Aethra Sepulcrum : Chapitre II : Avènement de la Lumière
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vendredi
22 août 2003, par Rochel, idir
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Si vous avez ratez l’épisode précédent suivez le lien : Aethra Sepulcrum : Chapitre I : Prélude de l’Inquiétude
Soleil, ça va ? Tu a dormis toute l’après-midi... La jeune femme se frotta les yeux et repoussa les mèches de cheveux qui lui tombaient devant le visage. Quelques rayons flamboyants de soleil mourant lui firent fermer vivement les yeux. Doucement, petit à petit, elle les rouvrit pour s’habituer à la lumière. Levant le regard, elle aperçu Mady, penchée sur elle. Elle lui sourit et s’étonna :
Toute l’après-midi ? Oh... Soleil avança la main vers sa clavicule et sentit un bandage, qui lui passait sous l’aisselle et derrière le cou. Elle voulu se relever mais sentit l’engourdissement de ses muscles. Mady remonta son oreiller derrière elle pour lui permettre de s’asseoir plus facilement. Soleil se mit sur son séant et regarda autour d’elle. L’infirmerie n’était pas excessivement grande, mais restait relativement spacieuse. Son épaule engourdie lui faisait encore mal. Mady à côté d’elle se releva en disant :
Nous sommes tous en haut, fit-elle. On t’attends. Soleil hocha la tête. Mady lui sourit puis sortit. Je n’avais rien sentit, songea la jeune femme. Je n’ai pas jugé bon d’utiliser la magie...Mais pourquoi n’ai-je pas prévu cela ?Après trois mois que l’on a plus rien repéré, ça recommencerait ? Elle repoussa ses couvertures et posa le pied par terre.
Aahhh.....Mais pourquoi les carrelages sont toujours si froids quand on se lève ?!! Rapidement, elle enfila ses vêtements, passa rapidement devant le miroir et sorti de l’infirmerie. Le couloir s’allongeait jusqu’à un escalier qui descendait vers le grand escalier du hall d’entrée.
Ah, Soleil ! Tu est réveillée ? Celle-ci tourna la tête et aperçu David, un épais dossier sous le bras, qui achevait de refermer la lourde porte d’entrée du manoir. Le jeune homme se retourna vers elle et lui sourit, marchant à sa rencontre. Soleil descendit les marches de marbre du grand escalier.
Oui, David, fit-elle en souriant à son tour.
On m’a dit ce qu’il se passait, annonça-t-il. Tu a pris un risque. Je suis rentré directement de Londres dès qu’Idir m’a téléphoné.
Au fait, ton enquête là-bas ? s’enquit Soleil.
Eh bien...je vous raconterais mes découvertes plus tard. Pour l’instant, tout le monde nous attends. Tu viens ? Soleil hocha la tête et s’engagea à nouveau dans l’escalier aux côté de David. En haut des marches, ils ouvrirent une haute porte puis s’engagèrent dans un couloir au bout duquel se trouvait la salle de réunion. Soleil appuya sur la clanche et entra, David à sa suite.
Ah, vous voilà ! s’exclama Jérémy. Soleil parcouru la salle des yeux. Spacieuse, longue et rectangulaire, elle était percée sur le mure de gauche de quatre hautes fenêtres encadrées par d’épais rideaux pourpres. Le sol était à moitié recouvert par un long tapis arabe. Au centre trônait une longue table de chêne massif et poli, sur laquelle s’entassait plusieurs dizaines de livres, anciens et plus récents, ainsi que quelques documents et dossiers. Le mur du fond était recouvert par l’écran géant d’un ordinateur affichant plusieurs gravures anciennes et des textes. Jérémy était debout tout au bout de l’imposante table de bois devant un épais livre ouvert. Tidus et Cicilette, assis à côté de lui l’un en face de l’autre, eux aussi devants quelques autres ouvrages. Nicolas était plongé dans un dossier, assis à côté de Tidus, et épluchait des rapports divers. Idir tapotait sur l’énorme clavier de l’ordinateur attaché au mur de droite. Mormeguil, les coudes appuyés sur le rebord d’une fenêtre contre laquelle s’abattait la pluie, regardait au dehors avec un expression mélancolique, presque indéfinie. Delphatis et Zoga discutaient au fond de la pièce, et Rochel et Mady discutaient eux aussi, debout près de la porte, un verre à la main.
