Marie raconte l’année de ses 16 ans avec d’un côté son année scolaire à Zurich dans un nouveau lycée, et l’été qui suit cette année. A Zurich, Marie aime Diane mais met du temps à se l’avouer. Elle souffre de son amour pour elle. Diane est le centre de son monde. Et en Bretagne, pendant l’été, Marie voit mourir sa tante et s’éloigner peu à peu Marge, son amie d’enfance, parce qu’elle n’arrive plus à s’ouvrir à elle, parce qu’elle souffre de la voir jouer aussi bien avec les filles qu’avec les garçons.
Nina Bouraoui nous livre là, dans son style propre à elle, un roman semi-autobiographique sur l’acceptation de son homosexualité quand on a 16 ans. Elle nous fait vivre les aventures de Diane tout en suivant son cheminement psychologique relatif à son homosexualité, mais aussi par la recherche d’une définition possible de l’homosexualité en général et plus particulièrement du lesbianisme.
Ce n’est rien, l’homosexualité. C’est un mot inventé. C’est dans la nature de chacun. C’est une affaire de peau et de rencontre. C’est comme dire : Bonjour madame : debout ou couché ? Sous ou sur votre mari ? C’est bien plus grave de tomber amoureuse, d’avoir la tête qui tourne, de ne plus dormir, de vouloir se jeter de la terrasse. Ce n’est rien cette définition médicale. Je ne sais pas pourquoi ma sœur a parlé. Pour me protéger sans doute. Je ne suis pas en danger.
"Cette Quatrième Révélation où la politique-fiction rejoint la fiction théologique afin de permette à Hermès de prendre sa revanche sur ce Paul qu’on dit saint." O.D. [Lire...]