Je viens d’une banlieue tranquille, le genre d’endroit où la moyenne d’âge est d’environ 50 ans et avec peu d’enfants, donc une enfance très solitaire, avec beaucoup de lecture.
J’avais 12 ans quand, un matin, en me rendant à l’école, j’ai pris conscience de mon homosexualité en réalisant que j’étais jaloux de ma meilleure amie qui sortait avec un pétard.
Je l’ai bien pris. Je ne voyais pourquoi j’aurais du m’en faire. À l’époque, je ne savais pas encore que la société est dure envers ceux qui sont différents. J’étais un peu "anesthésié" de tout.
Évidemment, ce qui devais arriver arriva : je suis tombé en amour avec un garçon, mon meilleur ami. Je savais qu’il ne partagerait pas mes sentiments, mais je décidais de le lui dire quand même.
Une grosse gaffe. Cauchemardesque. Toute l’école me traita dès lors comme un pestiféré. Et l’année suivante, au Secondaire, ce fut pire ! Heureusement, je déménageai à la fin de l’année pour quitter ma banlieue. Ma famille s’installa dans la grande ville, et je me cachai dans la foule. Je ne parlais à personne, je n’avais pas d’amis...
Puis, j’ai rencontré une fille au début de mon Sec.2. Elle vivait également dans une réclusion presque totale, et elle était également gaie. Ensemble, nous avons appris à nous accepter sans nous soucier des autres.
Évidement, les réactions autour ne nous n’avaient pas changées. Les gens continuaient d’être méprisants envers les gais et les lesbiennes en général, et plusieurs fois, mon amie et moi avons été pris à part pour notre comportement d’ermites.
Mon secondaire 4 fut une révélation, car je décidais de changer les choses. Je me suis dis que la plupart des gens étaient stupides car ils ne connaissaient pas de gais et de lesbiennes. J’ai donc révéler à tout le monde que j’était gai (mon ami a choisis de rester dans le placard, et j’ai respecté son choix). J’ai prouvé ma théorie : la plupart des gens ont bien réagis, et même deux ou trois "casseurs de pédés" sont revenus sur leurs positions.
Restaient mes parents, que j’ai avertis il y a quelques semaines, et donc la réaction fut bonne.
Mon amie, elle, est encore dans le placard. C’est son choix, et je le respecte.
A faire
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