Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
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lundi
25 août 2003
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Situer un peu mon coming-out
| prénom : | Jean-Sébastien | | âge : | 2O ans en 2003 | | Ville : | village/campagne | | coming-out : | père/mère/amis | | Réaction : | mauvaise |
Mon histoire
Tout jeune, je me sentais différent des garçons de mon âge. Je n’avais que des amis de fille parce que c’était avec elle que j’étais capable d’avoir des amitiés durables.
En vieillissant, j’ai pu établir des amitiés avec des ados de mon sexe et j’étais heureux. Mon existence tranquille a été changée à jamais quand j’ai réalisé que j’étais homo. J’ai refusé de l’accepter et j’ai terminé le secondaire tout en portant ce lourd fardeau.
Le temps passait et je vivais tout en pensant être "normal" jusqu’au jour où toutes ces émotions refoulées ont refaites surface. Sans compter aussi que peu de temps avant, j’étais tombé amoureux d’un élève de mon cégep(établissement collégial au Québec). Alors c’était vraiment affreux comme situation : d’un côté, j’étais tiraillé par le refus d’accepter qui j’étais et de l’autre côté, je voulais être aimé. Alors, ça c’est pas trop bien passé car j’ai été sombré dans la déprime ...
Par la suite, j’ai continué a vivre tranquillement jusqu’au jour où j’ai été forcé d’accepter ma condition pour cesser de vivre malheureux car l’être humain ne peut pas vivre éternellement dans la tristesse et le malheur. En même temps, j’ai fais la rencontre d’un homme charmant qui m’a aidé dans mon processus d’acceptation et une sorte de complicité s’était développé. Même si cela a été de courte durée, je n’ai pas regretté cela car pour la première fois, j’étais heureux.
J’ai ensuite décidé de tout dire à mes amis. Une chance, ils ont acceptés le fait que je sois homo et ils m’ont encouragés à continuer dans la voie que j’avais choisi. La prochaine étape a été la famille et j’peux dire que ça a été très dramatique. Ma mère, ayant des doutes depuis un certain temps, m’a soumis à un interrogatoire où j’ai finalement fini par leur avouer mon homosexualité. La réaction a été assez virulente parce que mes parents sont très croyants alors j’ai eu droits aux sermons du genre : c’est pas ce que Dieu veut ! T’es pas normal ! Tu vas aller en enfer ! Ensuite, ils ont fini par me dire que le jour où je quitterais la maison, je ne serais plus le bienvenu car je vivais dans le péché... J’étais démoli et j’m’étais senti rejeté tout d’un coup.
En un instant, je n’étais plus l’enfant modèle avec un avenir brillant, j’étais la honte de la famille, un échec. La relation très proche que j’entretenais avec mes parents a été démolie. Ils essayaient toujours de me convaincre de reprendre le chemin de la normalité, ce qui signifie sortir avec une fille et avoir des bébés alors ça ne s’est pas amélioré durant les jours qui ont suivi mon coming-out avec ma famille.
Maintenant, je prépare mon déménagement pour une ville plus grande où j’pourrai finalement vivre ma vie. Même si ma famille désapprouve mon mode de vie et ne me parle plus beaucoup, je suis heureux car je n’ai plus à mentir pour personne maintenant.
A faire
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Les
commentaires |
> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
13 septembre 2003
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salut sebastien et bravo pour le courage et la force de caractère dont tu as fait preuve !
Etre gay, c’est pour certain facile à assumer d’autant plus que la réaction des parents est bonne mais pour d’autres, ça ne l’est pas !
Se poser des questions sur sa normalité, faire le tri entre les vérités et celles que nos parents essaient de nous inculquer...bref, pire qu’un chemin de croix... mais tu t’en es sorti et dis-toi que si tu en es arrivé là, c’est bien que tu vaux la peine de continuer à vivre comme bon te semble et être enfin heureux
Je suis un peu dans le même cas que toi donc je te comprends pleineùent, je déménage aussi dans une grande ville bientôt
si tu veux en parler avec moi pour plus de détails ou savoir comment faire pour meiux t’assumer encore que tu ne t’assumes déjà ???pas de problèmes
courage, et @ bientôt peut-être
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
31 août 2003, par jule
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J’attents justement de faire mon coming-out après la polyvalente pacque je me disais que le monde avais trop de préjugé, itout que au c’est chiant, pas moyens de d’être soi-meme sibolle. En passant jte comprends moi tout qu’en jtai flot jme tenais seulement avec des filles. mais en plus c’est dure d’avoir des chum de gars qu’on considere pas comme des partenaire pacque sérieux moi y me font toute bandé salut réecris moi
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
4 septembre 2003, par Jean-Sébastien
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Salut Jules, je t’invite à me contacter par courrier électronique si jamais tu as envie de me parler et qui sait, peut-être j’pourrais t’aider :)
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
26 août 2003, par laurent
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Salut Jean-Seb !
Excuse-moi cette familiarité mais ton prénom est pas sans me rappeler qqun...
Eh oui, c pas tjrs si facile de faire son comingout à sa famille... mais tu l’as fait, et rien que pour ça tu mérites un grand bravo !
Et peut-etre qu’avec le temps, tes parents vont faire de la réflexion, qui sait ?
Bravo et courage !
