Une vie normale : Un bon film éducatif. Le titre même peut nous conduire dans une impasse. Mais on se laisse facilement promener dans cette histoire avec la naïveté et l’innocence du petit Olivier qui incarne un enfant partagé entre son papa homosexuel et sa mère et qui constitue le pivot principal du film.
L’histoire débute sur une course poursuite entre la caméra du réalisateur et le jeune Olivier, nous sommes alors bousculés par de nombreux sentiments : l’étonnement, ensuite la peur et le soulagement quand il retrouve son père. Nous prenons alors connaissance de la situation peu « normale » de l’enfant. Son père vit dorénavant avec un homme et sa mère s’est mise avec un homme « bien sous tout rapport. Le père de l’enfant se demande alors ce qui s’est passé avec son fils, le spectateur s’interroge aussi et émet une hypothèse. Le pauvre Olivier victime d’homophobie à l’école, situation classique… Mais on se trompe royalement ! Et tout bascule dans notre petit monde, quand nous apprenons que le véritable auteur de cette violence n’est autre que l’amant de la mère de l’enfant. Un vrai psychopathe ! Vous connaissez l’expression « Enfant battu, battra » c’est typiquement le cas ! Mais ça ne s’arrête pas là, le père décide alors de reprendre son enfant et nous arrivons alors à la partie juridique du film, un vrai cours de droit ! Qui croirons-nous au tribunal ? Le père homosexuel ou l’amant de la mère ? Cette partie du film est très gênante, elle nous met mal à l’aise et s’étend sur un portrait de la communauté homosexuelle, le père y dévoile alors toutes les facettes de sa vie, devant son ex-femme visiblement pas au courrant, on apprend qu’il fréquentait son copain alors qu’il était encore marié, on apprend aussi que son copain avait lui aussi quelqu’un dans sa vie en même temps…
Bref, les avocats de la mère essaie de montrer que les homosexuels sont des lapins et qu’il ne sont pas capables d’élever des enfants. Les avocats du père essaient de montrer que l’enfant a subi des violences mais rien n’y fait. La mère ne sachant pas encore qu’elle vit avec un psychopathe en puissance surprend son amant en train de brutaliser le petit Olivier. L’instinct maternel refait alors surface, elle protège son enfant en ordonnant au débile de quitter sa maison mais le soir il refait surface en promettant à sa femme de ne plus jamais recommencer. Vous savez qu’il ne faut jamais dire jamais ! Vous connaissez donc la fin. Le père découragé décide d’aller récupérer par la force son enfant chez son ex-femme et là il entend le débile crier sur l’enfant, on assiste alors à un combat au poing mais malheureusement c’est le père qui mange le carrelage. La mère assiste alors à la scène et reste pétrifiée devant la colère, la violence et la haine de son amant. Elle décide de se séparer définitivement de son amant.
Ca se termine comme un beau comte pour homosexuel, ils vécurent heureux et adoptèrent pleins d’enfant. En fait, le film ne va pas jusqu’à cette caricature. Le père récupère la garde de son enfant. On voit l’hétérosexuel méchant et l’homosexuel gentil, c’est réellement très éducatif comme représentation, mais pas très subtil, mais la vie est bien plus subtile que ça et c’est bien dommage cela serait peut-être plus simple…
Ce film s’est prolongé par un débat sur l’homoparentalité, avec Stéphane Nadaud, pédopsychiatre, auteur d’une thèse sur les enfants élevés en famille homoparentale, Maître Massou dit Labasquere, avocate, Martine Lignière-Cassou, députée.