Adrian Healey est un Oscar Wilde de collège. Homosexualité tapageuse, tenues de dandy, humour féroce, il fait tout pour se distinguer et y parvient remarquablement. Ca ne le rend pas heureux pour autant, l’unique objet de son affection, Hugo Cartwright, veut bien s’amuser avec lui mais n’est pas amoureux.
Pour Adrian, la scolarité consiste principalement à copier des phrases brillantes dans les bouquins sans utiliser des guillemets. Jusqu’au jour où son professeur Donald Trefusis le révele à sa vocation : Adrian sera menteur professionnel. Et lorsqu’il se fait virer de l’école pour avoir dit la vérité sur ce qui se passe le soir dans les dortoirs... il est bien résolu à ne plus cesser de mentir.
De chapitre en chapitre, le livre gagne en rythme et les scandales s’accumulent avec une férocité et une drolerie grandissante. Adrian "réécrit" une oeuvre inédite de Charles Dickens, qui traite avec complaisance de la prostitution des enfants à Londres au XIXème siècle. Il met à profit le suicide d’un de ses camarades pour parvenir à ses fins avec Cartwrigth de manière plutôt sournoise.
Quelques années plus tard, Adrian et Trefusis se retrouvent pour un voyage en Europe semé de cadavres et de personnages mystérieux. Enigme policière, canulard suprêmement sophistiqué ? Difficile de répondre à première vue.
Bref, Adrian est un salaud réjouissant et Mensonges, mensognes un roman hilarant qui se lit à la vitesse de l’éclair.