C’est en seconde que j’ai été amoureux d’un mec pour la premières fois. C’était mon meilleur ami et on avait plein d’autres amis en commun. Au bout de quatre mois d’hésitations, j’ai décidé de le lui dire et c’est à partir de cejour-là qu’il m’a considéré comme un étranger. Son regard était devenu distant, froid... même méprisant. Perdre comme ça mon meilleur ami, ça fait vraiment très mal.
Seulement, il a aussi éprouvé le besoin de le dire à tous nos amis communs, qui se sont alors montrés beaucoup plus distants eux aussi. En quelques jours je me suis retrouvé complètement seul, à un moment ou on a au contraire besoin d’avoir quelqu’un à qui parler.
Au bout d’un mois je n’en pouvais plus : je suis allé le voir, pour lui dire que j’étais toujours le même, qu’il n’avait pas à s’éloigner de moi comme ça, que je comprenais qu’il n’éprouve pas la même chose et qu’il pouvait me faire confiance, comme il le faisait auparavant. Il alors accepté de venir chez moi un après midi pour discuter. Quand il est venu, on est allé se balader.
Mais pendant ce temps son père,qui était au courant de tout, est aussi venu chez moi et a toutexpliqué à mes parents. Quand je suis rentré (après m’être bien engueulé avec Stéphan) mes parents ontfait comme si de rien n’était...
Puis le soir ma mère estvenue dans ma chambre avec une tête... " Le père de Stéphan nous a tout raconté... c’est vrai ?". Là j’étais scié. Je suis resté sans bouger, sans penser... " Parce que si c’est vrai, il ya effectivement un problème". J’étais carrément cloué sur mon lit, je ne savais pas quoi dire, je n’avais même pas envie de dire quelque chose. Avec ce qui s’était passé depuis un mois, j’étais à bout. D’un seul coup, j’ai été furieux contre Stéphan, contre son père, et contre une telle remarque de mes parents : j’ai répondu que, oui, c’était vrai, et je suis parti.
Je suis revenu le lendemain. Mes parents se sont excusés, m’ont dit que ça ne regardait que moi, et qu’ils m’aimaient autant qu’avant. Finalement les choses ne se sont pas trop mal terminées, mais ils évitent toujours d’évoquer ce sujet délicat. Maintenant je suis content qu’ils soient au courant : je ne suis pas obligé de leur mentir ou de paraître différent. C’est d’ailleurs vraiment insupportable de devoir mentir sur ce que l’on est.
Pour finir, maintenant je suis heu-reux : je suis à Centrale (enfin ! yeah !), j’ai une petite chambre sympa, des amis super tolérants avec qui je peux être moi, des activités pour m’occuper (pas moyen de s’ennuyer ici et je ne parle pas de pougne) et SURTOUT UN SUPER PETIT AMI VRAIMENT ADORABLE. Que demander de plus ? Sébastien