Mon existence jusqu’à 18 ans a été faite de flirts avec des filles, publiquement, uniquement pour taire les rumeurs.
A 18 ans, c’est le déclic, ras le bol des mensonges, j’accepte mon homosexualité, mais personne dans mon entourage à qui confier ce secret dont j’ignore encore les conséquences sur mon avenir.
Après plusieurs recherches de jeunes homos comme moi, sans savoir où et comment les rencontrer, je tombe sur une annonce de Freedhom dans un journal. Vous l’aurez compris, il s’agit d’une agence de rencontre. Je croyait pourtant avoir fait le bon choix...
Cette erreur m’a couté une vraie fortune et m’a finalement poussé à garder mon secret avec en prime une dette d’environ 12.000F.
Une fois Freedhom oublié, j’ai fait la rencontre de mon premier copain via internet et les sites de Chat comme Caramail. Notre relation plus virtuelle que réelle s’est soldée par un echec, probalement du fait que nous étions jeunes. J’ai ensuite rencontré d’autres garçons, presque toujours par le Web.
Ces rencontres grace au Web, m’ont permis au fil du temps de m’accepter de plus en plus, jusqu’à enfin ressentir le besoin de m’affirmer.
Cela s’est fait le 1er Avril 2001, eh oui !!! Lorsque ma belle-mère en présence de mon beau-père m’a demandé si ce garçon que je voyais si souvent (Lolo) etait mon petit-ami.
J’ai juste répondu et voilà, je venais de faire mon coming-out...
Aujourd’hui, je sais que si la question m’avait été posée plus tôt, je n’aurais pas répondu. Car en effet, parfois, les parents sont prêts bien avant nous...
Pour ma mère : si je l’avais su plus tôt, il y a bien longtemps que je t’aurais trouvé un petit ami...
Pour mon père : nous n’avons jamais parlé de notre sexualité à la maison avec ses frères. Normal qu’il (Calvin) n’ait pas ressenti le besoin de s’exprimer sur ce sujet