Erwann, 19 ans : une attirance pour les hommes
|
|
mercredi
4 février 2004
|
|
Monchoix m’a beaucoup aidé depuis que je l’ai découvert, j’ai franchi le pas que je ne pensais jamais franchir.
|
-
Situer le coming-out Erwann 19 ans En 1998-2003 Limoges (200 000 hab) Coming-out à ma Meilleure amie et à mes parents Bonne réaction
Mon histoire
Bon ça y est cette fois-ci je me lance, je vais raconter mon Coming-out.
J’ai toujours plus ou moins su que j’avais une attirance pour les hommes, et ce depuis le plus jeune âge, je savais qu’il y avait un truc en moi qui était différent des autres garçons de mon âge.
Vers 14 ans, j’ai vraiment réalisé que c’était les mecs qui me branchaient, et pas les filles... enfin... je l’ai réalisé mais je ne voulais pas totalement l’avouer. La première personne à qui j’ai fait part de cette "différence est ma meilleure amie, seulement je ne lui ai pas dit que j’étais homo mais bi. Pourquoi lui ai-je dit ça vous allez me demander ? Et bien je pense que pour moi être bi était moins "grave" qu’être homosexuel, disons que dans ma tête ça limitait la casse d’être bi. Cela ne me posait aucun problème, d’ailleurs quand quelqu’un faisait ma connaissance, il finissait vite par comprendre la chose !
Tout mon entourage était donc au courant de mes préférences, mais bon mes amis n’étaient pas si idiots que ça, ils voyaient bien que je ne parlais jamais de filles, et que je me retournais toujours sur les garçons dans la rue... c’était donc plus qu’évident ! J’ai donc continué à me voiler la face comme de 14 à 17 ans, ça en devenait d’ailleurs plus ridicule qu’autre chose car même de mon côté j’avais du mal à croire ce que je disais concernant ma bisexualité. J’ai traversé d’autres choses pendant ces trois années qui ne m’ont pas vraiment aidé à réaliser ma vraie nature, j’ai fait pas mal de bêtises aussi. Pas le genre de choses idiotes qu’on fait quand on a quinze mais des choses qu’on regrette des années après. Je n’ai pas non plus eu une enfance dorée, et je n’ai jamais cru à l’amour. Rien ne m’y aidait d’ailleurs dans mon entourage familial presque inexistant.
J’ai finalement eu dix-huit ans et je me suis calmé, je me suis renfermé sur moi-même, et je me suis promis de ne jamais sortir avec quelqu’un, je m’étais persuadé que je ne pouvais pas mériter d’être aimé, que je ne pouvais jamais avoir de relation amoureuse. Je m’acceptais pourtant en tant qu’homosexuel, mais côté affectif je ne croyais en rien. Dans mon entourage familial, la seule personne pour qui il importait pour moi qu’elle soit au courant de mon homosexualité c’est ma mère. Monchoix m’a beaucoup aidé depuis que je l’ai découvert, j’ai franchi le pas que je ne pensais jamais franchir : le coming-out maternel, qui pour moi était la phase finale de mon acceptation. J’avais tellement redouté ce moment, j’avais tellement imaginé des manières horribles avec lesquelles il pourrait se passer, que j’ai été extrêmement surpris de la façon dans laquelle ça s’est déroulé. Tout simplement, les mots sont sortis comme ça, ce n’était pas prémédité, rien n’était calculé, et boum !
Finalement, ça s’est passé plutôt bien, quelques larmes, mais beaucoup de compréhension. Elle ne l’a pas pris trop mal, mais qu’elle le prenne bien ou pas je n’en avais rien à faire : je faisais ça pour moi, et qu’importe sa réaction, c’était nécessaire à mon bien-être. Après tout ça ne fait que plus de deux mois que c’est arrivé, c’était le 31 octobre 2002 (je choisis toujours la date adéquate !) et depuis je n’ai jamais été aussi bien dans ma tête et dans mon corps. Maintenant j’ai même découvert l’amour, j’ai un copain adorable que j’aime plus que tout, ma mère l’a déjà rencontré et tout se passe bien, je suis heureux.
A faire
Ecrire un message à Erwann (Cliquer dans le petit tableau sur « répondre à l’article »)
Si vous aussi vous avez fait votre coming-out récemment et si vous voulez nous le raconter, suivez le lien suivant : Envoyer son témoignage
|
A voir
aussi
Les
commentaires |
> Erwann, 19 ans : une attirance pour les hommes : Réponse à Mathieu
2 mars 2004
Nouveau message
Et bien je ne l’ai tout simplement pas dis à mon père car il ne fait pas partie de ma vie, et cela depuis mes 5 ans, donc je ne juge pas utile de lui dire puisque je ne lui ai pas parlé depuis cet âge.
Voilà ;) et merci beaucoup pour vos petits messages, ça m’a fait très plaisir et je vous rassure, le bonheur est plus que présent dans ma vie avec mon chéri d’amour <^_^>
[Répondre à ce message]
|
> Erwann, 19 ans : une attirance pour les hommes
25 février 2004, par Mathieu
Nouveau message
Salut Erwann !! J’ai trouvé ton temoignage touchant, car il me rappelle certains passages que j’ai vecu, comme le CO à ma meilleure amie, en lui disant que j’etais bi pour que ça "passe" mieux. J’ai beaucoup aimé le passage où tu dis que tu t’en fichais de la réaction de ta mère, que tu le faisais pour toi, pour te sentir mieux. Par contre, je ne sais pas si tu l’as dit à ton père, à moins que j’ai rater une ligne. Pourquoi ne pas lui avoir dit en meme temps que ta mère ? Tu as peut être peur de sa réaction, tu ne le pense pas aussi ouvert que ta mère, je ne sais pas. En tout cas, bonne chance pour la suite et plein de bonheur avec ton copain !
[Répondre à ce message]
|
> Erwann, 19 ans : une attirance pour les hommes
13 février 2004, par Lecorbeau
Nouveau message
Salut, j’ai apprécié ton speech. Sincère et émouvant. Je crois, que ton histoire ressemble beaucoup à certains d’entres nous. On pourrait s’y reconnaître. J’espère que maintenant, tu garderas en souvenir les moments clés de ta vie. Car, la vie homosexuel n’est pas rose non plus. Je t’en courage donc à aimer d’un amour sincère et attentif. Sur ce, je te laisse. j’ai été ravi de te lire. Bisous.
[Répondre à ce message]
|
> Erwann, 19 ans : une attirance pour les hommes
7 février 2004, par £ithou
Nouveau message
Bravo pour ce coming out et bon courage à ceux qui ne l’ont pas encore fait. Comme le dit Erwann il faut le faire d’abord pour soi et non pour la personne en question, c’est de sa propre vie dont il est question. @+ Seb
bravoooo
[Répondre à ce message]
|
|
|
|
|