Noël Mamère compte bien célébrer le premier mariage gay en France dans moins d’un mois maintenant. Il a en effet expliqué à l’AFP : « Je maintiens ma position, je ne renoncerai pas. Je ne changerai pas de date. L’ouverture du droit au mariage des personnes du même sexe fait partie de mon combat pour l’égalité des droits. »
Le maire de Bègles a par ailleurs « accusé réception » de la lettre du procureur de Bordeaux, lequel lui demandait une copie du dossier de façon à « éventuellement engager une action en nullité ». « Je considère que le procureur va au-delà de sa mission, ce sera au tribunal de décider de sa validité et de dire le droit », a toutefois ajouté Noël Mamère, qui ira donc jusqu’au bout. S’il outrepasse une décision de justice, il encourt une amende de... quatre euros cinquante (il précise que le ministre de la Justice - qui évoquait déjà de possibles sanctions pénales si le mariage est maintenu - « oublie simplement qu’il existe une loi du 7 octobre 1946 qui précise que le champ de la sanction ne peut être que civil »). Et « si ce mariage était déclaré nul, l’affaire serait portée devant la Cour européenne des droits de l’homme ».