Auteur Gay
Henry de Montherlant
Etre gay mais ne jamais le dire
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mardi
4 juin 2002, par Monchoix.net
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Henry de Montherlant (1896-1972). Issu d’une famille noble, il se consacre très tôt à l’écriture. Ses deux premiers romans (Le Songe et Les Bestiaires) seront refusés par neuf maisons d’édition et il sera publié à compte d’auteur. Il accèdera à la reconnaissance avec Les célibataires (1933) Grand Prix de l’Académie Française puis avec Les Jeunes Filles à partir de 1936 qui décrivent avec une justesse extraordinaire le sentiment amoureux et la difficulté d’aimer.
C’est justement un des points intéressants de la vie de Montherlant. Fiancé deux fois, il rompit deux fois son engagement. Dans les Jeunes Filles, le héros, Pierre Costals refuse de s’engager sur la voie du mariage. C’est toute l’ambiguïté de l’oeuvre de Montherlant qui n’aborde jamais de front l’homosexualité.
Dans La ville dont le prince est un enfant (1952), pièce de théâtre racontant l’amitié forte entre deux garçons de 14 et 16 ans, l’homosexualité est abordée au travers des soupçons que portent les prêtres sur cette amitié. La tonalité de l’adaptation romanesque intitulée Les garçons (1968) est un peu plus sensuelle, l’amitié allant jusqu’à des baisers sur la bouche que les garçons s’échangent. C’est la justification de ces baisers qui est intéressante : c’est une preuve d’amitié protectrice. Mais les garçons se cachent pour les échanger comme si cette forme d’amitié était un scandale. Précisons qu’il ne s’agit nullement de pédophilie puisque ces baisers se font à 14-15 ans, l’âge des premiers émois...
Reste le problème de la visibilité homosexuelle. Montherlant a l’attitude typique de l’homosexuel de droite. Il assume son homosexualité, mais n’en parle pas considérant qu’il s’agit d’une affaire privée. Là-dessus vient se greffer une misogynie qui transparaît dans certaines de ses oeuvres (Les Jeunes Filles, Celles qu’on prend dans ses bras etc...).
Il n’en reste pas moins que Montherlant est un écrivain génial au style incomparable, au français parfait. Fait rarissime, il est reçu à l’Académie Française en 1960 sans avoir été candidat. A demi aveugle, il se suicide en 1972.
Une page de lien sur Montherlant.
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commentaires |
> Henry de Montherlant
20 novembre 2003, par Mady
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Je ressors un "vieil" l’article ...mais je viens de tomber dessus.
Juste un mot pour dire que "la ville dont le prince est un enfant" est, à mon avis, une pièce à lire absolument.
Le film (téléfilm je crois) qui en a été tiré est tout à fait remarquable ; il est passé sur le petit écran il y a qques années et j’en garde un très fort souvenir ; il faut dire qu’avec Christophe Malavoy et Michel Aumont dans les rôles principaux... ça ne pouvait qu’être à mon goût, tant j’apprécie ces deux comédiens.
Bises à tous,
Mady
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> Henry de Montherlant
25 août 2002, par sylvio
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Pou info, et contrairement à ce que Montherlant voulait laisser acroire, celui-ci n’était nullement issu d’une " famile noble " mais d’une famille d’honnete bourgeoisie provinciale. A la difference de son cousin germain, Michel de Saint-Pierre, avec lequel il n’eut pas d’excellentes relations.
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> Henry de Montherlant
26 août 2002, par SteFan
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Merci de cette précision.
Montherlant est loin d’être le seul à élever ce genre de prétentions. 3/4 des familles d’apparence nobles en France ne sont pas authentiques. Alors on peut ne pas trop lui en vouloir.
Quand à savoir si la seule noblesse qui compte, celle de l’âme, lui était donnée en partage, à vous de juger ;-)
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> Henry de Montherlant
17 octobre 2002, par gy
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Je ne sais pas si Montherlant avait des "prétentions" à la noblesse... Dans ’Les Garçons’, roman tout de même un peu autobiographique, il dit drôlement de la mère de son héros, Alban de Bricoule, qui se disait Comtesse, qu’elle ne l’était que ’difficilement’...
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> Henry de Montherlant
8 décembre 2002, par jacomo
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il est exact que l’état de Noblesse, ne concerne quère plus de 3000 familles désormais,(dont la plupart sont appelées dans un bref délai à disparaitre définitivement de la sociologie française) à celles là s’ajoutent les "autres noblesses" jusque celle ridicule d e nos jours dite "du PAPE" ou papale. Ce présent débat aurait plu à MONTHERLANT et à PROUST, GIDE et les autres n’en avaient cure !
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> Henry de Montherlant
15 novembre 2002, par Edouard
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Le site de l’ Académie Française dit nettement qu’il "appartenait à une famille de la noblesse Catalane".
Son nom complet était Henry-Marie Millon de Montherlant, et, encore selon l’ Académie, il est né en 1895.
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> Henry de Montherlant
8 décembre 2002, par jacomo
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cette affirmation est erronée, mais l’académie a manqué souvent et de manière répétitive à s’entourer de biographes sincères, et d’écrivains de premier plan (souvent corrigé a bonne escient par le jury du Nobel...)
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> Henry de Montherlant
8 décembre 2002, par jacomo
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il est exact que Montherlant n’étais pas issu dune "famille noble", l’ajout de sa particule ne datant que de 1854, tout au plus de ce que l’on qualifiait d’honnete bourgeoisie Parisienne ; les notices d’écrivains reprises ici sur d’autres sites sont en général assez approximatives...
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