Guillaume, 17 ans et quelques.
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mardi
18 janvier 2005
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Je crois que ce texte s’adresse aussi bien aux lesbiennes qu’aux homosexuels, mais comme je suis un garçon, je ne parlerai qu’au masculin. C’est tout ce que je connais, après tout. En plus, c’est l’histoire d’une expérience personnelle.
Je suis homosexuel. Il n’y a pas si longtemps encore, c’aurait été un motif de déprime (et ça l’a été). Mais plus maintenant. Pourtant, je suis toujours aussi célibataire qu’il y a 17 ans et demi et je n’ai toujours pas rencontré physiquement le seul autre homosexuel que je connaisse. Simplement, j’en ai eu marre de déprimer comme un idiot, et sans aucune raison valable, qui plus est (à part bien sûr celle de mon célibat). A ceux qui me diront que l’homosexualité est un motif suffisant pour broyer du noir, je répondrai : arrêtez l’autoapitoiement. Personnellement, j’habite dans un trou perdu de 2500 habitants, sans possibilité d’aller en boîte (gay ou pas) ou de rencontrer d’autres homosexuels, et où l’annonce de ma nature me vaudrait probablement une condamnation à mort par lapidation publique (et 2500 jets de pierre, ça doit être douloureux !). J’avoue que j’ai cependant la chance d’avoir des parents qui n’ont pas changé depuis mon coming-out, et quelques amies ouvertes.
Mais ce n’est pas grâce à eux que j’ai arrêté de me taper la tête contre le mur. Un jour de déprime, je me suis juste dit : "Arrête tes conneries et réfléchis : est-ce que tu as vraiment le droit de te plaindre ?". OK, je suis homosexuel, OK, ma vie sera plus difficile que celle de la plupart des hétéros, OK, je n’aurai pas d’enfants, de femme ou de position sociale normale, OK, je risque d’être montré du doigt et insulté. Mais mince, et alors ?! C’est tout ! Rien de plus grave ! D’accord, je vais continuer à me cacher (ou plutôt juste ne pas m’afficher trop onstensiblement, parce que je ne me cache pas vraiment) encore un certain temps pour éviter d’attirer l’attention des tarés qui vivent dans ce monde, mais une chose est sûre, c’est que plus jamais je n’aurai honte d’être ce que je suis. Je suis homosexuel, mais je ne suis pas que ça ! J’ai une personnalité, des opinions, des centres d’intérêt, des espoirs, des projets, comme tout le monde. Tout ça me définit mieux que le terme réducteur "Gay". Et je pense que je suis un gars bien, alors pourquoi me dévaloriserais-je à cause d’un problème qui n’en est pas un ? Qu’est-ce qu’il y a de honteux à préférer les garçons ? C’est vachement cool, au contraire : on a la même composition physique, les mêmes hormones, les mêmes désirs, la même façon de penser... Bref, il y a toutes les chances pour qu’on se comprenne mieux que des couples hétéros ! Et au fur et à mesure que le temps a passé, l’absence de honte s’est transformée en fierté. Je peux désormais dire que je suis fier d’être homosexuel, et que je ne changerai pour rien au monde. Je suis en paix avec moi-même, j’ai définitivement cessé de m’autoflageller à cause de ça. C’est assez difficile à expliquer, mais aussi ridicule que ça paraisse, j’adore mon homosexualité. Je ne l’affiche pas ouvertement, je ne suis pas maniéré, mais si quelqu’un me posait la question directement, je répondrais la vérité sans rougir, parce qu’il n’y a pas matière à rougir. J’ai décidé d’aller de l’avant, de vivre ma vie, et je méprise tous ceux qui considèrent mes préférences sexuelles comme quelque chose de condamnable. Pour ceux qui ne croient toujours pas que l’homosexualité est supportable (même au fin fond du trou du c.. du monde) et qui voudraient ne pas être marginaux, voici une phrase que mes parents disaient dans mon enfance, qui m’est revenue récemment et a été un beau point final à mes déprimes : "Être normal, c’est faire partie du troupeau de moutons que forme le peuple français." Eh bien voilà, l’homosexualité est un moyen de ne pas être un mouton sans pour autant être un hors-la-loi ou un drogué. Evidemment, si vous voulez à tout prix être intégré dans la société, ce n’est pas ça qui va vous remonter le moral, mais franchement j’ai du mal à comprendre un homosexuel voulant appartenir entièrement à une société aussi intolérante, même si elle évolue petit à petit. Je sais que j’ai besoin de la société, mais je la regarde d’un oeil lucide et je prends du recul par rapport à elle, pour qu’elle ne puisse pas me faire de mal.
