Le parti blanc : Blaise Hersent-Lechatreux
Cette petite formation s’est donnée un seul but : offrir un bulletin neutre à ceux qui souhaitent voter blanc. La loi électorale ne permet pas en France de compter les bulletins blancs. Un bulletin blanc, ou nul, c’est la même chose qu’une abstension.
L’équipe de campagne nous a donc adressé la réponse suivante : "Nous reconnaissons volontiers l’importance des questions que vous soulevez, mais notre candidature un peu particulière nous amène à ne pas pouvoir y apporter de réponse."
Le parti social-républicain : Philippe Boure
Nous posons aux candidats quatre séries de questions. Philippe Boure a souhaité donner une réponse globale à chaque série. Voici donc ses positions :
Le cadre juridique du couple :
"ma réponse sera claire et sans ambiguïté : le Parti Social Républicain continuera à soutenir le renforcement du PaCs. La République se doit de traiter tous les citoyens en toute égalité, sans tenir compte de leurs pratiques sexuelles."
"Nous trouvons ainsi choquant que l’ensemble des points que vous présentez [NDLR : PaCS signé en mairie, abaissement de l’impôt sur les successions entre partenaires...] ne soit pas déjà établi par une loi. Nous lutterons ainsi à vos côtés pour que ces mesures soient rapidement inscrites dans une grande « loi sur l’égalité entre les citoyens » qui permettrait enfin à toute personne d’assumer SES choix de vie, dans le respect de la dignité humaine et la reconnaissance de la République."
"Cette Loi devra ensuite être adoptée par le Parlement européen et les instances de l’Union européenne ce qui permettrait une harmonisation européenne en matière des droits et des libertés en Europe."
Le droit à l’adoption pour les homosexuels :
"Le problème de l’adoption des enfants demeure important dans notre société. Toutefois, nous pensons qu’un droit ne peut être refuser à une catégorie de citoyens en fonction de leurs pratiques sexuelles. La classe politique manque de courage, ayons ainsi l’audace de devancer l’évolution des mentalités. En imposant l’égalité pour tous, c’est la liberté de chacun qui avance."
La lutte contre l’homophobie en général :
"Nous pensons que la création d’un « délit d’injure homophobe » n’apporterait rien au problème... Il ouvre le champ à la création d’autres délits comme le « délit d’injure machiste », le « délit d’injure anti-bourdieusienne »."
"Nous pensons en revanche qu’il est du devoir du service public audiovisuel et des médias en général de présenter une image plus conforme des homosexuels. Punir sans comprendre ne sert à rien... Mieux vaut expliquer aux individus ce qu’est l’homosexualité. Nous ne pensons pas que des rassemblements tels que la Gay Pride donnent une image intéressante de l’homosexualité. De telles manifestations renforcent l’image caricaturale associée à l’homosexualité."
"Nous pensons qu’il est nécessaire que l’Etat aide les associations qui défendent la cause gay à proposer une image différente voire même détonante de la cause qu’elles défendent."
La lutte contre l’homophobie chez les jeunes :
" L’homosexualité chez les jeunes est un problème particulier qui là encore ne se résoudra pas par la création d’un délit pénal, mais plus par la discussion, et la reconnaissance de l’homosexualité comme pratique sexuelle possible."
"Quant à l’éducation sexuelle en classe de 6e, notre expérience de la pédagogie en collège nous enseigne qu’un cour sur la sexualité 3e est sans doute plus utile qu’en 6e. En revanche, nous pensons que ces cours se doivent d’inclure la pratique homosexuelle afin de ne plus commettre de discrimination et causer ainsi un traumatisme chez les jeunes personnes qui ressentent trop souvent la honte portée par le regard des autres."
La lutte contre le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles, notamment sur le plan international :
"Nous soutenons toute action des différents pays en développement ou du tiers monde qui consiste à « se passer » de l’autorisation des groupes pharmaceutiques privés afin de procéder à la fabrication de médicaments génériques nettement moins coûteux."
"Nous pensons que la recherche sur les maladies doit être le fruit des Etats, et que les remèdes ainsi trouvés ne doivent pas faire l’objet d’un marché. La médecine ne peut et ne doit pas être un secteur économique dans lequel des groupes privés ne recherchent que leurs bénéfices."