Ah, Soleil ! s’exclama Jérémy. Tu a ramené David avec toi !
Je suis rentré de Londres dès que j’ai pu..., fit ce dernier.
Tu a fait vite ! David hocha la tête et dit en déposant son gros dossier sur le bord de la table :
Alors, que se passe-t-il ? Soudain la porte se rouvrit pour laisser passer Sandy.
Oh, David ! Bonjour ! Ton voyage s’est bien passé ?
Très bien je te remercie. Mais où est Seymour ? Il ne devait pas être là ? Mormeguil se désintéressa des gouttes d’eau qui tambourinaient contre le fenêtre pour se retourner.
Il est partit à la cathédrale Sainte Lucile, répondit-il. Sandy et Idir y on décelé de l’activité aussi.
Enveloppé dans son long trench-coat beige, Seymour arrivait sur la place Eléonora, marchant entre les flaques. Le ciel étaient marbré de nuages gris craquelés entre lesquels les rayons morts du soleil s’infiltraient, rendant le ciel à la fois lumineux et fade. D’une forme imprécise, presque rectangulaire sans l’être vraiment, la place Eléonora étaient entourées d’anciennes demeures rénovés et d’appartements modernes coincés entres les vieilles arcades. Le sol était recouvert d’anciens et épais pavés gris sombre, presque noirs sous la pluie qui les faisaient reluire. Quelques voitures circulaient, d’autres étaient garés près de la haute cathédrale qui se dressait comme un géant au centre de la place. Sainte Lucile était très gothique et massive, mais en même temps son architecture restait fine et haute. Ses hauts murs gris sombre s’élevaient comme des remparts, abrupts, et ses flèches pointaient le ciel comme des lames meurtrières. Ses hauts vitraux étroits étaient ternes, comme éteints. Elle semblait morte. Ses murs étaient très hauts, et une petite coupole surmontait nef. Seymour s’arrêta en arrivant sur la place Eléonora, près de la grille noire d’un jardin qui semblait pâle et malade sous la lumière froide du jour. Sainte Lucile..., pensa-t-il. Par le passé il s’en sont passées des choses ici... Il se remit en route. Arrivant devant les épaisses portes de bois cloutées de l’imposante cathédrale. Seymour leva la tête vers le sommet du bâtiment, puis sortit une grande clef d’acier. La cathédrale, aujourd’hui, était fermée au public, mais par des manipulations sont il avait le secret, Jérémy avait réussis à obtenir un double des clefs. Le jeune homme ouvrit la porte, entra furtivement et la referma derrière lui. Un instant, il resta là, contre la porte, et observa l’intérieur de la cathédrale. Les murs semblaient encore plus immenses qu’à l’extérieur. Et froids. Et gris. On aurait dit qu’ils croulaient sous des siècles de poussière alors qu’ils s’élevaient encore fièrement. Une rangées d’antiques lustres qui ne servaient plus de puis des années étaient accrochés au plafond, au dessus des deux rangés de longs bancs de chênes qui faisaient face à le chœur, semblables à deux rangés de cercueils. Les bas-côtés protégeaient, dans l’ombre des colonnes soutenant les arcades qui les séparaient du vaisseau central, de nombreux confessionnaux . Au fond du bâtiment, à l’opposé du chœur, une immense rosace aux couleurs passées éclairent vaguement l’intérieur d’une lumière comme venant du fond des âges. Seymour se décolla de la porte et avança entre les rangées de bancs, lentement, regardant observant autour de lui. Le silence emplissait la cathédrale Sainte-Lucile. Tout à coup, un coup de tonnerre assourdissant retentit à l’extérieur, qui fit sursauter Seymour. Cinq secondes plus tard, la rosace qui surplombait le cœur explosa et termina en des milliers d’éclats colorés dispersés sur le sol de pierre. Seymour, abasourdit, se releva et regarda autour de lui. Un nouveau coup de tonnerre retentit, mais derrière lui cette fois. Il se retourna.
Merde, qu’est-ce que... ?
