"Deux femmes et un couffin est l’histoire de deux femmes qui décident que leur tour est venu de donner naissance à une famille. Gageure ? Impossible pari ? A la fin des années 80, l’homoparentalité est terra incognita, l’homosexualité ne se revendique pas, elle se laisse tolérer, reléguer à la marge. Elle interdit en tout cas la vie de couple, la vie de famille.
D’emblée, l’une de ces femmes, Sophie, a choisi d’adopter, l’autre, Claire la narratrice, pas, se mettant en quête d’un père potentiel. Comment faire cependant ? De la fausse bonne idée du recours au cercle familial (le « beau-frère ») aux petites annonces lancées dans le journal Libération comme autant de bouteilles à la mer, c’est une suite de rencontres passionnantes et d’aventures tragi-comiques qui les mèneront de l’Europe du nord au Moyen-Orient.
L’émotion est sans cesse au rendez-vous.
Leurs chemins alors se rejoignent pour affronter ensemble l’odyssée de deux adoptions. Elles devront surmonter les épreuves réservées à ceux et celles qui ont choisi ce parcours du combattant. Pour elles, bien sûr, tout est doublement plus compliqué.
Ce livre captivant, écrit comme un roman policier, témoigne de l’universalité du désir d’enfant. Désir qui n’est pas soluble dans la nomenclature des orientations sexuelles.
La famille enfin formée, ramenée du bout du monde, rayonne quelque vingt ans après de la volonté d’exister et d’être une famille comme les autres.
Nombre de célibataires ou de couples, homosexuels ou hétérosexuels, trouveront dans leur expérience des échos à leurs aspirations. Dans un temps où l’actualité pose les questions du mariage homosexuel et de l’adoption, et où manquent encore des plates-formes d’observation, ce témoignage authentique donne des pistes de réflexion au législateur et au citoyen.
Le livre est préfacé par Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste
Claire Altman, née en 1954, est cadre de la fonction publique. Avec Sophie, sa compagne, elles élèvent ensemble leurs deux filles, aujourd’hui adolescentes." J’ai écrit ce livre autobiographique pour témoigner de la difficulté qui peut être la nôtre de devenir parents mais aussi pour inciter celles et ceux qui en ont le désir à ne pas se décourager.