Parce que ça me fait plaisir j’ai passer en revue toutes les chansons traitant de ce thème que je connais et qui m’intéressent.
Les chansons doivent toucher tout le monde, ne serait-ce que pour bien se vendre. Ainsi on n’est pas étonné de remarquer que le thème privilégié des compositeurs se trouvent être l’amour, encore et toujours lui. Décliné à toutes les sauces (Je t’aime et tu ne m’aime pas, je t’aime et tu ne m’aime plus, je t’aime et tu en aime un(e) autre, nous filons le parfait amour, notre amour ne nous mène nulle part, etc...). Mais il y a déjà des amours qui touchent moins de monde, il y a les amours hors normes, un amour entre une femme et une autre femme ou entre un homme et un homme. Ca existe ça ? , s’insurgent les bien-pensants. Eh oui, ça existe car que ne ferait-on pas pour ne pas vivre seul, hein ?
« Pour ne pas vivre seul Des filles aiment des filles Et l’on voit des garçons Epouser des garçons »
voilà ce que chantait déjà Dalida, icône des homos par excellence. Oui, mais est-ce vraiment pour ne pas vivre seul ? Ce serait un contre sens car dans ce cas il serait bien plus simple au contraire de vivre une relation hétérosexuelle. Ca se trouve plus facilement, c’est plus commun. En fait l’homosexualité, on ne la choisit pas, c’est une « chose qui arrive » comme dirait Zazie. Parce que
« Un homme ou une femme n’a pas tendance à aimer Un homme ou une femme venant du sexe opposé » (Axelle Red)
C’est parfois difficile à assumer, on ne le choisit pas, mais un jour on se découvre une attirance pour le même sexe.
« A quinze ans quand tu as découvert Ce penchant paraît-il pervers Que tu l’as annoncé à ta mère J’imagine bien la galère » (Renaud)
Et justement le dire à ses parents, faire son coming out, comme on dit, ça n’a rien d’évident.
« Papa Marcel maman Suzie / Vous en serez sans doute aigris / Mais jamais une seule fille / Ne passera le seuil d’ici / Pardonnez-moi j’aime un garçon / C’est pas possible petit con / Tu mens ou tu perds la raison / Les garçons avec les garçons / On voit ça que dans les feuilletons / Pas sous le toit de ma maison « (Jeanne Cherhal)
Mais quoi qu’il en soit on s’en contre fout puisque « maman a tort » et que « c’est beau l’amour » (Mylène Farmer). Alors même si « ton fils dort avec moi » au lieu de dormir avec des filles (Nicolas Bacchus), madame, faut pas en faire une maladie, on en a déjà assez assez avec le sida, cette chose atroce qu’on nous met sur le dos et qui met « l’amour à mort » (Barbara)
Plus tard il faut tenter de faire face au regard des autres car malheureusement, bien que ce n’ait rien qui puisse gêner la morale, certaines personnes, ces bien-pensants, veulent bien les juger, veulent bien leur jeter la première pierre que Meccano refusait de nous jeter dans sa chanson « Une femme avec une femme ». Etre différent il faut pouvoir l’assumer devant les autres, et ce n’est pas simple cette affaire. Dans la chanson de Clarika, les deux anglaises ont fui la vieille et sévère Angleterre pour pouvoir s’aimer, rire et chanter « les soirs de pluie », « les pieds nus sur le gazon » « dans cette nature anglaise, échappée des conventions ». Mais à présent, il faut croire qu’on est plus obligé de se cacher qu’on peut aller « dans des endroits très très gais » et « avoir des tas d’amis » mais bon ce n’est pas donné à tout le monde de vivre dans un endroit où on peut se montrer sans crainte d’être juger.
Quoi qu’il en soit, un jour on tombe sur la personne aimée, sur le sweet prince ou la sweet princess qui vous fait éprouver ce que jamais vous auriez cru pouvoir éprouver (Placebo). Et « les deux hommes » pourront alors continuer leur combat pour avoir le droit de se pacser et peut être un jour d’adopter un « joli poupon » (Linda Lemay).
merci à Nicolas