Je ne savais pas que je cherchais désespérément quelque chose, et que ce quelque chose, c’était moi.
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lundi
23 mai 2005
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Bonjour à tous et à toutes. Je me présente : je m’appelle Philippe, j’ai 49 ans et je viens de prendre conscience que je suis homosexuel. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour bien faire...
Mon histoire ? Probablement pas très différente de beaucoup d’autres. Dans les années 50, il n’y avait pas d’internet, pas de jeux vidéos, pas de télévision. Vous imaginez, pas de télévision ? On ne parlait pas d’homosexualité alors, on ne parlait même pas de sexe non plus, d’ailleurs.
J’avais reçu une éducation (j’hésite à utiliser le mot conditionnement) très catho, dans un milieu soucieux avant tout des apparences. Surtout bien surveiller ses pensées, éviter les "mauvaises fréquentations", etc. Avec le recul, je le ressens presque comme un viol de la personnalité, un traumatisme en tout cas. J’étais devenu un être asexué, asocial, enfermé dans ma coquille, dans mon enfer personnel. J’étais en perpétuel conflit avec tout le monde, intérieurement hanté par les cauchemars, les doutes, la folie. Entre dépressions et tentatives de suicide, je faisais les quatre cents coups aux quatre coins du monde, je me moquais totalement de ce qui pouvait m’arriver. Je ne savais pas que je cherchais désespérément quelque chose, et que ce quelque chose, c’était moi.
Petit à petit, j’ai perdu le contact avec ma famille, j’ai perdu mes amis, j’ai perdu mon travail.
Perdre mon travail, probablement ce qui pouvait m’arriver de mieux. Mon patron m’a gentiment expliqué qu’il ne voulait plus me voir, qu’il préférait me payer encore quelques mois juste pour rester chez moi, et que non, inutile de passer à mon bureau pour reprendre mon chapeau, on m’enverrait le tout par colis postal. Bref, j’ai eu pas mal de temps libre pour gamberger, laisser mon cerveau tourner en roue libre.
C’est alors que les pièces du puzzle ont fini par se mettre en place. Subitement, une fois mis ensemble, quelques détails ont pris tout leur sens. Pas de questions, pas d’interrogations, pas de doutes, pas de sentiment d’acceptation ou de rejet. Pour mon esprit d’ingénieur, il s’agissait simplement de la solution d’un problème - et d’une solution tout à fait satisfaisante pour un ingénieur, qui expliquait tout ce que j’avais vécu, tout ce par quoi j’étais passé, tout ce que j’avais ressenti et observé, toutes les réactions que j’avais suscitées. Presque avec la rigueur d’une démonstration mathématique.
En quelques jours, je me suis aperçu que j’ai changé totalement de comportement, de point de vue, de personnalité. Il me semble maintenant que je parle de quelqu’un d’autre, quelqu’un que j’aurais peut-être vu dans un film ou dans un bouquin. Pourtant, je me sens toujours moi. Ou peut-être enfin moi ?
Finalement, il me reste simplement cette certitude : aussi noir que puisse être son enfer personnel, il existe toujours une petite lueur. Et le plus difficile est peut-être de la trouver. Puis une fois trouvée, on s’aperçoit que c’est un projecteur éblouissant, qui vous montre à quel point la vie est belle.
Maintenant je savoure chaque instant que j’ai vécu. Si je voudrais changer de vie ? Et devoir renoncer à toutes les expériences inoubliables que j’ai vécues, aux gens fantastiques que j’ai pu rencontrer ? Jamais !
Bien sûr, je suis homosexuel. Mais au fond, ce n’est qu’un détail parmi d’autres. En tout cas pas suffisant pour le jeter à la figure des gens s’ils ne demandent rien ! Et que les gens le sachent ou non, cela n’a tout compte fait aucune importance. Par : Philippe
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> Je ne savais pas que je cherchais désespérément quelque chose, et que ce quelque chose, c’était moi.
