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Synopsis :
Juste une question d’amour ! Revoilà Xavier, cinq ans après l’Auberge espagnole, il a trente ans. Il a réalisé son rêve d’enfance, il est devenu écrivain, mais il semble quand même un peu perdu. Gagner sa vie avec l’écriture n’est pas si simple. Il a quelques problèmes avec sa banquière. Il a aussi des réticences à se fixer avec une fille. Il enchaîne les aventures amoureuses avec inconséquence. Il enchaîne aussi de façon confuse et anarchique les petits boulots liés à l’écriture. Tantôt journaliste, nègre, écrivain pour historiettes amoureuses ou scénariste pour série télé de pacotille. Il est un peu en vrac... Partagé entre son ex, sa mère, ses aventures amoureuses passagères, sa pote homosexuelle, il a du mal à faire correctement son travail : concevoir et écrire une histoire d’amour simple et normale... Pour compliquer les choses, il doit aussi faire du baby-sitting pour son ex, du papy-sitting pour sa mère et la mondialisation le rattrape, son travail de scénariste est menacé de s’arrêter... Il est contraint de continuer son travail à Londres, puis à Saint-Petersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l’amour et l’écriture.
 Romain Duris
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Mon avis :
Un film plus adulte, pour toute la famille ! Mûrir. Avec le temps, nous mûrissons. En trois ans (cinq dans la réalité), les protagonistes de l’Auberge espagnole ont mûri. Leur tête pense à autre chose. Leur vie est faite de nouveaux problèmes. Ils réagissent différemment à ce qui leur arrive. Ils commencent à prendre au sérieux leur destin. Cédric Klapisch a lui aussi mûri et les acteurs qu’il retrouve pour la suite de l’Auberge espagnole ne sont pas ceux que ce film nous avait laissé. Ils ont eux également grandi et mûri.
 Romain Duris et Cécile de France : la poupée est à droite !
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Kelly Reilly est passée de l’adolescente pré-pubaire à une femme, fatale, scénariste de sitcom grand public. Son mec la fait souffrir mais l’amour rend aveugle.
Cécile de France n’a plus son côté garçon manqué, et si elle regarde toujours autant les filles, elle a gagné une féminité ravageuse, et travaille à la Bourse de Paris. Ses relations ? Rien de sérieux, mais elle ne désespère pas trouver la femme de sa vie. Une chose est sûre : si vous êtes un mec, ne lui demandez jamais de se faire passer pour votre petite copine !
Romain Duris n’a presque plus sa raie sur le côté, et quand il ne joue pas du pipo, il écrit pour la presse, des éditeurs, la télévision. Jamais sans une femme dans son lit, il revendique néanmoins haut et fort qu’il est célibataire. Audrey Tautou a toujours cet air enfantin. Pourtant elle est maintenant mère sans famille car elle n’a jamais trouvé un homme papa pour fonder un foyer avec son petit garçon qu’elle a eu il y a quelques années.
Enfin, Kevin Bishop, barbe taillée sur mesure, est sur le point de se marier... avec une danseuse russe !
 Retrouvailles de colocataires
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Ça en fait du changement depuis l’Auberge espagnole ! Nos cinq héros et héroïnes ont grandi en même temps que nous. Sûr que ceux qui avaient craqué sur la vie étudiante des colocataires de Barcelone trouveront leur compte dans cette nouvelle vie qui parle des jeunes trentenaires ! Pourtant, hormis ceux cités plus haut, ne vous attendez pas à retrouver toute la clique estudiantine. L’allemand, l’italien et l’espagnole ne font qu’une apparition pour une fête embarquée sur un bateau. Mais qu’importe. Plutôt que de créer une histoire mêlant tous les anciens, Klapisch a trouvé plus intéressant de focaliser sur cinq d’entre eux. Et il en tire une histoire des plus brillantes, traitant de la famille recomposée, des aventures sans lendemain, des coups de foudre, du mariage, de l’amour qui naît là où on ne l’attend pas.
