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Fiche technique :
Comédie américano-britannique de 2003
Réalisateur et scénariste : Andrew Litvack
Photographie : Laurent Machuel
Casting : Annette Trumel
Musique : Geoffrey Alexander
Mixage : Hugh Johnson
Chef décorateur : Jacques Bufnoir
Montage : Giles Gardner
Son : Keith Tunney
Costumes : Pierre-Yves Gayraud
Date de sortie : 3 décembre 2003
Durée : 1h30
Fiche artistique :
Dianne Wiest : Elisabeth Beaumont
Stanislas Merhar : Thomas Beaumont
Jane Birkin : Pénélope
Bulle Ogier : Claude Sabrié
Karim Saleh : l’assassin
Vanessa Redgrave : elle-même
Nathalie Richard : la journaliste radio
Didier Flammand : le détective
Jerry Hall : Sybil

Synopsis :
Mon père cet homo ! Thomas, fils unique d’une Diva, n’a jamais connu son père, mort avant sa naissance. Pourtant sa mère lui a menti et quand son père décède réellement, cette dernière est bien obligée de rendre compte à son fils que son défunt père lui a laissé quelques héritages… Mais lorsque la vérité éclate, Thomas comprend que l’homme qu’il a vu mourir la veille, assassiné sous ses yeux par un homme, son amant, était son père. Trop c’est trop, Thomas s’arrête chez une psy pour parler de tous ses soudains problèmes… Malheureusement celle-ci en consultation avec Pénélope meurt subitement et quand la patiente s’en rend compte elle reçoit Thomas en se faisant passer pour le Dr Rey…

Mon avis :
Pas merci au réalisateur… C’est en voyant un film comme Merci… Dr Rey ! que l’on se rend compte qu’il n’est pas donné à tout le monde de faire un bon film. Non pas que ce long-métrage, premier du réalisateur Andrew Litvack, soit mauvais, mais le premier mot qui vient à l’esprit c’est « maladresse ». Tout est maladroit dans ce film :
les situations qui se veulent comiques et qui ne le sont pas : on pourrait en citer des tonnes dont la psy morte pendant la séance de Pénélope cachée derrière le bureau et que Thomas ne voit pas… le « space cake » cuisiné par Thomas et qui fait halluciner sa mère et sa meilleure amie, le coup de fil de la mère à ceux qu’elle croit être ses ravisseurs… Pénélope dans une plante verte… tout ça tombe à plat…
le jeu de certains acteurs qui fait peur par moment, dont celui de Jane Birkin et Dianne Wiest malheureusement mal dirigées…
l’enquête de la police, dont les deux protagonistes font figure de caricature mal inspirée…
les métaphores grossières dont celle de Thomas dans un vrai placard et en sortant pour faire son coming-out à sa mère !!!
les scènes en anglais qui alternent sans transition évidente avec des dialogues en français, on est souvent perdu et on se demande pourquoi une scène n’est pas tournée en une seule langue… même si cela se comprend avec Dianne Wiest mais beaucoup moins avec Jane Birkin…
les seconds rôles affligeants qui ne mettent pas en valeur le travail jusque là excellent des Roshdy Zem (Change-moi ma vie) ou Nathalie Richard (La confusion des genres)… Bref tout ça ne sert vraiment pas le film et les comédiens, et on est triste pour eux…
Seuls Bulle Ogier, Stanislas Merhar et Karim Saleh tirent leur épingle du jeu. Ce dernier inconnu du milieu du cinéma est une vraie révélation. Sa beauté sauvage l’amènera on l’espère à retenter sa chance dans le septième art… A chaque scène où il est présent, la mayonnaise reprend… et puis Andrew Litvack retrouve un peu plus de souffle vers la fin de son film, on s’attache plus aux personnages et toute cette farce finalement devient « sympathique »… même si au final on regrette le gâchis… dommage.
Revue de presse :
Le Monde : Entre ses claquements de portes, ses retournements de situations farfelus et le "space cake" (gâteau saupoudré de marijuana) qui transite entre ses personnages, cette petite comédie sans prétention, premier film de l’Américain Andrew Litvack, est balayée par un vent lubitschien.
Positif : un naufrage où ni les personnages ni les situations ne sont crédibles (...) une série de quiproquos et d’énigmes qui font écho à diverses notions de psychanalyse (transferts et autres complexes oedipiens). Une belle idée que le scénariste-réalisateur n’a pas su exploiter.
Télérama : Objet bizarre que cette comédie en forme de salle des pas perdus (…) On comprend que ce film mistigri, né avant l’euro et totalement dépourvu de mise en scène, ait tardé à trouver un distributeur bon public
Studio : Le réalisateur semble dépassé par les personnages et les situations qu’il a lui-même mis en place. Résultat : plutôt que de se perdre dans ce labyrinthe feutré (...), on reste trop souvent extérieur. Dommage !
Télé Ciné Obs : De Bulle Ogier à Jerry Hall, on croise des visages connus au détour de chaque scène, mais pas le moindre talent. Bref, un nanar d’anthologie.
L’Humanité : Cette comédie policière caricaturant la psychanalyse est intolérablement niaise, et offre en sus une grotesque vision touristique de Paris.
Aden : Parodie volontaire... ou ratage intégral ? Les deux, probablement.
Première : Le point de départ tragico-absurde débouche sur une comédie filandreuse, dans laquelle les personnages sont réduits à des caricatures.
Mes liens :
L’interview du réalisateur à propos de son film et des comédiens
Le site officiel de Jane Birkin
