"je ne suis plus un enfant. Il ne faut pas se fier aux yeux verts, à la peau de fille, à cette fragilité de l’apparence, à la gracilité. Il ne faut pas croire que les yeux baissés, c’est forcément de la timidité. Je sais ce que je fais. Seize ans, c’est l’âge des possibles. Pourquoi m’interdirais-je quoi que ce soit ?"
Eté 1916. Vincent découvre la passion dans les bras d’Arthur, jeune soldat qui tente d’échapper pour quelques jours à l’horreur des tranchées et, dans le même temps, ébauche une amitié amoureuse avec Marcel Proust... C’est le point de départ de ce surprenant roman, le premier écrit par Philippe Besson.
Jusque-là je n’ai fait que recopier la jaquette ! Mais c’est extrêmement bien écrit et l’histoire est vraiment saisissante : donc je n’ai qu’un mot à dire : à lire absolument !
Un extrait :
"Vous dites : à seize ans, on croit n’avoir pas de souvenirs, on croit n’avoir qu’un avenir. En somme, là où vous avez raison, cent fois raison, c’est que la vie vous attend, comme un boulevard qui s’ouvrirait devant vous, comme une allée vierge et dont on ne sait pas la fin. Là où vous avez tord, cent fois tord, c’est que peut-être l’essentiel s’est déjà joué, que tout s’est formé dans l’enfance(...)."
Autre avis :
"En l’absence des hommes nous met en présence du talent... d’autant plus remarquable que Philippe Besson signe là son premier roman." Laure Anciel
Sapho
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En l’absence des hommes
Liens sur le roman :
Les éditions Julliard
Zone littéraire
Philippe Besson face à son Public