Guillaume, 17 ans : Bien vivre son homosexilité.
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lundi
5 juillet 2004
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Je crois que ce texte s’adresse aussi bien aux lesbiennes qu’aux homosexuels, mais comme je suis un garçon, je ne parlerai qu’au masculin. C’est tout ce que je connais, après tout. En plus, c’est l’histoire d’une expérience personnelle.
Je suis homosexuel. Il n’y a pas si longtemps encore, c’aurait été un motif de déprime (et ça l’a été). Mais plus maintenant. Pourtant, je suis toujours aussi célibataire qu’il y a 17 ans et je n’ai toujours pas rencontré physiquement le seul autre homosexuel que je connaisse. Simplement, j’en ai eu marre de déprimer comme un idiot et sans aucune raison valable qui plus est (à part bien sûr celle de mon célibat). A ceux qui me diront que l’homosexualité est un motif suffisant pour broyer du noir, je répondrai : "Arrêtez l’auto-apitoiement !" Personnellement, j’habite dans un trou perdu de 2500 habitants, sans possibilité d’aller en boîte (gay ou pas) ou de rencontrer d’autres homosexuels, et où l’annonce de ma nature me vaudrait probablement une condamnation à mort par lapidation publique (et 2500 jets de pierre, ça doit être douloureux !). J’avoue que j’ai cependant la chance d’avoir des parents qui n’ont pas changé depuis mon coming-out, et quelques amies ouvertes.
Mais ce n’est pas grâce à eux que j’ai arrêté de me taper la tête contre le mur. Un jour de déprime, je me suis juste dit : "Arrête tes conneries et réfléchis : est-ce que tu as vraiment le droit de te plaindre ?". OK, je suis homosexuel, OK, ma vie sera plus difficile que celle de la plupart des hétéros, OK, je n’aurai pas d’enfants, de femme ou de position sociale normale, OK, je risque d’être montré du doigt et insulté. Mais merde, et alors ?! C’est tout ! Rien de plus grave ! D’accord, je vais continuer à me cacher encore un certain temps pour éviter d’attirer l’attention des tarés qui vivent dans ce monde mais une chose est sûr, c’est que plus jamais je n’aurai honte d’être ce que je suis. Je suis homosexuel, mais je ne suis pas que ça ! J’ai une personnalité, des opinions, des centres d’intérêt, des espoirs, comme tout le monde. Tout ça me définit mieux que le terme réducteur "Gay". Et je pense que je suis un gars bien, alors pourquoi me dévaloriserais-je à cause d’un problème qui n’en est pas un ? Qu’est-ce qu’il y a de honteux à préférer les garçons ? C’est vachement cool, au contraire : on a la même composition physique, les mêmes hormones, les mêmes désirs, la même façon de penser... Bref, il y a toutes les chances pour qu’on se comprenne mieux que des couples hétéros !
Et au fur et à mesure que le temps a passé, l’absence de honte s’est transformée en fierté. Je peux désormais dire que je suis fier d’être homosexuel, et que je ne changerai pour rien au monde. Je suis en paix avec moi-même, j’ai définitivement cessé de m’auto-flageller à cause de ça. C’est assez difficile à expliquer, mais aussi ridicule que ça paraisse, j’adore mon homosexualité. Je ne l’affiche pas ouvertement, je ne suis pas maniéré, mais si quelqu’un me posait la question directement, je répondrais la vérité sans rougir, parce qu’il n’y a pas matière à rougir. J’ai décidé d’aller de l’avant, de vivre ma vie, et je méprise tous ceux qui sont contre mes préférences sexuelles.
Pour ceux qui ne croient toujours pas que l’homosexualité est supportable (même au fin fond du trou du c.. du monde) et qui voudraient ne pas être marginaux, voici une phrase que mes parents disaient dans mon enfance, qui m’est revenue récemment et a été un beau point final à mes déprimes : "Être normal, c’est faire partie du troupeau de moutons que forme le peuple français." Eh bien voilà, l’homosexualité est un moyen de ne pas être un mouton sans pour autant être un hors-la-loi ou un drogué. Evidemment, si vous voulez à tout prix être intégré dans la société, ce n’est pas ça qui va vous remonter le moral, mais franchement j’ai du mal à comprendre un homosexuel voulant appartenir entièrement à une société aussi intolérante, même si elle évolue petit à petit. Je sais que j’ai besoin de la société, mais je la regarde d’un oeil lucide et je prends qu recul par rapport à elle, pour qu’elle ne puisse pas me faire de mal.
J’espère que ce message aidera ceux qui en souffrent à réaliser que l’homosexualité n’est ni une tare, ni une maladie, et qu’en avoir honte revient à faire le jeu de ces abrutis d’homophobes. Re-la-ti-vi-sez ! L’homosexualité ne signifie pas que le bonheur est inaccessible ! Soyez fiers de votre différence ! Puisez-y votre force !
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> Guillaume, 17 ans : Bien vivre son homosexilité.
