Aujourd’hui, il n’y a plus que les hétéros qui vont célébrer un « mariage enchanteur » à la fameuse station de sports d’hiver de Whistler (en Colombie-Britannique, province de l’ouest du Canada dont la capitale est Victoria)... Des dizaines de couples homosexuels y affluent maintenant pour célébrer leurs unions désormais reconnues.
Plus de quatre-mille personnes sont attendues cette année à Altitude 12, la douzième édition de la « Semaine du ski gay et lesbien » qui semble rencontrer désormais un succès croissant (la première édition avait rassemblé à peine dix fois moins de monde).
Selon les statistiques de l’industrie canadienne du tourisme, les gays et lesbiennes d’Amérique du Nord font en moyenne sept voyages par an.
Entre juillet et décembre, mille-quatre-cents gays et lesbiennes (dont près de huit-cents Américains) ont uni leurs destinées en Colombie-Britannique, seule province avec l’Ontario à reconnaitre les mariages entre personnes de même sexe. Un ancien ministre de la province, Ted Nebbeling, âgé de 59 ans, a d’ailleurs révélé fin janvier qu’il avait épousé en novembre dernier son conjoint de même sexe, avec lequel il vit depuis plus de trente ans.
Le gouvernement fédéral canadien a demandé à la Cour suprême de préciser la constitutionnalité du mariage des couples de même sexe. Le Premier ministre Paul Martin a promis de déposer un projet de loi à la Chambre des communes qui légaliserait la démarche.
Rappelons au passage qu’au Canada, la propagande homophobe est désormais passible d’accusations criminelles, grâce à un projet de loi qui avait été déposé à l’initiative d’un député néodémocrate ouvertement gay, lequel avait déclaré à l’issue du vote : « J’espère que ce projet de loi va envoyer un message que les vies des homosexuels sont aussi valables que les vies et la sécurité de tous les autres. »
Laurent