’assure partir loin de ton domicile familliale pour enfin vivre la vie que tu as hérité, la vie d’un homme homosexuel non voulu car je te rappel on ne choisit pas sa vie. Va vivre dans une ville qui te sera pour toi belle et heureuse, souvent les grandes villes sont les mieux comprehensives envers les personnes dites anormales ( mot que je deteste ) Quant à ton boulot qui est dont je crois plombier tu n’as pas de problemes à te faire car beaucoup de postes sont proposés en zones rurales vu que c ’est un metier d’artisan donc en pleine croissance. S’il te plait tu as le droit de choisir tes ami(e)s, ton boulot, ta ville alors arrette TOUT et choisi enfin la vie que tu veux, ne regarde plus les autres regarde toi tu es si mal, choisi la vie et non la souffrance, c’est à ton tour d’etre heureux alors fonce mon ami. Svenn, etudiant en psycho je t embrasse tres fort et bon courrage, n’oublie pas emmerde ce qui t’emmerde.
biz
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> Serge : coming-out et solitude
20 mai 2002
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Le texte de Serge m’a beaucoup touché, et pas seulement pour ses qualités littéraires...
Etre gay, est-ce un choix ? Je ne le crois. On ne se dit pas un jour : tiens, je serai gay...
Serge, pourquoi ne pas tout plaquer ? un autre lieu ? une autre profession ? et enfin assurer pleinement ce que tu es ?
Je ne crois pas que, quand on a pas ce que l’on aime, il faille aimer ce l’on a. Combien de temps vas tu continuer à souffrir pareillement ?
Tu n’es pas le seul, me semble t-il, à vivre pareille situation. Nous n’avons qu’une vie. Et la vie vaut d’être vécue. Et quand on aime une personne, on respecte son homosexualité.
On accepte ses non-choix !
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> Serge : coming-out et solitude
17 mai 2002, par Jul’
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> Serge : coming-out et solitude
8 mai 2002
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J’ai 50 ans, j’ai un parcours fort interressant, très douloureux et trés constructif, un premier conseil que je peux donner à tous ceux qui sont attirés par l’homme, c’est qu’ils sont normaux et plus que normaux, les hybrides sont les hommes qui vivent en couples et plus particulièrement avec les femmes. La recherche de notre vérité, la vérité de l’homme, ne se trouve certainement pas dans le cadre social dans lequel il faudrait que nous soyons parceque la société l’a défini ainsi, parce que cela l’arrange pour de multipples raisons. Il faut bannir en premier lieu l’image et le terme de GAY qui relative l’homme, le vrai et se sortir du getto social, qui veux absolument nous coller sa définition. Ces quelques mots sont un appel rapide car le développement de ce que j’avance ne se fait pas en quelques mots, mais dans de longs débats. J’ai été pour ma part Militaire(officier) chef d’Entreprise de courtage d’assurance, boite que j’ai créée, j’ai affirmé ma personnalité et mon attirance pour mon semblable, sans aucun complexe et en renversant la vapeur. Mon histoire est originale comme toute les histoires difficiles, mais je suis prêt à répondre à tous ceux qui ont perçu une lueur dans mon message. J’ai aidé des jeunes et moins jeunes a s’affirmer et vovre leur choix, par mon témoignage de force envers ceux qui ne sont que des zombies fondus dans le moule de l’ignorance et l’imbécilité. Courage à tous ceux qui sont isolés, qui ne comprennent pas, n’hésitez pas à m’envoyer un mot, je vous répondrai avec le plus grand plaisir, si cela doit vous aider. Excusez mes fautes d’orthographes, je m’efforce d’être rapide. Serge
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> > Serge : coming-out et solitude
10 mai 2002
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Salut
ton message, me donne de la force. Et pourtant, je réfléchissais à faire une deuxième connerie,
Mais, je pense que tu peux me conseiller. Mon mail : serge88140@hotmail.com Serge
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> > > Serge : coming-out et solitude
11 mai 2002
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Salut ! Bien heureux pour toi si tu a respiré une bouffée de résisitance. Tout d’abord, mon adresse est oaxaca_34@hotmail.com. Ne déssespère pas, tu as la force en toi. Il est évident qu’un long chemin doit être fait, mais lorsque l’on a compris que nous sommes entier, et que nous recherchons chez l’autre ce que nous n’avons pas trouvé en nous, le début du chemin est déjà accompli. Je te rassure en premier lieu, tu n’as rien d’anormal en étant attiré par les hommes bien au contraire, l’histoire de l’humanité nous démontre que les hommes ont toujours baisés entre eux, c’est notre société à des fins politique et philosophique qui donne une image de ces rapports comme anormale. Ce n’est pas en trois mots que je peux te développer tout mon savoir et mon expérience, mais si au moins tu te pose déjà des questions et si tu remets en cause tous ce que l’on t’a fourré dans la tronche, tu vas te sentir mieux. Connaîs tu les musulmans ? civilisation qui nous est proche et dont la sexualité entre homme est un moyen pour l’adolescent de devenir un homme, elle se pratique régulièrement chez eux comme cela se faisait chez nous dans l’antiquité ou le moyen âge. Crois tu que les mecs qui vivent avec des femmes soient heureux ? regarde autour de toi, tu ne verras que des faux semblants. Cela ne veux pas dire que vivre en couple avec un mec soit la solution, elle est ailleur. Je t’ai assez mis l’eau à la bouche pour que tu es envie de me poser des questions, je t’y répondrai dans la foulée si tu lis ce message, sinon dimanche ou lundi car je n’ai pas internet à la maison, je sui sà mon bureau. Je croi squ etu as été dans l’armée de l’air, moi, j’étais commandant sur la base de Nimes et directeur du centre de PM à Montpellier. J’en aurai des vertes et de spas mûres a te raconter sur mon centre qui été connu par son Commandant original. A plus, j’espère que ces quelques lignes te donneront un peu de courage, mais je pense que tu en a énormément, il faut tout simplement te le faire savoir. A quand tu veux Serge
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> > > > Serge : coming-out et solitude
15 mai 2002
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Salut, je suis Serge, c’est moi qui est raconté ma vie ! tu t’appelles Serge aussi (oaxaca_34) ?