C’est Sa colère....Il est terrible, n’est-ce pas ; quand Il est fâché ? Seymour se retourna brusquement pour voir une jeune femme assise sur le grand autel de pierre recouvert d’une tenture blanche. Les jambes repliées contre elle, les bras passés autour des genoux, elle observait Seymour à travers les gouttes pluie qui inondait le chœur par le vitrail brisé. Elle portait une longue chemise de mousseline blanche et transparente dont le col, retombé sur son bras, laissait apercevoir une fine épaule à la peau blanche et douce. Les pans et les longues manches, aux finitions de dentelles, étaient écartées, de sorte que l’on apercevaient ses bras et ses mains pleines de finesses, recouvertes de fins gants de soie noire, ainsi ses longues jambes fuselées. Elle était chaussée de bottes de cuir noir qui lui remontait jusqu’aux genoux. Les traits de sont visage était d’une finesse et d’une délicatesse sans égal. Ses yeux avaient une couleur étonnante de béryl, un bleu azuré presque vert émeraude, vifs et brillants, et ses paupières et ses arcades sourcilières étaient recouverts d’une doux fard vert tendre. Ses lèvres sensuelles étaient arquées en un petit sourire tentant. Ses longs cheveux ondulés, presque bouclés sans l’être, d’un splendide noir de jais lustré, étaient remontés sur le sommet de sa tête de manière anarchique mais si belle, si sensuelle, érotique, et lui retombait en de fines mèches devant le visage et sur les épaules. Un long chapelet de perles faisant plusieurs fois le tour de son cou et coulant sur ses épaules maintenait une croix d’or ciselée.
Qui...mais qui est-tu ? fit Seymour.
Ha ha...et toi ? Mmmhh....Le Très-Haut ne représente rien pour toi, n’est-ce pas ? La femme détendit ses jambes et posa les mains sur la pierre de l’autel, dans une pose provocante et féline.
Moi... ? Je...Le Très-Haut ?...Dieu....
Ha ha ha...tu est amusant. D’un mouvement uniforme et souple, elle descendit de l’autel, dégoulinante de pluie qui scintillait sur elle comme des diamant. Elle s’approcha doucement de Seymour, tout en l’observant. Elle pencha la tête sur le côté en disant :
Les humains...Assiah reste bien ce qu’elle a toujours été...
Pardon ? Mais tu...tu est folle de quoi tu parle ? Attends...mais tu est...un homme ?
Je suis ce que tu veux... Effectivement, le manque de poitrine trahissait l’être splendide qui se tenait devant Seymour. Doucement, le jeune homme l’enlaça de ses bras fins et se blottit contre lui.
Croit-tu en Dieu ? lui demanda-t-il en lui passant une main dans les cheveux.
Je...
Qu’importe...Bientôt le Nouveau Dieu fera surface...N’essayez pas de vous introduire dans cette histoire...les humains... Le jeune homme passa lentement sa cuisse entre celles de Seymour, tout en lui effleurant ses lèvres des siennes.
...les humains n’y peuvent rien...termina-t-il dans un souffle en caressant la joue de Seymour. Alors...même si tu n’y croit pas, tu protégera le Très-Haut quand même, n’est-ce pas ? D’un geste rapide, il fit tomber le manteau de Seymour et passa une main sous le col de sa chemise en lui caressant doucement le torse. L’humain le repoussa vivement.
L...lâche-moi ! Qui-est-tu pour me dire ça ? L’expression douce du jeune homme changea alors radicalement. Elle devint dure et froide, mais toujours d’une beauté merveilleuse et d’une pureté inégalée.
Qui je suis pour te dire ça ?....Pauvre ange humain...Ne vous rebellez pas. Souffrez, vivez dans l’incompréhension et mourrez, puisque tel est votre destinée ! Le jeune homme se retourna et marcha vers l’autel. Il porta les mains à ses cheveux et en retira trois pinces. Ils retombèrent dans son dos comme une rivière d’ébène brillante.
Même Sandalphon ne pourra rien pour vous, à présent..., fit-il.
Attends ! s’écria Seymour. Q’est-ce que tu a voulu dire ? Les activités des nécropoles, tu n’y est pas pour rien !
Ha ha ha... Alors que Seymour se dirigeait vers lui, menaçant, il tendit un bras en arrière. Un déluge de lumière se déversa par la rosace brisée. Seymour ferma vivement les yeux. Quelques secondes plus tard, quand il les rouvrit, le jeune homme avait bien évidemment disparu.
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commentaires |
> Aethra Sepulcrum : Chapitre II : Avènement de la Lumière
27 août 2003, par AltobA
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WAHOU, ça y est, ça commence à chauffer... (tout en restant convenablement chaste et décent...).
Une seule chose à dire : LA SUITE !!
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