On se souvient de la controverse soulevée l’an dernier à propos de l’homosexualité du candidat malchanceux au siège épiscopal de Reading, Jeffrey John. Il avait dû battre en retraite et renoncer. Il sera nommé la semaine prochaine doyen de la cathédrale saint Alban. Pour le quotidien « The Guardian », c’est un lot de consolation. Néanmoins, le poste de doyen est l’un des postes les plus prestigieux de l’Église d’Angleterre, après les charges d’évêques.
Cette évolution traduit une recherche de compromis de la part de la hiérarchie anglicane, tiraillée entre les partisans et les opposants à la présence de gays en son sein, le conflit étant particulièrement vif depuis la nomination d’un évêque ouvertement gay au New Hampshire aux États-Unis, qui a pris ses fonctions le mois dernier.
La semaine dernière, les évêques africains, qui représentent numériquement les deux tiers des fidèles anglicans de par le monde, ont formé le voeu de rejeter « l’argent rose », c’est-à-dire les dons en provenance des États-Unis, et ont donné un préavis de trois mois au bout duquel ils se préparent à prendre des mesures pour rompre la communion avec leurs coreligionnaires américains.
On attend beaucoup de la commission dite « de Lambeth », chargée d’élaborer des propositions pour apaiser le conflit et écarter cette menace de schisme. Elle rendra ses conclusions à la fin de l’année.