27 novembre 2006, par amand christ
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bonjour a tous peut tr contrairement a d autres j ai su tres t^t que jétais homo je devais avoir dix ans environ et je mamusais dejas avec un amis de mon age mais ma premiere experience je l ai eu a 14 ans avec un homme marié de 28ans je dois dire que maintenant j ai moi même 63 ans et que tout le monde est au courant de mon homos sexualité mes parent l on toujours su ils n en parle pas je n ai pas de problêmes avec eux mais ils ne l on jamais accepté quand aux gays du maroc je les comprend car ici a bruxelles il en a beaucoups de marocain qui son gays ou bi et m^me hetero mais quand ils on une relations homos avec moi il me demande de garder cela secret et ils repartent en trmblent peur que cela sz sache je ne suis pas du genre a aller raconter a tous ce que je faitni avec qui aux marocains je dit la religion catholique ne l accepte toujour pas mais la societé devien plus tolerante et le maroc a du retart quil finiras par ratraper jusque maintenant il etais comme d autre pays musulmant isolé mais le progrés fait bien les chôse avec le tourisme les moeus s exportent
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> Je ne savais pas que je cherchais désespérément quelque chose, et que ce quelque chose, c’était moi.
2 mars 2006, par martin
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saluta tous les gays je suis un gay tres seduisant qui aiment tres bien cette fasade sexelle parceque pour moi c’est la meilleur se faire enculer et enculer meme je touve cela sexy qui est la plus belle chose que la terre ne nous ai donnée .mais malheusement j’ai un probleme qui ma fais vous ecrire pour soliciter votre aide en effet en afrique l’on a tendence a rejetter les gays sous pretexe qu’il sont maudut c’est de cela que je suis victime de pius lontemts et ne voulant plus etre blamer dans les lieux public, ne voulan plus etrs a la risé de nombreuses persones ,pire encor j’ai ete rejetter par ma famille voila purkoi je voudrais que vous m’aidiez a quiter l’afrique là où l’on n’acceptent pas les gays pour vous rejoindre là où vous etre je vous en pris svp .pour etre toujour en permance avec les gays du monde entier .je suis de moraliser et desesper de la vie actuellement . repondez moi vite je vous en pris.baye !
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> Je ne savais pas que je cherchais désespérément quelque chose, et que ce quelque chose, c’était moi.
25 janvier 2006, par lyricverseau
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salut... En quelques mots tu résume la situation de bien des mecs qui sont nés en 1950... C’est mon cas. J’en ai pris conscinece. J’ai eu une amitié très forte étant jeune, et je souffre encore d’avoir dû l’interrompre.
Je n’aime pas faire souffrir les êtres, alors parfois, j’ai une aventure discrèter avec un mec que j’aime. A bientôt
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J’ose espérer que dans ce monde complètement « dingue », il existe encore... sur cette planète appelée TERRE des êtres tolérants, ouverts sur notre vie extérieure et notre ego intérieur afin qu’ils puissent prendre conscience que notre existence est entre nos mains chaque jour.
Bien sûr, il faut pour cela que notre société, faite de citoyens responsables, bouge un peu ses fesses et comprenne que les générations futures risquent d’aller vers une décadence totale “Ceci ne sont pas les termes d’un débile mental !”. L’Amour des autres (au sens noble du terme) est ce qu’il y aura de plus beau car nous prendrons ensemble nos responsabilités pour demain. C’est tellement beau de pouvoir s’exprimer par un dessin, une photo, un écrit, une chanson etc.
Merci de m’avoir lu.
Rions de nous-mêmes et non pas des autres car la route est longue mais chaque jour vaut la peine d’être vécu.
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> Je ne savais pas que je cherchais désespérément quelque chose, et que ce quelque chose, c’était moi.
5 juillet 2005, par Mady
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Merci Philippe pour ce témoignage sincère et émouvant.
Non, il n’est jamais trop tard, et je te souhaite tout le bonheur du monde.
Amicalement,
Mady
nb : eh oui, les années 50, c’était tte notre jeunesse ... ça parait presque de la préhistoire .. puisqu’effectivement il n’y avait pas la télé (ou très peu..) pas d’internet bien sûr, et bcp de tabous, bcp trop..
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> Je ne savais pas que je cherchais désespérément quelque chose, et que ce quelque chose, c’était moi.
5 juillet 2005, par Mady
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Merci pour ton témoignage, Philippe, très sincère et émouvant.
Non, il n’est jamais trop tard et je te souhaite tout le bonheur du monde.
Amicalement,
Mady
nb : et oui, les années 50, ça semble presque la pré-histoire pour les "petits jeunes" d’aujourd’hui.. et pourtant, c’était notre enfance, notre jeunesse, sans télé, sans internet, mais avec bcp de tabous, bcp trop !
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