Les comédiens sont tous excellents et servent brillamment cette histoire. Les moments forts se trouvent dans la comédie : mention spéciale à Cécile de France en robe et sac à main ainsi qu’à Romain Duris, pipo à la bouche ! Klapisch n’est jamais autant meilleur que lorsqu’il écrit des comédies. Ses films comme l’Auberge espagnole, Chacun cherche son chat, Un air de famille ou le Péril jeune ont été autrement mieux réussis que ses autres plus sérieux comme Ni pour, ni contre, bien au contraire ou Peut-être. Alors ici, Les Poupées russes qui se veut avant tout une comédie réserve nombre de moments croustillants. En témoignent les sitcoms façon Feux de l’amour avec l’acteur-ami-de-Klapisch-qui-revient-dans-la-plupart-de-ses-films Zinedine Soualem. En témoignent aussi, les coups de sang de Romain Duris, le grand-père de Romain Duris etc. En témoignent enfin les scènes de Cécile de France plus drôle que jamais en lesbienne épanouie.
L’homosexualité a souvent été un élément apparent dans les films de Klapisch. Dans Chacun cherche son chat, Olivier Py jouait un jeune gay libéré avant que Cécile n’intervienne en lesbienne elle-même libérée ! Des rôles écrits sans cliché pour parler de tous les amours chez les jeunes d’aujourd’hui.
Fiche artistique :
Romain Duris : Xavier
Audrey Tautou : Martine
Cécile de France : Isabelle
Kelly Reilly : Wendy
Kevin Bishop : William
Aïssa Maïga : Kassia
Olivier Saladin : Gérard
Zinedine Soualem : M. Boubaker
Evguenya Obraztsova : Natacha
Lucy Gordon : Célia Shelton
Fiche technique :
Cédric Klapisch : réalisation, scénario
Loïk Dury et Laurent Lévesque : musique originale
Dominique Colin : photographie
Marie Cheminal : décoration
Anne Schotte : costumes
Sortie : 15 juin 2005
Durée : 2 h 05
 Romain Duris et Audrey Tautou
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Revue de presse :
Ciné Live : Après l’ode à l’amitié de L’Auberge espagnole, c’est à une réflexion sur l’amour que se livre cette fois Cédric Klapisch, avec une fantaisie et une délicatesse qui touchent à nos songes les plus secrets, nos espérances les plus intimes, nos doutes et nos souvenirs les plus inavouables. Parfois le miracle dure douze secondes, le temps que deux mains se rapprochent (...). Parfois ça dure des minutes longues comme des édens improbables.
Télé 7 Jours : Au fil d’un scénario puzzle, tous les acteurs sont mis en lumière par une mise en scène constamment inspirée, des dialogues affûtés, un humour exquis. Conteur de talent, Klapisch se joue des clichés et cisèle, au coeur de cette savoureuse chronique générationnelle inscrite dans l’air du temps, un petit bijou de comédie romantique.
Studio magazine : Cédric Klapisch a donné à cette comédie amoureuse un ton un peu plus grave, un rythme un peu plus mélancolique, une âme presque slave. Du coup, il s’en dégage une émotion permanente, due au bonheur de revoir des personnages qui nous sont toujours proches et d’assister à l’épanouissement d’un grand cinéaste.
Rolling Stone : L’émotion est au rendez-vous, la bande originale aussi, et l’on se dit que Klapisch n’est jamais aussi bon que quand il parle de ce qui le touche. Coup de coeur au duo formé par Romain Duris et Kelly Reilly.
Les Cahiers du cinéma : L’art de Klapisch, on le connaît, c’est celui d’un Soderbergh hexagonal : art qui roule n’amassant nulle mousse, roublardement heureux de son vide. Sympa. Et pourtant il vous abandonne avec sur les bras une question non dénuée de force : ai-je une vie ?
Le Monde : Autant dire qu’on n’a toujours pas quitté l’univers de la post-adolescence, dans l’éternité bénie de laquelle Cédric Klapisch, sous couvert de vraisemblance sociologique, trouve l’essentiel des quelques vieux ressorts typologiques, psychologiques et dramatiques qui caractérisent son film. (...) La scène finale constituera l’apothéose attendue de cette comédie euro-sentimentale, dont il est loisible de refuser, sous ses oripeaux de modernité, le modèle rassis qu’elle propose de l’union.