Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
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mardi
18 février 2003
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« De toute manière, tu t’es jamais occupé de moi et t’es même pas foutu de te rendre compte que ton fils est pédé. »
Situer mon histoire :
Julien 16 ans en 2002, dans une ville de banlieue parisienne, je fais mon coming-out à mes parents, leur réaction est mitigée.
Mon histoire :
Je m’appelle donc Julien et j’ai annoncé mon homosexualité à mes parents l’an dernier en novembre 2002...
Lors d’un repas avec ma mère, nous avons abordé le sujet de l’homosexualité, comme une de ces nombreuses fois où elle semblait me tendre la perche... Je n’ai jamais eu de difficulté à lui parler, mais pour ce qui était de lui révéler compte tenu de mes penchants amoureux elle n’aurait pas de petits-enfants, c’était une autre histoire...

A cette période j’avais un petit copain qui me rendait vraiment heureux et donc cela se ressentait, encore plus pour une mère, et du coup elle m’a demandé ce qui me rendait aussi joyeux, aussi épanoui moi qui en temps normal à cause de ma différence avait un comportement pour le moins... ambigu à l’égard de mes parents... je lui ai donc dit que j’avais quelqu’un dans ma vie.
A la question "comment s’appelle-t-elle ?" j’ai rectifié en disant "IL, comment s’apelle-t-IL ?"... et la ma mère m’a tout de suite compris....
J’avais la gorge serrée, je ne pouvais plus laisser un mot et alors c’est à ce moment que ma mère m’a serré dans ses bras comme cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas fait... Je me suis effondré en larmes mais pour une fois, je me sentais bien en pleurant, je commençais à être moi et j’avais bien l’intention de continuer sur cette lancée...
Un peu plus tard, vers le début décembre c’est mon père qui l’a appris... Je ne sais plus trop pourquoi je lui ai dit d’ailleurs, tout ce dont je me rappelle c’est que je l’ai beaucoup regretté sur le coup...

Pendant le repas, le sujet a été abordé et puis comme à l’habitude les mots ont fusé... jusqu’à ce que dans mon emportement je décide de claquer la porte en lançant d’un air hautain qui convient si bien aux adolescents "De toute manière, tu t’es jamais occupé de moi et t’es même pas foutu de te rendre compte que ton fils est pédé..." je crois que ce fut le mot de trop... Du coup, nous avons eu une conversation que je n’oublierais jamais : je m’en suis pris plein la tête et je crois que cela m’a bien endurci par rapport à mon père... je n’étais plus son fils, il ferait tout pour me pourrir la vie, il ferait tout pour que je n’ai plus d’avenir, moi le fils jusqu’alors admiré pour ces bonnes notes, je n’étais plus qu’un chien... Suite à cette conversation, mon père a appelé ma grand-mère pour lui annoncé la nouvelle... d’un manière pour le moins spontanée : "maman, Julien aime se faire enculer, tu te rends pas compte c’est la honte pour la famille." Heureusement ma grand-mère est quelqu’un d’ouvert qui n’a pas mal pris la chose seulement j’étais très mal par rapport à la manière dont elle l’avait appris...
Nous sommes donc restés en froid avec mon père pendant près d’un mois, un mois de silence ou plutôt de conversation à sens unique puisque je n’existais plus à ses yeux, on vivait sous le même toit mais je n’étais plus qu’un spectre, un spectre qui attendait chaque soir avant de se mettre à pleurer sous sa couette en se répétant sans cesse qu’il allait entraîner le divorce de ces parents et perdre son père, même s’il ne l’aimait pas tant que çà...
Et puis, un jour, mon père a visiblement eu une conversation avec ma mère qui a du le travaillé au corps puisque ce dernier est venu s’excuser, chose rare pour une personne aussi fière que lui... Toujours est-il que depuis nous entretenons de même relations même si je n’oublierai jamais ce qu’il m’a dit à ce moment là... nous vivons plus ou moins comme avant en évitant d’aborder le sujet à répétition sans pour autant chercher à l’éviter : il sait quand je vois mon copain actuel, il sait mais il se tait et ne me mutile plus comme il le faisait en m’affublant de tous ces mots...

Aujourd’hui, je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles que j’essaie de mettre entre parenthèses... mes amis savent pour moi, mes parents et le reste de ma famille aussi mis à part mon petit frère que je préfère tenir à l’écart de çà compte tenu de son jeune âge et des moqueries que les enfants de cet âge se lancent à la moindre différence...
