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Situer un peu mon coming-out :
Sébastien, 23 ans, 2002, petite ville, mere, : très bonne réaction
Mon histoire
Quel site super !!
Je vous dois beaucoup car c’est en partie grâce à vous et à tout les témoignages que j’ai lu sur le site que j’ai réussi mon coming-out.
J’ai 23 ans et je suis étudiant à Toulouse depuis un an. J’ai donc vécu un an plus éloigné de ma famille qu’auparavant. Et ça m’a permit de réfléchir. J’ai passé la première semaine de juillet dans ma chambre d’étudiant (avec Internet fournit gracieusement par l’école...) pour ranger ma chambre. Pendant cette semaine j’ai décidé de chercher des sites de conseils sur le coming-out. Pendant une semaine j’ai donc traîné sur le ne pour lire tous les témoignages de monchoix.net et visiter le site de l’assoc. des gays de centrale Lyon (le meilleur dans sa catégorie...). Je suis donc rentré le lundi 8 juillet chez moi avec la ferme intention d’annoncer la nouvelle à mes parents. Je m’étais préparé une lettre à lire.

J’ai laissé passé le lundi car il y avait trop de monde (je voulais d’abord l’annoncer à ma mère). Je suis plus proche avec ma mère (comme beaucoup de gays) et c’est plus facile pour moi de tout dire. Arrive le mardi. Ma mère ne devait pas travailler l’après midi mais elle est arrivée à 16H00 et elle avait beaucoup de chose à faire... J’ai donc abandonné, non sans peine avec ma lettre et je me suis dit que ce serai pour un autre jour. Le lendemain il ne s’est rien passé. En revanche le jeudi j’étais bien décidé à lui dire. J’ai donc éteins la télé (de toute façon il n’y avait rien d’intéressant) pour pouvoir réfléchir au moyen de l’annoncer. Je ne voulais plus lire ma lettre puisque plus je la lisais et plus je pensais qu’elle était nulle. Me voyant aussi songeur ma mère m’a demandé à quoi je pensais. J’ai bredouillé un peu et puis je lui ai dit que j’avais une nouvelle difficile à annoncer et que je ne savais pas comment faire pour l’annoncer. Je n’ai pourtant pas réussit à aller plus loin. Pourtant elle revenait toujours sur cette nouvelle que je devais lui annoncer. Malgré tout ces efforts (et les miens) rien n’est sorti. Je pense que si je ne suis pas arrivé à lui dire c’est parce que je réfléchissais trop. Il aurait fallut que je lui annonce ça comme si j’annonçais le temps du lendemain. Mais j’étais beaucoup stressé. J’ai donc encore une fois renoncé mais au moins j’avais avancé.

Le lendemain, le vendredi 12 juillet 2002 ma mère rentre vers 18H30. A 19H00 à ma grande surprise elle me reparle de la nouvelle que je devais lui annoncer. Elle me dit que de toute façon il faudra bien que je lui annonce un jour ou l’autre et que ce n’est pas aussi grave que je ne le pense. Bref je me décide à lui dire :"bon je vais te le dire alors !". Je prends ma respiration et, et ... Rien ne sort, impossible de dire "Maman j’aime les garçons" ou quelque chose comme ça. Mais cette fois j’ai décidé de lui donner la lettre que j’avais préparé. Elle l’a lu en faisant quelques signes de têtes tandis que moi je ne savais plus où me mettre. J’avais le coeur qui battait, les mains moites bref j’étais nerveux mais très soulagé aussi d’avoir pu "l’annoncer". Ma mère a très bien réagit. Pour la petite histoire elle s’en doutait depuis un ou deux ans. Elle m’a dit quelque chose (j’ai oublié ses termes exact) que je n’avais pas réalisé c’est que les mères (comme les pères bien sûr) ne cherchent que le bonheur de leur fils ou fille et qu’ils peuvent très bien comprendre que leur fils ou leur fille peut être heureux(se) même si il ou elle est homo. Bref les parents peuvent comprendre notre homosexualité si cela nous permet de vivre heureux.
Avec un peu de recul j’éprouve un peu de regret pour ne pas l’avoir fait avant.
Voilà donc le récit de mon coming-out. Je remercie encore une fois les webmasters de ce site exceptionnel et je dis bon courage à tous les homos qui sont encore dans leur placard.
Sébastien a utilisé une lettre, il vous livre en intégralité le contenu de celle ci.
J’ai utilisé une lettre un peu à contrecœur. Je pense qu’elle est nulle (malgré ce que m’a dit ma mère) mais si elle peut aider un jeune comme moi à sortir du placard, alors je m’en voudrais très longtemps. La voici donc.
Maman, Papa, [mon frère], [ma sœur] : j’ai décidé aujourd’hui de vous annoncer quelque chose qui me tient à cœur.
J’ai pendant longtemps éprouvé un mal-être. Vous avez pu voir la différence avec mon frère ou ma sœur : une certaine solitude, une morosité, des comportements bizarres. Ce mal-être vous l’avez tous plus ou moins ressenti : je le sais. Mais je ne sais pas si vous avez pu en trouver la cause.
Aujourd’hui si je vous fait tout ce discourt c’est pour vous annoncer ma préférence pour les garçons.
Si je vous dit ça aujourd’hui, c’est pour plusieurs raisons. c’est d’abord que j’ai accepté ma différence et que j’ai compris que rien au monde ne pouvait la changer : je devais m’accepter tel que je suis réellement. J’ai compris ensuite tout ce que ce coming-out (c’est comme ça que l’on appelle cette révélation) pouvait m’apprendre : apprendre à m’affirmer et à me montrer tel que je l’ai toujours été. J’ai compris aussi que j’étais le seul à pouvoir franchir le cap et que je devais le faire pour moi et ce malgré la douleur que cela pouvait vous faire. Cette douleur, je la connais très bien pour l’avoir ressentie pendant de longues années.
Pour apaiser cette douleur, je peux vous assurer que vous n’êtes en rien responsable de mon homosexualité et que jamais je ne vous ai tenu responsable de ma préférence. Pour diminuer encore cette douleur et pour mieux comprendre l’homosexualité, je peux vous conseiller de lire des livres ou de consulter le site Internet www.monchoix.net qui m’a décidé de me lancer dans cette annonce. Je pense qu’il faudra qu’on en parle mais pas tout de suite parce que je pense qu’il va vous falloir du temps pour l’accepter. A l’avenir je vous serai toujours ouvert pour toutes les questions que vous vous poserez sur l’homosexualité.
Si je pleure aujourd’hui (et dans les jours à venir) je vous prie de croire que ce n’est plus mon homosexualité qui me chagrine mais c’est plutôt de réaliser que je vous apparaîs tel que je suis pour la première fois depuis que vous me connaissez et pour l’immense satisfaction d’avoir enfin accomplit ce grand pas avec vous, pour vous et vers vous.
A faire
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Si vous aussi vous avez fait votre coming-out récemment et vous voulez nous le raconter, c’est par içi