25 mai 2005, par Guigui 30
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25/05/2005 21:14 : oué bof, ça ne me fait ni chaud ni froid et pourtant j’ai 21 ans (né le 03/10/1983 au cas que le message ne serai plus d’actualité & moi aussi je m’appelle Guillaume) et le pire, ce que je ne souhaite à personne (j’insiste), c’est d’être amoureux d’un hétéro (& qui a une copine) ! Moi c’est le cas et mon dieu que ça fait mal (et ça fait 3 ans) ! Des nuits etdes journées à ne penser qu’à lui ! Si il y a un moyen de me remonter le moral, alors je suis partant car pour moi actuellement c’est LUI ou PERSONNE et je met un terme à ma vie ! Donc pour le moment je vis toujours dans l’espoir... Mais unjour je n’en pourrai plus ! Et cela empiète sur ma vie (actuellement au lycée). En plus, je ne donne pas de détails mais il m’a demander de lui faire quelque chose (F*******n) alors qu’avant il était quasi-homophobe ! Et là depuis quelques jours il veux me m’abandonner. Et il veux être tranquille avec sa copine. En plus me demander ça en pleine période d’examen ! ET SURTOUT c’est LA première relation avec un gars !!! Quand il me l’a demander il penser à certaines choses pour mon bien. Pourtant on m’a de de ne pas rester avec ce genre de gars... (Les détails sont... colossaux ! je ne peux rien dire sauf si vous êtes intéresser) (rien de hard) il ne s’agit juste d’histoires vécus entre amis. En tout cas merci à toi c’est la première fois que je parle d’un problème personnel sur internet. Et si tu connais une solution fat moi en part ! Et aussi connaitrai tu (par hazard) des coins où l’on peut rencontrer des gays ou bi dans ma région (GARD 30) pour parler avec eux (et pas pour autre choses), ça serai pour moi le bien venu ! Où si quelqu’un lit mon post qu’il m’y réponde. En plus dans le gard (apparament) il n’y a pas trop de gay ou bi. Et pour les trouver, alors là !! En tout cas je voudrais parler avec des gens qui me ressemble et même les voir ! Sinon je crois que je vais bientôt me ... Je ne sais même s’il y aura quelqu’un pour voir ce post... Mais bon @++ Vous pouvez me laisser des e-mail en cliquant sur mon pseudo. Comme ça vous pourrez aussi avoir des réponses si vous êtes curieux et sincères.
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> Guillaume, 17 ans : Bien vivre son homosexilité.
23 janvier 2005
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j’ai 17 ans également et ne suis pas lesbiennes je suis intrigué par les paroles de Guillaume. En effet j’ai plus l’impression que son homosexualité révélée est du a un phénomène de mode et à la volonté de ne pas se fondre dans la masse lorsqu’il dit que l’homosexualité est une manière d’etre marginal.Ou alors c’est une facon de trouvé des point positif a une homosexualité difficile a assumer ?
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> Guillaume, 17 ans : Bien vivre son homosexilité.
5 février 2005, par Guillaume
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Effectivement peut-être qu’au début ça peut être un moyen d’assumer une situation somme toute assez difficile. Mais ce n’est qu’un début.
Je pense toujours ça aujourd’hui, et je ne révèle pas mon homosexualité pour être "in", mais seulement pour être bien avec moi-même. Je ne pense pas qu’un CO se fasse sous la pression de la mode ! Et quant à "se fondre dans la masse", c’est effectivement une chose que je souhaite éviter, mais ce n’est pas la seule et unique raison qui fait que je ne souhaite pas être autrement.
Je suis heureux avec mon homosexualité, si en plus c’est un état qui s’accorde avec mes opinions (ou seraient-ce mes opinion qui s’accordent à mon état ? Mdr !), je ne vais pas m’en plaindre !
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> Guillaume, 17 ans : Bien vivre son homosexilité.
9 juillet 2004, par Cox1nelle
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Super Guillaume, je t’adore ;) !
Tu viens de me remonter le moral. Finalement, c’est vrai que ce n’est pas si pire que ça d’être homo :). Faut juste devenir imperméable et laisser couler sur son dos les choses blessantes qui nous font de la peine.
Merci en tout cas, tu as fais rejaillir la flemme en moi... merci :).
Plein de gros bisous, Cox1nelle xoxoxox @->--
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> Guillaume, 17 ans : Bien vivre son homosexilité.
11 juillet 2004, par Guillaume
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Salut !
Je suis vraiment ravi de t’avoir remonté le moral. En fait c’était le but. Je me dis que si moi j’ai réussi à surmonter ça, alors c’est mon devoir d’aider les autres à y arriver aussi.
Et être homo, c’est vraiment pas la fin du monde, même si c’est pas tous les jours facile. Mais je n’ai absolument aucune envie de laisser les autres (homophobes en particulier) me dicter ma vie et me dire qui et comment je dois aimer.
Bisous. Guillaume
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> Guillaume, 17 ans : Bien vivre son homosexilité.
24 juillet 2004, par Will
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Slt guillaume , d’un cote je c’est ce que tu ressen , je n’ai que 14 ans et je vie dans le Q du monde , 1500 habitant , tu pourait me doner ton mail pour que l’on puisse s’ecrire directement , sa serai tellement bien !!!
Merci de me repondre vite a cette adrese : Willycellier@aol.com
Slt
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