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> > > > > Serge : coming-out et solitude
20 mai 2002
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bonjour,
Tu as compris d’après le message que j’ai envoyé plus bas, que je n’été pas disponible ces derniers jours. Mon adresse est celle qui vient d’apparaître plus bas, tu peux m’envoyer un petit mot. Serge
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> > Serge : coming-out et solitude
13 mai 2002, par idir
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Serge tu sais qu’on recherche du monde pour nous aider sur monchoix.net si tu es pret a consacrer du temps aux autres, ne te gene pas
idir
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> > > Serge : coming-out et solitude
20 mai 2002
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Bonjour,
Ayant eu des problèmes avec mes ordinateurs, je n’ai pu consulter depuis lundi dernier. Je lis donc ton message aujourd’hui, Je veux bien aider des mecs, mais je ne veux pas non plus être trop sollicité car aider quelqu’un n’est pas simplement lui bafouiller quelques mots. A bientôt Serge (oaxaca_34@hotmail.com)
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> Serge : coming-out et solitude
1er mai 2002
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Juste un petit mot pour te dire que ton message m’a ému. Je m’appelle Sylvain, j’ai 27 ans et suis sur la région Parisienne. Si discuter peux te faire du bien, tu peux m’envoyer un mail à l’adresse suivante : s.ure@caramail.com
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> Serge : coming-out et solitude
19 avril 2002
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salut serge,je tenais absolument à t’écrire car comme beaucoup de personnes j’ai été profondément touche par ton article :je n’en reviens pas encore,j’ai ressenti une profonde injustice et je pleure beaucoup pour toi car je viens de réaliser que personne ne t’a vu tel que tu est :profite aujourd’hui tu as encore le temps :les choses bougent doucement et je penserais à toi chaque jour pour que tu connaisses le grand bonheur auquel tu as toujours eu droit :si tu avais été auprès de moi,je t’aurais pris dans mes bras pour te consoler :moi j’ai 30 ans ,homo qui n’assume pas et qui redoute l’avenir !!!!écris moi :lodenossonie@caramail.com donnes moi de tes nouvelles !!!!
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> > Serge : coming-out et solitude
20 avril 2002, par idir
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Bonjour je suis le ouebmaster et vos messages me touchent autant que vous êtes touché par la lecture de ces témoiganges.
J’essai de reprendre contact avec l’auteur pour lui communiquer vos impression.
+++ idir
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> > Serge : coming-out et solitude
27 avril 2002
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Salut et merci, merci beaucoup. Tu vois, je rentre de l’hôpital, car j’ai fais une connerie et les secours sont arrivés trop vite, et maintenant, je suis là et lis ton message de soutient qui me vas droit au coeur et là, c’est le chemin de la liberté que j’ai choisis. je t’écrirais à ton adresse perso sur caramail dimanche ou lundi. Encore MERCI
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> Serge : coming-out et solitude
19 avril 2002, par kiki
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Surtout ne prends pas le chemin snas lendemain !! On n’a qu’une vie, il ne faut pas la gacher !! pense a d’autre personne qui donneraient n’importe quoi pour pouvoir vivre normalement !! Aussi dure soit elle, il faut l’affronter ! Il faut vivre pour toi et non pas pour les autres !!! Les autres ne vivent pas comme tu voudrait qu’il vivent alors ne renie pas tes tendances, sous pretexte que les autres le voudraient ! Et puis ne les laisse pas t’insulter ou te rendre la vie insupportable, mets leur un jour un pain dans la gueule meme si tu en prendra aussi ! Allez bise
OUBLI
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> > Serge : coming-out et solitude
19 avril 2002
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> > Serge : coming-out et solitude
27 avril 2002
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Merci pour ce soutient, j’ai raté le chemin sans lendemain, mais là je choisis le chemin de la liberté ! Serge
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> Serge : coming-out et solitude
19 avril 2002, par kiki
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> > Serge : coming-out et solitude
27 avril 2002
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merci, courageux..... tu y es un certain temps, jusqu’à ce que tes forces s’épuisent puis tu fais un mauvais choix que tu rates et là tes forces reviennes, c’est ce qui m’arrive en ce moment. MERCI BEAUCOUP.