Je suis vraiment là si vous voulez m’écrire et je suis de tout cœur avec ceux qui se lancent dans ce parcours du combattant ...
julien (92)
A Faire :
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
1er février 2004
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
22 avril 2003, par Lucas
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julien, franchement, je t’admir trop, toi. Tu as beaucoup de chance, car moi, j’ai prèsque 17 ans, et je suis prèsque prisonnier de ma mère, en éffet, j’ai eu mon premier copain a l’age de mes 15 ans et demi,mais mes parents , ou plutot ma mère car je suis plus souvent chez elle et m on père ne le sais pas,n’ a pas accepter mon homosexualité,d’autant plus qu’elle l’a apri d’une facon tellement honteuse pour moi, elle m’a surpri dans les escalier d’un batiment en train d’embrrasser mon copain, elle m’a tout de suite fait renrer chez elle, et m’a dit a quelques détails près : " p’tit pédé, t’as pas honte ? Comment j’ai fait pour faire un gosse qu est PD, ... " elle à terminer par me dire que de mes 7 enfants, elle n’en avais plus 7, mais 6. Mais ce qui m’a "énnervé" le plus, c est que meme les fait que j’était en larmes, ca ne lui fesais ni chaud ni froid, elle m’a meme dit de ne dire ca à personne ( que je suis gay )que c’été la honte dans la famille. Elle m’a fait en bref une comédie qui a durer un sacrer long moment.Maintenant, et elle ne me parle plus comme avant, elle surveille que je ne revoi plus aucun garcon, elle fouille toutes mes affaires en croyant que je ne le sais pas.Enfin voila julien, sans doute que tu t en fou un peu, mais j’avais besoin de parler. C’été surtout pour te faire voir à quel point je me sent handicapé d’ètre gay, et .. enfin voila. Je te laisse, et rappel toi tout le temp de ce moment que tu a passer pour ton comming out, car il été bo comparer à certain autres.
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
2 mars 2003, par Math
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Je dois d’abord te dire que j’ai trouvé ton témoignage très troublant mais ce n’est malheureusemebt pas ce que j’attendais... Je cherchai un témoignage positif qui me pousserait à faire mon CO à mes parents, je me disai que ca ne pouvait pas QUE mal se passer... apparement si.
J’espère en tous cas que tu seras heureux et que les choses iront pour le mieux avec tes parents et j’aimerai te poser une question.
Je pense faire bientôt mon CO (j’ai 16 ans mais j’en aurai 17 quand j’ai prévu de leur dire) et je voulais savoir si ça vaut le coup de leur dire si je n’ai pas de copain. D’un côté, j’en meurs d’envie car je ne supporte plus de mentir et de me cacher et de l’autre je me dis qu’étant donné mon célibat, les choses ne pressent peut-être pas tant que ça...
Qu’en penses-tu ?
Merci d’avance
(born_to_be_alive_18@free.fr) Math
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
25 février 2003, par ptitgars
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Ton texte ma emu, et je te trouve courageux. Moi je dit tout le temps c pas le moment pour parlé de ca a mes parents (c’est un peu vrai mais je vai pas devoilé me probleme familiaux ici), mais en faite je croi plutot que j’atende que ce soit ma mere qui m’en parle, puisqu’elle a des doute sur moi (qd qqun me tel pour me demandé si je peu le voir l’aprem elle me dit "ah ! tu sa dis ca , ah tu lui aq dit bisous encore un pedal"
Mais bon, je voulai savoir si je pouvais metre ton teimoigniage sur mon site ?
Le site de ptitgars
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
21 février 2003, par joel
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salut ca va ?? moi G 15 ans.... moi je coirs que mes parents bah tu vois ils m’acceptrons jms deja ils m’m po en + il le savent mais il fon style il savent po .... braf bah voila koi... eeuuhh je pourrai pas tjs venir sur se site alors je te laisse mon adresse e mail.. tetu7714@yahoo.fr aller salut julien !!
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
20 février 2003, par Léïko
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Salut Julien j’ai lu ton temoignage et il m’a beaucoup touchér se que tu a vecu ressemble un peu a se que je vie.
Mais parent ne savent pas que je suis homosexuelle mais ils me font souvent du mal et me torture un peu de cette facon toute ma vie est debaler alors a toute ma famille a chaque fois que je dit quelque chose c’est triste mais ma vie est douloureuse.
