Fiche technique :
Film américain (2001) de Tom SHADYAC
Scénariste : Mike THOMPSON, Brandon CAMP et David SELTZER
Directeur de la photographie : Dean SEMLER
Musique : John DEBNEY
Chef décorateur : Linda DESCENNA
Date de sortie : 5 juin 2002
Titre original : « Dragonfly »
Fiche artistique :
Kevin COSTNER : le docteur Joe Darrow
Kathy BATES : Mrs Belmont
Susanna THOMPSON : Emily Darrow
Linda HUNT : Sœur Madeline
Ron RIFKIN : Charlie Dickinson
Joe MORTON : Hugh Campbell
Synopsis :
Esprit, es-tu là ? Quand sa femme meurt dans un accident alors qu’elle était en mission humanitaire, Joe Darrow, son mari, médecin, ne se concentre que sur son travail et en oublie de prendre des vacances. En s’occupant des patients de sa femme, des enfants atteints de cancers, Joe est témoin d’étranges événements. Il voit, partout, l’insecte préféré de sa défunte femme, des libellules, son perroquet lui joue des tours (in)attendus, et les jeunes cancéreux lui avouent voir sa femme venue de l’autre monde et porteuse d’un important message... Mystère vous avez dit mystère ?
Mon avis :
Fantômes contre Fantômes. Les films qui traitent des esprits, de l’au-delà et du surnaturel sont nombreux en cette année 2002. Après le malade John Nash incarné par Russel Crowe dans « Un homme d’exception » de Ron Howard, après l’étrange lapin dans « Donnie Darko » de Richard Kelly et après le fantôme de l’enfant assassiné dans « L’échine du diable » de Guillermo Del Toro, voici dans « Apparitions » de Tom Shadyac, l’esprit d’une femme, presque une sainte, morte dans un terrible accident de la route qui prend le chemin des vivants pour apporter un message à son Kevin Costner de mari. Son esprit revêtira l’apparence d’une libellule. Un insecte dont la grâce n’a d’égal que la beauté mais à qui le film ne fait pas la part belle. D’où peut-être le choix en France de titrer le film « Apparitions » et de ne pas suivre la traduction du titre original Dragonfly qui signifie « libellule » en français. En effet, la libellule n’est pas le sujet central du film : elle apparaît au même titre qu’un autre signe fort, une croix onduleuse. Voici les deux apparitions qui mèneront Costner vers son destin.
L’ensemble du film souffre de trop nombreux clichés, mais il ne fallait pas s’attendre à autre chose de la part de Tom Shadyac, réalisateur des petits « Docteur Patch », « Professeur foldingue », « Ace Ventura, détective chiens et chats » ou « Menteur, menteur ». Shadyac n’arrive qu’à une seule chose, et non des moindres, garder au film un rythme soutenu qui nous entraîne du milieu hospitalier au fin fond des forêts vénézuéliennes. La fin du film, quant à elle, est aussi niaise que magique !
Kevin Costner, autrefois grande star des « J.F.K », « Danse avec les loups », « Bodyguard » ou « Les Incorruptibles », peine à retrouver un souffle nouveau qu’on croyait revenu avec le parfait « Un monde parfait » de Clint Eastwood en 1994. En effet, ses choix suivants n’ont pas porté les fruits espérés. Ses comédies sentimentales « Tin Cup », « Une bouteille à la mer » et « Pour l’amour du jeu » étaient trop légères (on aurait pu y mettre Meg Ryan, c’est dire !) et ses films d’action « Postman », « Destination Graceland » ont été des échecs commerciaux (Non « Waterworld n’a pas été le bide annoncé avec plus de 2 millions d’entrées France et plus de 100 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis !). Ici, il met toute son énergie au service du film, un dynamisme qui prend le dessus sur son charme en perdition (la vieillesse est là : Kevin Costner a 47 ans !). Avec ce film, que le public va apparemment voir en masse, Costner pourrait bien reprendre du grade à Hollywood. C’est tout ce qu’on peut souhaiter à cette étoile qui brille encore pour de nombreux fans.
A côté de Costner, Susanna Thompson est juste de fragilité et de beauté à l’image de la libellule qu’elle incarne et Kathy Bates, éternelle second rôle féminin, joue à merveille les vieilles filles qu’on dirait tout droit sortie d’un couvent, est-ce un message pour nous faire comprendre qu’elle est lesbienne ? Malheureusement son rôle est sous-exploité, elle sert trop de faire valoir... Un bilan mitigé pour un film de cette ambition qui laissera au final d’agréables moments de comédie et trop peu de moments d’intenses émotions.
Revue presse :
Ciné Live : Une love-story tournant autour de l’au-delà, plutôt moins sucrée que d’habitude et dont la sobriété possède un charme auquel on se laisse prendre.
Mad Movies : Le seul rescapé de l’entreprise c’est Kevin Costner, très attachant en veuf rongé par le doute et le chagrin.
Le Monde : « Apparitions » relève comme on le voit de ces récits de fantômes qui fonctionnent sur l’absence et le deuil impossible avant de s’aventurer sur les terres escarpées d’un fantastique mystique à l’incarnation cinématographique délicate.
Mes liens :
Le site officiel du film en anglais
Le site officiel du film en français
Le site très réussi et souvent remis à jour des fans de Kevin Costner
Le très beau site d’Amélie, jeune femme très passionnée par la star