J’espère que ce message aidera ceux qui en souffrent à réaliser que l’homosexualité n’est ni une tare, ni une maladie, et qu’en avoir honte revient à faire le jeu de ces abrutis d’homophobes. Re-la-ti-vi-sez ! L’homosexualité ne signifie pas que le bonheur est inaccessible ! Soyez fiers de votre différence ! Puisez-y votre force !
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commentaires |
> Guillaume, 17 ans et quelques.
1er mars 2005, par will (guillaume)
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> Guillaume, 17 ans et quelques.
6 mars 2005, par Guillaume
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> Guillaume, 17 ans et quelques.
28 février 2005, par sebastien
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Bonjour, Je découvre ce site et ce superbe témoignage.J’ai 34 ans, et suis étonné d’une telle maturité de la part de Guillaume. Bien évidemment que l’on ne se définit que par cette homosexualité. Guillaume l’a compris, a comrpris également les choix que cela suppose les renoncements eventuels. ET bien je dis BRAVO, car la revendication, l’allignement sur le mode hétero n’est pas la solution. Chez les gays socialement tout est a inventé. G n’est pas dans cette revendication tout en étant fier et paisible. ALors que dans le contexte présent (petit village ...) cela doit etre difficile. Et bien rassure toi dans les grandes villes c’est parfois pas plus facile (superficialité des gays ...)
JE DIS BRAVO
Sébastien
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> Guillaume, 17 ans et quelques.
6 mars 2005, par Guillaume
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> Guillaume, 17 ans et quelques.
25 janvier 2005, par Arthur
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Salut Guillaume, je voulais savoir se que tes parents t’on dis quand tu leur à dis ?
Arthur
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> Guillaume, 17 ans et quelques.
30 janvier 2005, par Guillaume
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Mes parents l’ont très bien pris, autant qu’il l’est possible dans cette situation. Niveau ouverture d’esprit ils sont presque parfaits, et je mesure ma chance.
On n’en parle pas tellement souvent mais ce n’est pas un tabou, à la limite c’est moi qui suis plus gêné qu’eux !
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> Guillaume, 17 ans et quelques.
19 janvier 2005, par monmec
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j ne parle pas o homosexuel par ce que j le sui pa j’ai 2 gas je sais pas si il même il son trop beau 1 qui s’appel alvine et l’autre davd
ton messages
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> Guillaume, 17 ans et quelques.
19 janvier 2005, par Antoine
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Salut Guillaume, je m’appel Antoine, j’ai 20 ans et j’habite à strasbourg. J’ai lu attentivement ton message du 18 janvier et j’aimerais beaucoup correspondre avec toi. Je pense qu’on pourrait bien s’entendre. Si ca te dis alors n’hésite pas.
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> Guillaume, 17 ans et quelques.
18 janvier 2005, par Tonymf
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salut je mapl tony g 16a et je cherche oci l’autre qui me sortira de ma deprime si tu est cet autre ecri moi
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> Guillaume, 17 ans et quelques.
19 janvier 2005, par Antoine
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salut tony, j’mappel antoine. j’ai écris a guillaume et j’ai vu ta réponse aussi... j’ai 20 ans et j’habite strasbourg... j’aimerais beaucoup te parler... si je peux t’apporter mon aide ca serait avec plaisir. N’hésite pas à me contacter.
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