Fiche technique :
Film français de Nicolas Philibert
Images : Katell Djian et Laurent Didier
Musique : Philippe Hersant
Date de sortie : 28 août 2002
Durée : 1h44
Fiche artistique :
Dans leur propres rôles :
Georges Lopez, l’instituteur
Jojo, Marie, Olivier, Nathalie... les enfants de sa classe
Classe, pas classe ! La neige tombe sur la commune de Saint-Etienne sur Usson. Le bus scolaire passe prendre les enfants qui se rendent en classe. Une classe encore calme où deux tortues rampent à quatre pattes entre les bureaux des écoliers. Des bureaux vides qui vont peu à peu se remplir pour une journée d’école avec maître Lopez, enseignant bientôt à la retraite et qui prend le plus grand des plaisirs à instruire ses élèves de 4 à 11 ans. Le décor est planté pour ce film qui nous emmènera des rires aux larmes sans jamais tomber dans le mélo. Normal c’est un documentaire, une tranche de vie.
Il n’y a pas que Maître Yoda au cinéma ! Et oui, il y a désormais Maître Georges Lopez, celui qui a dit oui à Nicolas Philibert pour qu’un tournage ait lieu dans sa classe. Heureuse décision qui nous permet de suivre durant 6 mois (de décembre 2000 à juin 2001) sa classe (13 élèves de la maternelle jusqu’au CM2), son village (Saint-Etienne sur Usson dans le Puy-de-Dôme), les parents d’élèves (qui ont tous donné leur accord pour le tournage) et la vie entre toutes ces personnes, grands et petits, pendant cette période que nous avons toutes et tous vécus mais que nous avons pour la plupart oublié en partie...
Alors êtes-vous prêts à recouvrer la mémoire ? à vous souvenir des récréations où vous jouiez avec vos copains/copines ? à vous rappeler de votre place dans la classe et du voisin que vous aviez ? à vous remémorer le cahier de brouillon sur lequel vous appreniez vos tables de multiplication ? Si tel est le cas, allez voir ce petit bijou de film où le tableau noir côtoie des élèves hauts en couleurs. Il y a Jojo, tout d’abord, futur Maître Jojo, qui confond avec bonheur l’auriculaire avec l’auri...zontal et qui aime dessiner des "7" un peu tordus. Il y a Marie ensuite, la complice de Jojo avec qui elle se met en tête de faire une photocopie sur la grande machine, non sans mal ! Il y a Nathalie également, la fragile, qui nous mettra au bord des larmes avec l’appréhension qu’elle a de rentrer au collège et de perdre Maître Lopez...

C’est tout ça Être et avoir : les bons côtés de la vie et les moins bons, c’est la vie telle qu’elle est ailleurs. L’école finalement n’est que le reflet de la société. Tout y est representé. Toutes les situations, tous les caractères...
On rit beaucoup, on s’émeut souvent, on ne voit pas le temps passer avec ces enfants tous aussi formidables qu’innocents. Et une fois la leçon de Philibert finie, on se dit que si ce n’est pas le plus facile, "instituteur" est vraiment le plus beau métier du monde.
Revue de presse :
Le Point : Passionnant de la première à la dernière seconde. Un grand film, tout simplement !
Télérama : Être et avoir est un film d’une simplicité lumineuse, dont le centre de gravité est cet instit’ qu’on aimerait avoir eu.
Le Monde : On peut à cet égard classer raisonnablement la scène des adieux au professeur comme une des plus belles fins de l’histoire du cinéma.
Libération : Être et avoir est d’entrée de jeu coincé entre l’imagerie d’Epinal républicaine (la transmission heureuse et égalitaire du savoir) et la mièvrerie "rigolote" des minauderies enfantines (la menace "Ecoles des fans").
Mon lien :
Le site officiel du film Être et avoir : http://www.etreetavoir.com