Sensuel et noir, le nouvel Almodovar !
Ciné Gay : La Mauvaise éducation
Avec Gael Garcia Bernal
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vendredi
4 juin 2004, par Mat
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Selectionné à Cannes pour la 57e édition du Festival de Cannes, La Mauvaise éducation de Pedro Almodovar a même fait l’ouverture de la grande manifestation cannoise et a été suivi par une grande fête espagnole nocturne. De quoi honorer comme il se doit, le grand retour de Pedro Almodovar et surtout de son nouveau film, follement intéressant et qui ne déroge pas à la règle : les homos ont une place prépondérante dans sa filmo !
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Deux pour le prix d’un ! Pedro Almodovar avec La Mauvaise éducation nous raconte une histoire et un film ! Il nous entraine dans les méandres des souvenirs de deux jeunes artistes : l’un est acteur, Ignacio, l’autre est cinéaste, Enrique. Enfants, dans les années 60, ils fréquentaient le même collège religieux et près de vingt ans plus tard leurs chemins se recroisent. Le premier souhaitant jouer dans le film que le second réalisera et qui traitera de leur enfance à l’école sous la domination du père Manolo qui abusait d’Ignacio. On ne change pas une équipe qui gagne, enfin presque... Almodovar continue de pénétrer l’univers des films noirs. Et il en ressort encore une fois un film maîtrisé qu’on est pas prêt d’oublier. On se souvient de ses chefs d’oeuvres tels Attache-moi avec Banderas et Abril, Tout sur ma mère avec Cruz et Paredes et Parle avec elle le dernier en date et qui laissaient tous un goût amer à la fin de la projection tant les sujets traités étaient graves (séquestration, mort de son enfant, SIDA et viol). Ici encore, Almodovar touche là où ça fait mal. L’éducation enseignée dans les établissements religieux et plus largement la pédophilie. Ce à quoi Almodovar s’empresse de rassurer : en rien le film n’est autobiographique. Almodovar travaille sur cette histoire depuis plus de dix ans et l’a remaniée à outrance et confie qu’il aurait pu encore continuer aujourd’hui si le film ne s’était pas encore fait ! Car dans son planning, La Mauvaise éducation devait sortir sur les écrans avant Parle avec elle ; mais un problème de casting a fait changer les plans du grand réalisateur espagnol. Initialement prévu dans le rôle d’Ignacio, Le beau Eduardo Noriega a par la suite refusé laissant place à Gael Garcia Bernal. Gael Garcia Bernal un nom que vous ne serez pas prêt d’oublier tant sa beauté, son charisme et son talent imprègne le film du maître. Un casting dont on imagine pas une seconde qu’il aurait pu être différent !
Gael Garcia Bernal n’en est pas à son premier essai : il s’est fait remarquer pour son rôle intense dans le magnifique Amours chiennes où on ne se demandait qu’une chose : à quand un rôle gay pour Gael : Pedro n’est pas le premier à lui offrir le rôle d’un homme attiré par les hommes : Gael a déjà goûté à la relation homosexuelle dans Y tu mama tambien, un film mexicain de Alfonso Cuaron sortit en 2001. Mais c’est Almodovar qui dévoile son immense talent et les magnifiques formes de celui que l’on reverra prochainement dans de très grands films : Carnets de voyage de Walter Salles où il incarne l’immense Che Guevarra et Alatriste avec Viggo -Aragorn- Mortensen. La Mauvaise éducation est un grand film de Pedro Almodovar pas le plus réussi, mais certainement le plus personnel, où l’on retrouve tous les thèmes chers au maître : travestissement, famille, vengeance, complots, cinéma et PASSION. Un classique en devenir !
N’arriver pas en retard ! A ne pas rater : le générique de début du film, un pur chef d’oeuvre de création sur une musique hitchcockienne terrifiante !
Fiche technique :
Réalisateur : Pedro Almodovar
Scénariste : Pedro Almodovar
Compositeur : Alberto Iglesias
Directeur de la photographie : José Luis Alcaine
Ingénieur du son : Miguel Rejas
Directeur artistique : Antxón Gómez
Producteur exécutif : Esther Garcia
Chef monteur : Jose Salcedo
Durée : 1h50
Titre original : La Mala educacion  Fiche artistique :
Gael Garcia Bernal : Angel / Juan / Zahara
Javier Camara : Paquito
Fele Martinez : Enrique Goded
Daniel Gimenez Cacho : le père Manolo
Lluis Homar : Monsieur Berenguer
Revue de Presse :
The Hollywood reporter : Régulièrement surprenant, parfois carrément déroutant, le film est une pièce de maître où l’on retrouve la plupart des obessions de Pedro Almodovar. Les acteurs évoulent avec aisance entres les différentes "réalités", sans la moinde confusion. Gael Garcia Bernal interpelle tout particulièrement dans le rôle de la "femme fatale" du film.
Libération : La Mauvaise Education est une magnifique enquête sur l’imagination. Celle qui permet de changer de sexe et de vie, au risque d’en mourir, celle, pas moins aventurière, qui pousse à faire des films et à en vivre.
Première : Le cinéaste signe un pur film noir avec retournements brusques, femmes fatales (pardon, hommes fatals) et ambiance torve. Structurellement Almodovar fait preuve d’une rigueur implacable qui renvoie aux oeuvres américaines de Fritz Lang. Se laisser entraîner dans cet écheveau manipulateur est un délice.
Le point : Avec " La mauvaise éducation ", d’ores et déjà couronné d’un impressionnant succès en Espagne, Pedro Almodovar délivre en effet une oeuvre-somme, un film d’une richesse rare qui joue à la fois la carte du genre (le film noir) et celle de l’autoportrait en creux.  Liens :
Site officiel sur http://www.lamauvaiseeducation-lefi...
Sur Gael, évadez-vous ici : http://www.love-intuition.com/mygae...
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commentaires |
> Ciné Gay : La Mauvaise éducation
28 juin 2004, par Polo
Nouveau message
J’ai adoré le générique de début du film en effet. Il est vraiment très bien fichu.
Je viens enfin de le voir en proffitant de la fête du cinéma et je n’ai pas été déçu. Ce film m’a beaucoup plu et le jeu des acteurs est très bon. L’univers est assez original et l’histoire tragique et bien ficelée.
Seule la fin ma laisse un peu perplexe. Le suspense y est et la chute est bonne mais je la trouve un peu rapide. Peut-être aurais-je préféré que le film dure encore un peu...
Un très bon film à voir en tout cas !!!
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