Ce roman de Sarah Waters nous entraîne dans l’Angleterre Victorienne de la fin du XIXième siècle. Les lesbiennes sont alors qualifiées de « gougnottes » et mènent leur vie dans l’ombre.
Tout au long du roman nous accompagnons Nancy, une jeune écaillère d’huîtres de Whitstable qui quitte ses parents, leur restaurant et tout son petit monde, pour suivre Kitty, une jeune artiste dont elle est tombée amoureuse après l’avoir vu pour la première fois sur une scène de music hall travestit en garçon.
Nous suivons donc Nancy dans son périple sur plusieurs années, une aventure tout d’abord romantique et fleur bleue puis virant au mélodrame glauque et sombre.
Dans ce roman de quasiment 600 pages, règne avant tout une atmosphère brillante de part les décors et la mise en scène des personnages mais particulièrement dans les descriptions de costumes que porte l’héroïne dont on savoure les touchers, les couleurs, les odeurs, la douceur....
On trouve également dans ce roman une bonne représentation de la difficulté de vivre son homosexualité dans une Angleterre à l’époque complètement engoncée dans sa droiture et ses bonnes manières.
C’est un livre très bien écrit qui sait nous mener de la vie simple et pauvre de deux jeunes femmes sans le sou à une vie de débauche et d’enivrement des sens, c’est sans doute un des premiers livres que je lis portant sur le saphisme, que je puisse réellement qualifier de d’ouvrage littéraire.
A lire si vous avez de longues heures à y consacrer...