Il m’avait semblé percevoir une note de mépris par rapport aux personnes souhaitant rester dans "leur placard", alors que je n’y vois rien d’infamant. J’ai également été surpris de voir que l’aide au coming out faisait partie des raisons d’existence de votre association.
À mon avis, tout ce que les associations et autres organismes, visant effectivement à aider des jeunes gays en matière de coming out, devraient faire est de les inciter à beaucoup réfléchir sur cet acte et ses conséquences.
Je ne crois absolument pas aux nécessités de faire un coming out généralisé.
D’une part, je pense que révéler que l’on préfère les mecs va beaucoup pplus loin que la simple divulgation de la vie sexuelle. Un coming out révèle également l’appartenance à une sorte de culture gay influençant toute la personnalité ; il fait donc partager une partie de la vie privée beaucoup plus vaste que la simple vie sexuelle. Et cette vie privée, je suis farouchement en faveur de son respect.
D’autre part, il faut tenir compte du fait qu’un coming out aura des conséquences très différentes d’un individu à l’autre, en fonction de son milieu, son environnement, son âge, les personnes à qui il apprendra la bonne nouvelle... qui peuvent éventuellement être désastreuses.
Le coming out est donc un partage de la vie privée qui, selon moi, ne devrait être fait qu’avec les personnes avec lesquelles on estime que les conséquences seront un fabuleux catalyseur d’amitié. Je crois donc qu’inscrire le coming out dans un débat honte vs fierté est erroné, il n’y a strictement aucune honte à vouloir préserver sa vie privée et il n’y a aucune fierté à tirer d’un coming out, et surtout pas s’il est complètement raté. Au même titre que s’il n’y a pas de honte à être gay, il n’y a certainement pas non plus de fierté à en retirer.