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
26 août 2003
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J’ai été touché par ton témoignage, car il reflete les peurs que j’ai à mon tour de faire mon mon coming-out aupres de ma famille. Ce que tu as fait est tres courageux, et j’espère que ta situation va se rétablir, en tout cas tu ne vis plus dans le secret et tu t’assumes aujourd’hui, et c’est ça qui compte.
Amitier, Djé
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
26 août 2003, par Mady
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Bravo Jean-Sebastien pour ton courage. Bien sûr, je suis très triste pour toi que ta famille ait eu une réaction aussi violente, que pour ma part je ne peux comprendre...
Vis ta vie, sois toi même (tu n’as pas choisi d’être ce que tu es, on choisit une orientation scolaire, professionnelle... mais pour la sexualité on choisit ou non DE VIVRE CE QUE L’ON EST, donc on ne peut rien (et tu ne peux rien) te reprocher.
Si tes parents et tes frères et soeurs n’ont pas d’état d’âme après cette rupture entièrement de leur fait, tant pis pour eux.. S’ils sont vraiment des parents et des proches aimants, ils ne vont pas tarder à souffrir de leur propre attitude qui les éloigne de toi, et tenteront de faire le premier pas.... Même leur foi devrait les amener à cette démarche, après avoir dépassé le fameux "qu’en dira-t-on"....
En tous cas, je te souhaite bonne chance, et te félicite encore pour ta courageuse démarche.
Sois heureux et prends soin de toi.
Une maman,
Mady
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
22 septembre 2003, par Martin
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Salut Jean-Sébastien,
Super si tu te sent mieux, il ne faut pas oublier que des fois s’accepter prend du temps, alors il est normal que les autres ne peuvent le faire immediatement. MAIS POURQUOI. avoir a se justifier d’un état. C’est une situation sur laquelle on aucune emprise.
La seule chose qui importe c’est que les gens qui nous aiment vraiment continuent, les autres tant pis pour eux ils ont perdu une chance de connaitre des gens formidable.
Bonne journée
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
25 août 2003, par Archie
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Je suis tellement désolé pour toi ! Comment peut-on prendre la religion à ce point à la lettre ? en faire le guide de sa vie au dela se sa propre raison même ? lui obèir au point de renier ses propres enfants ? Je vois les églises vides et je ne vais pas le pleurer... jamais la propagande, d’aucune sorte que ce soit, ne devrait jamais nous reprendre notre libre arbitre, nous dicter nos pensées.. Bonne chance , Jean-Sébastien, dans ta nouvelle vie, et j’èspère que tu parviendras a garder contact avec au moins une partie de ta famille. (fréres et soeurs, cousins-cousines, grands-parents...)
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
4 septembre 2003, par Jean-Sébastien
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La religion est un grand obstacle pour tout ceux qui veulent s’affirmer mais bon on peut passer à travers avec de la persévérance. J’ai de bonnes nouvelles : j’ai repris contact avec ma famille et bon les rapports sont de plus en plus positifs. Le fait que j’aie déménagé et qu’ils ont vu que j’suis heureux maintenant les a peut-être poussés à réfléchir. Ils ont même l’intention de me rendre visite bientôt. Ma mère ma même dit qu’elle comprenait que j puisse pas changer alors lentement, il y a du progrès :) C’est ce qui compte :)
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
18 octobre 2003
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La parole de Dieu n’est pas un obstable mais certaines interprétation de cette parole peuvent etre des obstables.
En tous cas, vos parents devraient etre aimants avec vous et j’espere qu’ils le seront davantage jour après jour.
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
2 novembre 2003, par legoly
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Je pense que tes parents sont victimes de leur éducation. J’ai été moi-même amené à côtoyer le milieu bourge-catho-conservateur de ma ville et c’est vrai qu’il ne remettent en aucun cas leurs valeurs, leurs préjugés, leur éducation, en question. Comprends-les : depuis tout petits, on les a persuadés d’être dans le droit chemin, de penser "comme il faut". Dès qu’ils croisent un homosexuel, c’est forcément lui qui est anormal.
Mais ici, c’est différent : tu es leur fils. Ils risquent de se mettre à réfléchir un peu plus. Leurs préjugés vont peut-être garder le dessus (on n’y peut rien) mais ils vont peut-être comprendre que tu n’as rien choisi (si l’homosexualité était un choix, on ne se suiciderait pas pour ce motif ; tu peux le leur dire). Etre gay est un état, pas un choix ou une manière d’agir.
Et s’ils ont compris cela, tu pourras leur expliquer que c’est Dieu qui nous a faits comme nous sommes et qu’il nous aime tous tels que nous sommes. Peut-être t’a-t-il fait gay précisément pour faire réfléchir tes parents ? :-)
Je t’embrasse et bon courage !
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> Jean-Sébastien, toutes ces émotions refoulées ont refaites surface.
5 novembre 2003, par Jean-Sébastien
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Mais bon, ca fait 3 mois que jai fais mon coming out et j’ai maintenant un bon dialogue avec eux. Ils ne sont pas d’accord avec mon choix de vie mais ils respectent ma décision. L’important pour eux, c’est que je sois heureux et que je n’aie pas trop de problème.
Mais bon, j’vais devoir les préparer à une nouvelle qui va probablement avoir l’effet d’une bombe : j’ai maintenant un petit ami. Alors ils vont devoir se résigner à accepter que j pourrai pas changer alors avec le temps et beaucoup de dialogue, j vai finalement avoir réussi à leur faire accepter le fait que je sois homosexuel :)
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