Fiche technique :
Film français (2001) de Florent-Emilio Siri
Scénario : Florent-Emilio Siri
Directeur de la photographie : Giovanni Fiore Coltellacci
Chéf décorateur : Bernard Seitz
Compositeur : Alexandre Despalt
Sortie nationale : 6 mars 2002
Durée : 1h45
Film interdit aux moins de 12 ans
Fiche artistique :
Benoît Magimel : Santino
Nadia Farès : Hélène Laborie
Pascal Greggory : Louis
Sami Bouajila : Saïd
Samy Nacéri : Nasser
Anisia Uzeyman : Nadia
Martial Odone : Martial
Martin Amic : Spitz
Synopsis :
On est une bande de jeunes, on se fend la gueule. Nasser et Santino ont un plan redoutable : dévaliser un entrepôt le soir du 14 juillet dans la banlieue de Strasbourg. Un lieu et un moment idéal puisque les flics ont autre chose à faire à cette période de l’année. Ils entrainent avec eux, Saïd au look class’mannequin, Anisia la pro de l’informatique et Martial l’acrobate. L’entrepôt est surveillé par Louis le motard-violoniste et Spitz le trouillard quand la violence ne sort pas d’un jeu vidéo ! Au même moment, des flics se font attaquer par une bande de truands venus récupérer leur chef, le dangereux proxénète escorté pour être jugé, Nexhep. Trois flics trouvent refuge dans l’entrepôt des jeunes avec le prisonnier. Mais alors que l’assaut se prépare à l’extérieur, la résistance s’organise à l’intérieur...
Mon avis :
Parlons peu, mourons bien. Après le huis clos hilarant de François Ozon qui regroupait "8 femmes", voici le huis clos sanglant de Florent-Emilio Siri qui regroupe 8 hommes et deux femmes confrontés à des albanais armés jusqu’aux dents et bien décidés à récupérer vivant leur chef, un proxénète de la pire espèce. Symboliquement "reine de ce guêpier", Nexhep n’a plus qu’à attendre que ses guêpes viennent le chercher. Tueuses sans remords, elles seront prêtes à tout pour arriver à leur fin. Vous aurez compris qu’aucun accord à l’amiable autour d’un verre n’aura lieu ! Florent-Emilio préfère parler de violence pour la survie, d’unité contre l’oppresseur (des flics et des vigiles bras dessus bras dessous avec des petits malfrats) et d’héroïsme à la française. Les scènes d’action qui occupent les trois-quart du film sont trés réussies et prouvent que les frenchies n’ont plus rien à envier aux américains. Siri nous en met plein la vue à coup d’explosions, de ralentis, de coups de feu, de coups de sang... autant dire qu’il ne reste guère de place aux dialogues. Mais tant pis, ce n’est pas l’objectif principal du film qui s’est apparemment juste fixé d’être un pur divertissement. Et c’est réussi ! Après un début intéressant qui installe à tour de rôle les personnages, l’action démarre pour nous scotcher au plus profond de notre fauteuil. On vibre beaucoup pour ces anti-héros qui tentent de survivre dans un monde inhôspitalier. Les contre-emplois de Sami Bouajila et Pascal Greggory sont surprenants. Ils sont tellement loins de leurs rôles habituels de beaux parleurs (ou vice-versa) qu’ils sont même allés jusqu’à changer de look. Rien n’est fait à moitié dans ce film qui donne la part belle à Nadia Farès, toujours aussi belle et aussi musclée et à Benoît Magimel, qui nous fait le coup du jeune gars un peu frêle. Voyons Benoît, pas toi...
Revue de presse :
Ciné Live : En partant de sa vaste culture cinématographique, Siri réalise un film unique, où le western, en quittant son 19ème siècle originel, réécrit sa légende.
Synopsis : Peu de psychologie en apparence et un certain esthétisme dans les attitudes et le maniement des armes qui dissimulent un thème encore peu exploité dans le cinéma français : la violence extrême, réelle et sale, loin de tous les fantasmes virils, telle que la subissent les héros de ce film intelligent où tout va vite et bien.
Le Point : Secondé par un casting très ciblé, Siri confirme, avec ce huis clos en forme de western, la capacité actuelle du cinéma hexagonal à revisiter des genres peu français. Siri a du souffle et du métier. Il tire le maximum de son décor unique. Mais on est moins convaincu lorsqu’il tente, pour distiller l’émotion, de singulariser ses personnages.
Télérama : "Nid de guêpes" réussit là où "Les Rivières Pourpres" pêchait souvent : insufler de l’air frais dans le genre. On peut regretter ce patho et cette bonne conscience un peu balourde qui ont sans doute empêché Siri d’opter pour un film d’action plus épuré.
Figaroscope : Scénario mince comme un papier à cigarette, dialogues ridicules ou inexistants, armes à feu de tous calibres pour tuerie générale. Un nanar français à la sauce américaine, plein de clichés et de douilles.
Mes liens :
Le site officiel du film : http://www.niddeguepes.com
Une fiche intéressante sur Sami Bouajila, un fabuleux acteur Grenoblois
Un joli portrait de Pascal Greggory par Vincent Ostria (l’Humanité) mais qui date d’avril 2001 ou sa filmographie complète sur EcranNoir.fr