Voilà un beau film, plein de bons sentiments, tout simplement.
Ce téléfilm connait une carrière exceptionnelle : Il a été diffusé sur France 2 en janvier 200, puis peu de temps après sur Festival. Et c’est tout pour le moment.
Comme beaucoup de téléfilms, on aurait pu s’attendre à ce qu’il intéresse et interpelle les téléspectateurs, mais qui, au bout de quelques jours, n’y auraient plus pensé, la tête pleine des films vus depuis.
Mais là non.
En effet, ce film a eu un très grand impact, aussi bien auprès du public homosexuel que du public hétérosexuel : beaucoup de jeunes gays s’en sont servit pour faire leur coming-out tellement ils avaient été bouleversés par la sincérité de cet amour. Les mères, elles, s’en sont servit pour expliquer à leurs enfants que l’amour n’a pas de normes sexuelles, et qu’il faut être tolérant.
France 2, le scénariste, le réalisateur, la productrice et les acteurs ont été noyés sous les lettes, beaucoup étaient très touchantes et porteuses d’un message de détresse ou d’espoir. Un site consacré au film a été mis en ligne , de nombreuses demandes de cassettes ont été envoyées.
La demande était tellement forte qu’il a été décidé, en novembre 2001, de sortir Juste une question d’amour en vidéo : dvd et vhs, chose très rare pour un film de télévision.
mais au fait, quelle est l’histoire ? Hé bien pour la résumer, il s’agit de la naissance de l’histoire d’amour entre Laurent, un jeune étudiant en agronomie, et Cédric, son maitre de stage... Je ne vais pas vous en dire plus afin de garder une touche de mystère...
Un autre avis, un point de vue
Ce commentaire fait suite à la visualisation collectif du film « Juste une question d’amour » Premièrement, je ne suis pas d’accord avec vous pour dire qu’il s’agit d’un film qui s’adresse en premier lieu aux parents. Je crois qu’il est autant destiné aux jeunes homos qu’aux autres. De plus, je suis pas convaincu qu’un film soit la meilleure façon d’aborder le sujet avec ses parents (si tant est qu’il y en ait une bonne...).
En suite, au delà de l’exceptionnelle richesse du film (passons un peu de pommade...), je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’un film représentatif de l’ensemble de la cause homosexuelle, aussi, peut être pourrait-on relativiser sa portée : il n’aborde pas les problèmes d’adoption, de PACS, de situation des homosexuels dans les autres pays,etc...
Enfin, l’idée d’une conclusion en happy end (ils se pacsèrent et auraient pu avoir beaucoup d’enfants,...) me parait ne pas retraçait de façon objective la réalité, mais au contraire prétendre à une vision idyllique de la situation. Or, si ce film a la prétention d’avoir une fonction pédagogique auprès des parents et consorts, ne vaudrait-il pas mieux avoir une approche plus pragmatique et moins enchantée ? Louis