J’ai peur de se qu’il pourrons me faire si il le savait mais je ne pense pas que cela soit particulierement heureux.
Je risque de me faire virer de chez moi et etre presque rejeter pas mes parents.
Tu as bien de la chance qu’il ne ton pas fait plus de mal que sa.
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
20 février 2003
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Bonjour Julien,
Je suis une maman de 50 ans, je me permets donc de te dire "tu". Bravo pour ton courage. N’en veux surtout pas à ton papa. Nos deux fils sont comme toi, nous n’avons pas d’autres enfants... La douleur des parents est terrible tu sais, terrible.. Mais nous devons nous résigner et ne vouloir que le bonheur de nos enfants. Les nôtres ont été très tôt honnêtes et courageux envers nous par rapport à leur homosexualité. Agés aujourd’hui de 20 et 24 ans, ils savent qu’ils trouveront toujours à la maison la confiance, l’aide, et l’amour de leurs "vieux" parents. Les "révélations" se sont faites il y a 5 et 2 ans, sans "portes qui claquent" mais avec beaucoup de larmes...et des milliards de questions...sans réponse bien sûr.
Il nous faut continuer sur le chemin de l’acceptation ou de la résignation au moins. Les savoir heureux sera notre réconfort.
Je voulais te dire tout cela en découvrant ton témoignage très émouvant.
Sois heureux et prends soin de toi et ... de tes parents.
Tu peux me contacter si tu le désires.
mnot@voila.fr
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
5 mars 2003
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moi g 17 ans et mes parents n accepte pa du tout ils m empeche de la voir de lui tel c insupportable que faire que leur dire dans ce cas la ? merci raya
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
19 février 2003, par legay
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re-coucou , c encore alexis javé pas le temps de tout écrire hier , mé je voulé te dire ke la façon dont ton pere a dit a ta grand-mere ke tu été gay , c hoible , c’est surtout cette phrase ki ma choké , mé si tu a un peti ami , c le principal et jesper ke t heureu***
bisou
alexis
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
18 février 2003, par Tidus
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Ton histoire est assez émouvante je dois dire ... Si je n’aitais pas blasé comme je le suis, elle m’aurait arraché des larmes ... J’apprécie énormément la façon dont ti as fait ton CO à ta mère. Cette méthode me semble courageuse, et en y réfléchissant bien, je vais peut-être m’en inspirer (Qui sait ?) ... La réaction de ton père a quand même été un peu excessive, mais il semble que ta mère est une bonne médiatrice, et c’est heureux pour toi. C’est fou, mais au niveau de la remarque faite au père, que je ne reciterai pas, je me reconnais un peu, ou plutôt je reconnais mon père. A mes yeux il n’a jamais été qu’un gripsou à l’affut du très renommé gaspi ... Il est d’autant plus vrai que je n’existe pour lui que par mes résultats scolaires, qu’il trouve toujours le moyen de trouver médiocres, mais passons, ce n’est pas ici l’histoire de ma vie, mais celle, bien plus intéressante, des autres.
Je ne saurais trop te remercier pour ton témoignage qui me fait du bien à lire et qui me touche. De tels témoignages sont les meilleurs.
Tidus - Emu & Admiratif
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
18 février 2003, par legay
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coucou tou dabor , je vien a peine de voir ton txt ki est super bo et émouvant , sa fé 1 semene ke je suis parti en vacances et jatendai avc impatience les coming out et je vien de rentré et je vien de lire le tien c super se ke ta fé et ta bocou bocou de chance davoir un copain
ecri moi si tu veu
bisou
lastar.alexis@xanadoo.fr
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> Julien, 16 ans : je vis heureux avec une ou deux pensées indélébiles
18 février 2003, par TriBad
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Un grand bravo pour cet article !
La phrase "De toute manière, tu t’es jamais occupé de moi et t’es même pas foutu de te rendre compte que ton fils est pédé..." reflète une réalité flagrante pour la majorité des homo.
Le manque affectif du père "joue" bcp dans l’orientation sexuelle d’un enfant/ado. J’en fais parti, toi aussi et combien d’autre...
Bonne chance pour la suite Julien ;)
++
Mes coming-out
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et félicitation ! ben dis donc, je ne me plaindrais plus jamais. T’as du passer par des moments bien difficiles, je ne peux que te dire bravo pour ça !!!! Franchement, ça vient du coeur ! Maintenant, ça va aller beaucoup mieux, tu verras !
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