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Synopsis :
Un groupe de jeunes gens intègre une Grande Ecole où se forme la future classe dirigeante du pays. Paul est bon élève et sort avec Agnès depuis quelques temps maintenant.
Comme tous ses camarades, il est promis à un avenir idyllique mais tout bascule pour lui lorsqu’il se rend compte qu’il éprouve des sentiments amoureux pour Louis-Arnault, son camarade de chambre et qu’il succombe au charme de Mécir, un jeune ouvrier maghrébin.
Comment accepter ses propres sentiments lorsqu’ils vont à l’encontre de son éducation et des barrières sociales fixées par un père très ambitieux ?

Fiche Technique :
Film Français (2002), comédie dramatique, durée : 1h50min
Production : Humbert Balsan, France 2 Cinéma, Eden Films, Ognon Pictures
Réalisation : Robert Salis
Scénario : Robert Salis, Jean-Marie Besset
D’après l’oeuvre de Jean-Marie Besset

Fiche artistique :
Grégory Baquet : Paul
Alice Taglioni : Agnès
Jocelyn Quivrin : Louis-Arnault
Salim Kechiouche : Mécir
Elodie Navarre : Emeline
Arthur Jugnot : Chouquet
Yasmine Belmadi : Un invité

Fiche DVD :
DVD Zone 2
Date de parution : 24 octobre 2004
Langues et formats sonores : Français (Dolby Digital)
Sous-titres : Anglais

Mon avis :
Une grosse déception que ce film qui aborde pourtant l’homosexualité d’une manière assez originale à travers la vie d’un groupe d’étudiants en grande école, promis à un avenir professionnel radieux.
Des textes qui ne sont pas sans rappeler les classiques du théâtre que nous avons tous étudiés au lycée mais qui, à l’instar de séries comme celle très célèbre du nom de "Dawson’s Creek", sont parfois difficiles à imaginer dans la bouche de protagonistes aussi jeunes. Bref, un texte bien trop littéraire qui nous permet de ne pas oublier une seconde que ce film est l’adaptation d’une pièce de théâtre, ajoutant de la difficulté à la compréhension de ce scénario parfois pesant. La trame de fond reste limpide mais ce sont tous ces petits dialogues parallèles qui paraissent confus car inadaptés aux personnages.
Il ne suffit pas de montrer quelques corps masculins nus ou à demi nus pour faire d’un film "gay themed" un bon film. Il n’en demeure pas moins que cette petite touche sympathique reste un des attraits principaux de ce film dans lequel on se réjouit de revoir l’acteur Salim Kechiouche, que nous avons déjà pu suivre avec beaucoup de plaisir lors de son apparition dans le film "Les amants criminels" de François Ozon ou plus récemment dans "Le Clan" de Gaël Morel.
Contrairement à d’autres sentiments dont on ressent moins la sincérité à travers leurs jeux, les acteurs, réussissent parfois à faire passer la sensualité de certaines scènes, malgré un texte ne leur permettant pas vraiment de s’exprimer en étant très crédibles mais il n’en reste pas moins que leur jeu est souvent plat ce qui rend certains passages plutôt désagréables.
Le thème était pourtant intéressant : Exprimer le contraste que l’on peut trouver dans ces très grandes écoles entre les certitudes de futurs dirigeants et les doutes qu’on peut avoir à un âge où tout se bouscule facilement.
Les deux points positifs de ce film restent à mon avis la nature des sentiments troubles que peut avoir le personnage principal pour son colocataire mais surtout la touche de fraîcheur apportée une fois de plus par Salim Kechiouche qui mériterait qu’on lui offre sa chance d’avoir son premier rôle.

Revue de Presse :
Studio Magazine - Dialogues littéraires (on s’apostrophe en grec), mise en scène théâtrale, philosophie trop naïve et dénonciations faciles brouillent les intentions originales du cinéaste.
Première - A lui seul, le personnage principal est une addition de poncifs (...) Salis s’attarde longuement sur les corps nus dans un style érotique soft qui rappelle les téléfilms de M6.
Télérama - Robert Salis filme plutôt bien le désir, d’abord inconscient puis assumé. Il filme moins bien le plaisir (séquence kitsch des miroirs).
MCinéma.com - Grande école est un film qui court en permanence après son identité, à l’instar de son héros (...) Filmé scolairement dans des décors atroces, Grande école est surtout destiné aux mateurs amateurs : rarement on a vu autant de nudité frontale masculine au cinéma !
Le Monde - Robert Salis entend, dans un même élan, mettre à nu les mécanismes de la société française et ceux du désir. La tâche est trop lourde pour son cinéma, illustratif et pesant, comme pour ses personnages, dont l’intelligence supposée ne transparaît guère à l’écran.
Les Inrockuptibles - Un scénario naïf, pétri d’invraisemblances ; des personnages bavards, une tentative de stylisation de scènes de cul discutable... Grande école ressemble à une version trash d’une sitcom AB productions.
TéléCinéObs - Grâce à d’excellents comédiens, et à une mise en scène stylisée, Grande école, sous des allures faussement policées, est un film percutant qui explore, avec acuité, ces régions troubles où se mêlent désir de pouvoir et pouvoir du désir.

Liens :
Le site officiel du film
Le site officiel de Salim Kechiouche
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