Parasite (n. m. et adj.) : I. n. m. Personne qui vit aux dépens d’autrui. Vivre en parasite. II. n. m. et adj. BIOL Etre vivant qui puise les substances qui lui sont nécessaires dans l’organisme d’un autre (hôte), auquel il cause un dommage. Le ténia est un parasite du tube digestif des vertébrés. -- adj. Un animal parasite.
Appelons la Clara. Ca tombe bien, c’est son prénom. Dans un roman, elle serait un personnage hors du commun, un hybride entre une Bridget Jones sous amphétamine et Josiane Balasko dans « Nuit d’ivresse ». Et même si cette jeune fille de bonne famille évolue dans son monde à elle, elle est là. Et bien là. Son problème majeur n’est pas tant son goût illimité pour les fringues léopards mais plutôt sa propension à phagocyter la vie des gens. Avec ces quelques lignes, je veux juste venir en aide à une amie qui a été « clarasitée » il y a peu. J’avoue toutefois avoir bien ri lorsqu’elle me conta les premiers avatars de l’amie Clara. Mais bon, en ami fidèle, je me devais de réagir.
Par où commencer, tant ses talents parasitesques semblent sans limite ?...
La Clara commence par picorer discrètement la bouffe de sa colocataire, principalement le nutella. Comprenez bien qu’elle ne peut en acheter, vu qu’elle suit un régime sévère. Cela va de soi, non ? Un jour, elle décide, en accord avec elle-même, de refaire entièrement la déco’ de l’appart’. Difficile d’expliquer à quoi ça ressemble. L’image la plus fidèle qui me vient à l’esprit est la notion de « tuning de maison ». Toutefois, le boulet n’est pas supposé s’éterniser, mais trouver un autre logis assez rapidement. Malheureusement, dans le monde du boulet, le « dépannage » n’a visiblement pas la définition usuelle. Dès lors le boulet semble s’installer définitivement dans le provisoire.
Elle ronfle, elle ne fait pas la vaisselle. Quand par malheur, le boulet est enrhumé, il ne trouve pas de meilleur endroit pour cracher ses glaires que la seule tasse de la maison qui ne lui appartient pas. Elle invite souvent ses copines apprenties-boulets, directement téléportées de la série « Les années collège », et on a le plus souvent droit à un effarant défilé de mode dont l’outil in-dis-pen-sable est le bandana de poignet zébré ou turquoise-pailleté. Vous imaginez mon amie à deux doigts de se défenestrer telle Mike Brant.
La question est alors : comment s’en débarrasser ? Quand on a un ver solitaire, on sait quoi faire mais là, pas d’autres solutions que de la refiler à un autre hôte. Car le boulet ne meurt jamais, c’est bien connu. Entre alors en scène le personnage numéro trois que nous appellerons Julia La Moche, puisque c’est son nom. Notre ténia humain s’empare alors de la dite Julia et laisse mon amie inanimée, posée à même le sol de sa chambre déserte et poussiéreuse (notons au passage que, lors de son déménagement, elle emporte malencontreusement quelques tablettes de chocolat de 250 g qui traînassaient par-là. Ténia un jour, ténia toujours !).
Donc, dorénavant, mes amis, prenez garde ! Si une jeune fille pailletée et enrubannée s’approche de vous en crachant des glaires dans une tasse, n’hésitez pas : devenez la Buffy des parasites, la tueuse de boulets et débarrassez-vous en sur-le-champ !