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> Serge : coming-out et solitude
10 avril 2002, par Cathy Sanchez
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Journaliste sur l’émission mensuelle "Demain Tous" présentée par Marielle Fournier, diffusée sur M6 à 20h50, nous préparons une émission sur l’homosexualité. Cette thématique aura pour objet de comprendre et montrer sous un autre angle ce qu’est l’homosexualité aujourd’hui. Ainsi, nous traiterons de l’adoption, de l’insémination, de l’homophobie, et du mouvement homosexuel qui tend à se développer de plus en plus en France. C’est d’ailleurs dans cette optique que je cherche à réaliser un reportage sur un jeune qui vient de faire son "coming-out". Ce reportage permettrait de raconter, sans voyeurisme ni caricature, ce qu’est l’affirmation de soi aux yeux des autres quand on est homosexuel dans une société qui, quoiqu’on en dise, reste assez homophobe parfois. Ce sujet ferait environ 10 minutes et serait très axé sur le jeune. Dans ce but, je vous sollicite donc pour savoir si, par votre intermédiaire, je pourrai entrer en contact très rapidement (cette demande est assez urgente) avec des jeunes qui souhaiteraient participer à l’émission. Dans l’espoir d’un futur contact, je vous remercie. Cordialement.
Cathy Sanchez Journaliste Tél : 06 86 84 62 20 / 01 41 92 73 32
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> Serge : coming-out et solitude
9 avril 2002, par skygirl
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Ce qui m’a le plus marqué dans ton témoignage c’est la violence et l’étroitesse d’esprit qu’on eu ta famille. Les réflexions, les insinuations et l’ambiance "de merde", il faut le dire !, ça culpabilise presque d’être homo. Alors que çà n’est pas un choix, combien d’entre nous ont essayé de lutter contre cette préférence sexuelle et la vision du monde qu’elle implique.
Pour ma part, je vais essayer d’expliquer à qui veut bien l’entendre que nous ne sommes pas des vilains petits canards. C’est pas être homo qui pose des problèmes mais l’état de la société actuelle qui nous ressort à toutes les sauces des modèles hétéros. Ne pas aborder le sujet (et non le "problème" !) de l’homosexualité à l’école, dans divers institutions ou lieux de travail, créé une homophobie latente chez les gens du fait de la méconnaissance du sujet. Laisser se propager des préjugés et se les recevoir ensuite dans la figure est plus que désagréable. C’est révoltant.
Donc, moi aussi je méprise aussi fort les gens ayant un discours anti-homo. C’est une façon de se protéger car ces insultes font trop mal. Le pire est peut-être lorsque des personnes vomissent allègrement des propos injurieux sur les homos en ta présence et ne se doutent pas que toi, "tu en es".
Dans ces cas-là, on ne sait plus quoi faire : parler, la fermer, l’étrangler (çà c’est dans mes fantasmes mais c’est à éviter !). Bref, on a tous et toutes vécue cette situation. Moi, c’est avec mon père, entre autre, et çà fait très mal de se dire qu’indirectement, par ses propos et ses pensées intimes, il te rejette. Le coming-out risque d’être douloureux...mais je l’emm... ;-)
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> > Serge : coming-out et solitude
27 avril 2002
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Merçi et courage à toi pour ton coming-out. Maintenant, je pense comme toi (j’emmerde ceux qui ne me supporte pas). MERCI
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> Serge : coming-out et solitude
9 avril 2002, par David
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Serge, ton témoignage est poignant, il m’a, pardonnez-moi l’expression, "foutu les boules".
Courage. David
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> > Serge : coming-out et solitude
27 avril 2002
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Salut DAVID excuse de ce retard pour répondre, mais, j’ai essayé de faire une connerie et je sorts de l’hôpital ou j’y étais depuis le 31 mars, soit les secours sont arrivés trop vite ou soit j’ai loupé mon coup. Mise à par de légères séquelles qui me resteront à vie, je m’en sort hyper bien et celà à renforcé mon courage à lutter, lutter pour moi et pour nous. Et excuse moi si je t’ai foutu les boules, ce n’étais pas mon but. MERCI A TOI
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